Une jeune scène musicale en effervescence

Vendredi 4 mai, la soirée Galala a rassemblé plus d’une centaine d’amateurs de musique à Plamondon, en partenariat avec le Centre de développement musical de l’Alberta (CDM) et l’ACFA de Plamondon-Lac La Biche. Le concert a été l’occasion de mettre en lumière une trentaine de jeunes talents locaux qui viennent renouveler la scène musicale de la région.

Galala logo

C’est au Centre culturel Philip-Ménard que les jeunes âgés de 8 à 17 ans se sont produits sur la scène face à un public venu nombreux. Pour beaucoup de ces apprentis chanteurs, guitaristes, violonistes, et pianistes, c’était une première entrée dans le monde du spectacle, bien entourés par des spécialistes de l’industrie. « Un orchestre de cinq professionnels locaux s’est occupé de monter le Galala », informe Daniel Carrier, directeur de l’ACFA de Plamondon-Lac La Biche.

GalalaPremiers pas sur la scène locale

Tous les jeunes participants venaient de l’école Beauséjour à Plamondon. À raison de deux chansons par groupe et d’une chanson par artiste solo, les élèves ont pu exprimer tout leur talent naissant. « La qualité du spectacle augmente depuis plus de 10 ans qu’il existe, remarque Daniel Carrier. Les jeunes sont de plus en plus talentueux et commencent de plus en plus tôt à jouer de la musique ».

Pouvoir présenter son art face à un vrai public est une expérience formatrice pour ces jeunes francophones, qui en profitent du même coup pour exprimer leur identité. « La musique promeut la culture de la région », relève le directeur de l’ACFA. D’ailleurs, « Plamondon a toujours été une région très musicale » pour le responsable qui espère que des artistes francophones vont émerger. « Il y a un engouement pour la création musicale, et l’écriture des chansons des jeunes s’améliore au fil des années », observe-t-il.

Dynamiser la musique en régions

Chaque année, le Centre de développement musical (CDM) appuie la mise sur pied de plusieurs Galala en régions. La soirée de Plamondon fait ainsi suite au Galala d’Edmonton en mars et à celui de Rivière-la-Paix et Falher.

Après 15 ans d’existence, la formule du Galala est sur le point d’évoluer. « On est en train de voir si on peut faire en sorte que l’expérience soit plus cohérente d’une région à l’autre. On veut donner la même opportunité à chaque région et rehausser l’intérêt des jeunes », explique Matthieu Damer, directeur général du CDM. D’après le responsable, le potentiel est là mais l’événement « mérite un vent de fraîcheur ».

Le Galala permet aux jeunes des régions de découvrir la grande famille de la francophonie. Tout en démontrant leur talent sur scène, ils s’épanouissent en français dans leur communauté et enchaînent parfois avec d’autres événements comme la Chicane albertaine ou Polyfonik. Le CDM prend ici son mandat provincial à cœur : « Le Galala est pour nous une façon de rejoindre les jeunes qui n’ont pas les mêmes occasions de faire de la musique en français dans leur région », souligne le directeur.

Le 26 mai, Plamondon accueillera le spectacle Polyfonik, pour lequel des jeunes de l’école Beauséjour assureront la première partie. Une autre occasion « d’allumer l’étincelle », comme le dit avec enthousiasme Daniel Carrier.

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