En marge des 150 ans, le jubilé de l’Exposition universelle de 1967

150 ans pour la Confédération… et 50 ans pour l’Expo 67 ! Alors que 2017 marque le sesquicentenaire de la Confédération, il s’agit aussi du jubilé de l’Exposition universelle de Montréal. Tenu en avril 1967, l’événement avait rassemblé plus de 50 millions de visiteurs et avait alors placé le Canada sur le devant de la scène internationale. Occupant une place unique dans l’imaginaire collectif, l’Expo 67 soulignait aussi le centenaire de la Confédération, une célébration politique contestée. Mise en perspective de ce moment de l’histoire canadienne un demi-siècle plus tard.

expo67

Après des années de préparation de concepteurs, gestionnaires, organisateurs, politiciens, architectes, designers et ouvriers, l’Exposition universelle de Montréal ouvre ses portes au monde entier le 27 avril 1967. Près de 120 pays y présentent alors leurs réalisations, abritées sous les nombreux pavillons bâtis pour l’occasion, vitrines des architectes les plus novateurs de l’époque.

Le livre-souvenir Expo 67 : 50 ans, 50 souvenirs marquants – et autres secrets bien gardés, publié il y a quelques mois par Luc Desilets, ravive à travers 250 photographies la nostalgie de ce grand moment de l’histoire du Canada qu’est l’Exposition universelle de 1967, à l’heure où nous fêtons les 150 ans de la Confédération.

Un centenaire contesté

L’Expo 67 soulignait aussi le centenaire de la Confédération. Le premier ministre de l’époque, Lester B. Pearson, fédéraliste, y voyait l’occasion de renforcer l’unité nationale. À l’inverse, les représentants québécois ne faisaient que peu de cas de cet anniversaire, la fête du Canada n’ayant jamais fait vibrer le Québec.

La célèbre intervention du général de Gaulle, exhortant à un « Québec libre », avait d’ailleurs électrisé les foules dans leur velléité d’indépendance. « C’était un peu avant-gardiste comme discours, ça avait causé beaucoup de remous », se souvient Mme Coutu Maisonneuve, une Albertaine qui a participé à ce grand événement. Pour le chef de file charismatique de la France, le concept d’intégration du peuple francophone dans un ensemble anglophone paraissait désuet, même dans les années 1960.

50 ans plus tard…

Originaire de Brosseau, un village de l’Alberta situé près de Saint-Paul, Liliane Coutu Maisonneuve avait à peine 20 ans lorsqu’elle participe à l’Exposition universelle. Après avoir répondu à une annonce postée dans le Edmonton Journal, la jeune franco-albertaine devient agente de renseignement, informant les visiteurs en français et en anglais. « C’était toute une expérience, on rencontrait des jeunes de partout », se souvient-elle, avant d’ajouter : « c’est un moment important dans l’histoire du Canada ».

Elle se rappelle aussi « la grande célébration pour le centenaire », dans un contexte où la francophonie hors Québec commençait à peine à être reconnue. Aujourd’hui, 50 ans plus tard, Mme Coutu Maisonneuve célébrait l’anniversaire de la Confédération à Slave Lake, proche de Grouard dans l’Alberta, où un défilé est organisé chaque année pour la fête du Canada. « Ça réunit les gens, surtout les jeunes qui sont très emballés », observe-t-elle.

Beaucoup de chemin a été parcouru par la francophonie en situation minoritaire depuis 1967. « Les francophones hors Québec ont plus de place, le premier ministre est francophone, les programmes d’immersion connaissent un fort succès », relève celle qui a travaillé à l’Association canadienne-français de l’Alberta.

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