Société du Gala albertain de la chanson : repositionnement réussi

Une quinzaine de personnes ont participé à l’assemblée générale annuelle de la Société du Gala albertain de la chanson (SGAC), qui se tenait en marge du Rond Point, le 15 octobre dernier.

« Même si l’année qui se termine a donné lieu à la fin du redressement financier, avec tout ce que cela comporte, on peut dire que 2010-2011 en a été une de relative stabilité », a fait remarquer  le vice président et responsable des opérations à la SGAC, Ronald Tremblay.


En effet, l’organisme, qui a affiché un manque à gagner de 7000 $ au terme de son année financière 2009-2010 (1er aout au 31 juillet) a terminé sa plus récente année avec un surplus de plus de 10 000 $.

Au-delà de cet aspect purement financier, il y a aussi le fait qu’entre 2005 et 2008, il y a eu plusieurs changements fréquents de gestionnaires, ce qui a occasionné certains manquements en termes de suivis administratifs.

L’équipe, qui est en place depuis 2008, a donc dû se retrousser les manches. « Notre redressement financier a pris fin cet été. Ce furent des années difficiles où chaque idée artistique était pondérée par un manque à gagner chronique », soutient M. Tremblay.

Ponctuellement, pendant quelques mois, le printemps dernier, l’organisme a « fonctionné sur des vapeurs de portefeuille », lance le vice-président, en faisant allusion à certains retards dans la réception des fonds Casino ainsi que ceux de Patrimoine canadien, à cause, notamment de la tenue d’élections fédérales le printemps dernier.

Cet épisode est maintenant chose du passé. « Nous sommes très fiers que la situation financière ait pu se résorber sans que le spectacle en souffre », ajoute Ronald Tremblay.

La SGAC voit l’année qui vient avec optimisme. « Nous bénéficions maintenant d’un financement pluriannuel de Patrimoine canadien. Aussi, nous recevrons pour la première fois des fonds d’Alberta Foundation for the Arts. Cela nous donne, en tout et partout, assez de ressources pour mener l’évènement à bien, mais pas encore assez pour lui donner la dimension nécessaire à notre vision, soit d’être quelque chose de pleinement provin-cial », énonce M. Tremblay.

Formule peaufinée
Le concept de polyfonik en sera à sa troisième édition en 2012. Rappelons que la formule du spectacle est passée d’une compétition (Gala albertain de la chanson), il y a deux ans, à un spectacle unique en son genre (polyfonik).

« Polyfonik demeure un évènement de la chanson. Ce n’est pas un concours. Le choix de l’artiste qui nous représente au Chant’Ouest se fait à tête reposée, quelques jours après le spectacle, par un jury composé de professionnels de notre industrie de la chanson », indique Ronald Tremblay.

Ce concept connaitra encore quelques changements cette année. « Notre vision inclut, entre autres, la présentation de deux éditions de polyfonik par année, dans le nord et dans le sud. Cela viendrait justifier encore plus le travail qui est consacré à la production. Les artistes émergents en sortiraient d’autant plus solides et préparés », annonce le vice-président de la SGAC.

Compte tenu de la qualité du produit offert, « ce serait presque un péché de le faire qu’une seule fois », enchaine-t-il.

Élections
Pour la prochaine année, le conseil d’administration de la société sera dirigé par Sébastien Guillier-Sahuqué, qui a accepté un mandat de deux ans comme président.  Il sera épaulé par Ronald Tremblay, Zinha Muabi, Renée Bouchard et Nicholas Fish, qui  ont accepté un mandat de deux ans.

Pour leur part, Mireille Moquin, Pierre Vincent et Matthieu Damer poursuivent leur mandat. Le représentant, membre observateur, de Radio-Canada au sein du CA sera de nouveau Eugène Carignan.

 

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