L’offre francophone de Moonfruits, Georgian Bay et Rayannah

À l’intérieur de cette chronique, l’auteur de ces lignes recense l’offre francophone de trois artistes hors Québec qui ne chantent pas exclusivement en français. Les trois artistes ont fait paraître des disques dans les dernières années qui ont réussi à se faire entendre au-delà des régions d’origines de ceux-ci.

Sheehy APCM Offre francophone rayannah

Moonfruits — Trois P’tits Chats (Début)

En s’étant démarqué lors de la dernière édition de Contact Ontarois, le duo ontarien offre un joli prétexte afin de tendre l’oreille à Début, son premier album complet, où l’on retrouve un titre en français. Il faudra toutefois attendre afin de saisir le plein potentiel de la démarche francophone de Moonfruits, car celui-ci a enregistré une reprise de la comptine Trois Petits Chats. Cette interprétation possède peu de failles grâce aux harmonies vocales et à la livraison sobre offerte inspirée du courant folk, même si elle ne permet pas à Alex Millaire et Kaitlin Millroy de se distinguer dans l’immédiat. Heureusement, le groupe tire son épingle du jeu en conclusion, en insérant un pont final construit en nuances, où l’apogée sert de conclusion logique.

Georgian Bay — Reconnaissance (Patience)

Toujours en terreau folk, le duo Georgian Bay livrait un premier album l’an dernier. En plus de rassembler de brèves compositions instrumentales, le groupe propose un titre bilingue ainsi qu’une chanson exclusivement en français. Reconnaissance se distingue avec ses harmonies vocales chaleureuses et aériennes, superposées à une instrumentation minimaliste et planante. Avec sa nostalgie, sa mélancolie et sa thématique rurale bien assumée, cette chanson sert de superbe fondation sur laquelle construire l’arrivée d’un disque exclusivement en français.

Rayannah — Tempête (Boxcar Lullabies)

L’auteure-compositrice-interprète originaire de Winnipeg n’a besoin que de 18 mots afin de ressortir du lot de l’émergence musicale franco-canadienne. Loin du chaos des tempêtes, celle-ci fait plutôt appel au recul temporel d’un déchaînement climatique pour y superposer, en boucle, des harmonies vocales, servies en canon, dans les vapes des hivers manitobains. Entre la retenue et l’éclat, Tempête offre à Rayannah un magnifique terrain de jeu où mettre de l’avant son talent d’interprète, entre la modération des débuts et l’éblouissement final, tout en évoquant son immense potentiel de mélodiste.

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