« La Raccourcie », une rencontre avec soi-même

Du 5 au 15 avril, l’UniThéâtre lance sa prochaine pièce, intitulée La Raccourcie. Cette pièce intimiste met en scène les deux acteurs Steve Jodoin et André Roy dans un duo père et fils à ne manquer sous aucun prétexte !

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Ce texte de l’auteur Jean-Rock Gaudreault aura particulièrement touché l’auteur Brian Dooley. « Ça me rappelait quelque chose avec mon père, il avait le besoin d’aller souvent dans le bois », reconnaît le metteur en scène. « Le père comme le fils vivent une crise existentielle, chacun cherche quelque chose à l’intérieur de lui », développe M. Dooley. « La recherche de la paix intérieure est un thème qui m’a beaucoup attiré dans cette pièce », explique le directeur de l’UniThéâtre.

Ce besoin d’introspection sur fond d’histoire familiale met en avant de nombreux thèmes. L’aspect intergénérationnel ressort notamment dans cette pièce, où on peut assister notamment à une collusion entre les deux personnages, mais aussi à un rapprochement entre ce père et ce fils que tout sépare en apparence. Au fil de l’histoire, les deux personnages réaliseront finalement être plus proches que ce qu’ils ne se l’imaginaient.

 

La forêt ou le pèlerinage du chemin vers soi-même

L’histoire se passe donc dans une forêt, située à l’autre bout du monde. Bien souvent repris en psychanalyse comme une métaphore de l’inconscient, le choix de la forêt n’est pas anodin. Elle incarne le paradis perdu du père, Jean-Joseph Simard, joué par André Roy, mais aussi son purgatoire.

Le décor naturaliste qui revêt des reflets tour à tour verts, bleuâtres et violacés, agrémenté d’un subtil jeu de lumière, renforce l’aspect intimiste et mystérieux dans ce face à face père-fils.

Le père s’y cache depuis six ans, après avoir abandonné femme et enfants. Que recherche-t-il ? Quel est donc cet arbre qui cache la forêt ? « On se cache dans le bois, pour découvrir quelque chose en soi », explique le metteur en scène.

Cette manière de se cacher, pour finalement se mettre à nu, est un paradoxe qui renvoie à l’introspection personnelle du père, mais aussi celle du fils. Ce besoin de s’évader avec comme motivation, le fantasme d’aller à la rencontre de La Raccourcie, cette rivière mystique, localisée quelque part au nord… Un idéal nécessaire pour rêver, mais aussi donner un sens à la vie de Jean-Joseph Simard.

Il est un jour dérangé dans son purgatoire par son fils, Victor, qui a fini par le retrouver. Après avoir parcouru le chemin à pied,  Victor a des choses à lui dire. Il ressent le besoin impérieux de parler à son père et de trouver ainsi sa propre vérité. Habitué aux personnages forts et intrépides, Steve Jodoin reconnaît que c’est un rôle à contre-emploi qu’il incarne cette fois-ci sur les planches. «Mon personnage Victor a commencé à terre,  dans le bois », décrit Steve. La vulnérabilité de son personnage a été un défi stimulant et enrichissant pour l’acteur. De son côté, André Roy avoue avoir vécu une expérience extraordinaire : « la comédie me vient naturellement, pour une fois j’ai pu jouer un registre plus dramatique », explique M. Roy.  

« Le désert, les montagnes, la forêt sont souvent des pèlerinages vers la quête de soi », confie le metteur en scène, Brian Dooley. L’universalité des thèmes abordés dans la pièce ne manquera pas d'interpeller les spectateurs, comme elle l’a fait pour ses acteurs !

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