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Canoë Volant : à la découverte des premiers voyageurs

La sixième édition du festival du Canoë Volant bat son plein à la Cité Francophone. Les ateliers scolaires, qui ont démarré début janvier jusqu’au 31, ont alimenté la curiosité des enfants avec lumières, musiques, danses et légendes.

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C’est la quatrième année que Roger Dallaire, conteur d’histoires, anime son atelier dans le cadre du festival. « La programmation scolaire du festival s’articule autour de trois piliers », précise-t-il. Le premier, un grand tipi occupé par Jocelyne Pambrun, qui relate l’histoire des Premières Nations, au milieu d’artefacts caractéristiques de la culture autochtone. Le second, animé par le violoniste Daniel Gervais, est une tente sous laquelle se jouent danses et musiques métis, à l’instar de la typique gigue de la rivière Rouge. Enfin, le troisième, est l’atelier tenu par le conteur lui-même, centré sur le commerce des fourrures, les voyageurs, et les coureurs de bois.  

Les histoires des communautés ranimées pour un temps

Pendant un peu plus d’une demi-heure, Roger Dallaire captive les enfants avec les histoires des voyageurs venus de l’Est, et notamment des coureurs de bois. Ces hommes qui, une fois leur contrat terminé avec les compagnies de traite de fourrures telles que la Baie d’Hudson, sont restés dans l’Ouest du pays, à leur propre compte, souvent épris d’une jeune autochtone.

Il raconte aussi son périple de deux mois à bord d’un canoë, longeant la rivière Saskatchewan et d’autres cours d’eau pour rejoindre la baie d’Hudson à partir des Rocheuses. L’occasion pour lui de parler aux enfants de l’histoire du Canada, de sa construction, et de faire le lien avec le 150e anniversaire de la Confédération. Pourquoi avons-nous la reine d’Angleterre sur nos billets ? Pourquoi et comment le Canada est-il devenu le pays qu’il est aujourd’hui ? Le conteur éclaircit toutes ses questions et les enfants, curieux, boivent ses paroles.

Un festival qui parle à tous

Un grand nombre d’écoles ont fait le déplacement. Des écoles anglophones offrant des cours de français, des écoles d’immersion, et des écoles de langue française. Au total, ce sont plus de 3 000 enfants qui auront assisté aux ateliers. Même si les animateurs parlent tous français, il faut noter que beaucoup de festivaliers sont anglophones. « Il est important d’avoir cette ouverture à tous, afin d’étendre notre visibilité », souligne Roger Dallaire.

Les sujets abordés prennent toujours un angle francophone. « Je parle par exemple de la traite des fourrures en me focalisant sur l’histoire des canadiens francophones », précise le conteur Roger Dallaire. Des histoires contées près du feu qui nourrissent l’imagination des enfants, coiffés de toques en fourrure, et entourés d’images illustrant les hommes et les femmes de l’époque. Une façon créative et interactive de raviver l’Histoire avec un grand H auprès des plus jeunes.

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