En spectacle à Edmonton le 17 novembre dernier, Karim Ouellet a enchanté son public une fois de plus. C'est au Needle Vinyl Tavern que la communauté francophone et francophile a pu s'imprégner des paroles et mélodies de leur coup de coeur. Rencontre avec Karim.

unnamedLe Franco : Faire partie des coups de coeur francophones, qu'est-ce que ça représente pour vous ?

Karim Ouellet : La première fois que j'y ai participé, c'était au festival à Montréal. J'ai participé à trois ou quatre éditions depuis. Ensuite, il y a environ deux ans, Coup de coeur m'a amené à faire une tournée en Alberta. Ça me fait vraiment plaisir que les organisateurs me supportent pour les spectacles hors Québec. J'ai donné une dizaine de spectacles en Alberta jusqu'à présent, et j'aime ça, beaucoup de plaisir !

LF : Vous avez gagné nombre de prix au Québec et vous avez aussi conquis un public en Europe. Est-ce que les communautés francophones en situation minoritaire, telles que celle-ci en Alberta, ont une place importante pour vous ?

K.O. : Pour moi, c'est très simple : je fais de la musique où l'on m'invite, où les gens ont le goût de m'entendre. Que le public soit anglophone, francophone, hispanophone, peu importe. Mon seul but est de jouer de la musique qui fait plaisir à ceux qui sont là pour écouter. Je trouve important, de temps en temps, qu'on invite des artistes francophones à jouer à Edmonton, Vancouver, Calgary ou même à Toronto. C'est intéressant, pour les francophones qui y vivent, d'avoir l'occasion d'entendre des artistes québécois ou d'autres origines qui chantent en français.

LF : N'avez-vous jamais été tenté de composer des chansons en anglais ?

K.O. : Non, je ne saurais pas trop par où commencer. J'ai toujours vécu en français, c'est donc naturel pour moi de chanter dans cette langue, ce n'est pas vraiment un choix. En plus, mon accent anglais ne passe pas tellement bien en chansons, donc ça ne serait pas très beau (rire).

LF : Sur quel sujet n'avez-vous pas encore écrit, mais pour lequel vous avez un intérêt particulier ?

K.O. : Il y a une tonne de sujets sur lesquels je n'ai jamais écrit. Je n'ai pas de plan pour ça, je compose toujours des chansons en lien avec mes sentiments. On ne m'entendra pas sur des chansons politiques ou environnementales, il y a déjà beaucoup d'artistes qui le font beaucoup mieux que moi. Mes compositions sont très personnelles, c'est là-dedans que je suis à l'aise et que j'arrive à m'exprimer.  

Credit photo - Sophie GinouxLF : Quelles sont vos impressions quant au spectacle du 17 décembre dernier ?

K.O. : Sympa César en première partie a vraiment fait une bonne job. Il était seul à la guitare et c'était excellent ! Notre spectacle s'est passé comme sur des roulettes, j'ai eu du fun avec les musiciens. Il y avait beaucoup de monde, ça dansait, ça sautait, ça criait dans la salle ! C'était un public presque 100 % francophone, comme on s'y attendait. Ça a été une très belle soirée.

LF : Souhaitez-vous recommencer l'an prochain ?

K.O. : Lorsqu'on m'invite à donner un spectacle, je me pointe. C'est un peu plus compliqué pour moi, et pas nécessairement rentable, d'organiser mes propres spectacles en Alberta. Mais lorsque quelqu'un me contacte pour que je fasse partie d'un événement, si je suis disponible, c'est sûr que j'y vais !

LF : Aimeriez-vous dire quelque chose à votre public franco-albertain ?

K.O. : Merci d'écouter ce que je fais, continuez ! Lâchez-moi pas, et si vous avez des amis qui organisent des festivals, des spectacles, on est toujours ouvert à faire un tour. Pour votre information, j'ai un nouvel album gratuit, AIKIDO, disponible au www.karimouellet.bandcamp.com.

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