Edmonton chante 2011 : un festival qui promet

Dix-neuf artistes, autant de lieux de diffusion, une cinquantaine de spectacles, dont deux lancements de disque, voilà ce qui attend les adeptes de la musique francophone, du 22 septembre au 1er octobre sur l’avenue Whyte, dans le cadre de la 4e édition du festival Edmonton chante.

« Le festival continue d’évoluer dans la bonne direction. Il commence même à être connu et reconnu », admet, d’entrée de jeu, le directeur artistique de la Société Edmonton chante, Jonathan Guilbault.


« Les responsables des lieux de diffusion nous disent que c’est l’un des meilleurs festivals en ville, bien organisé avec une clientèle respectueuse », ajoute-t-il.

Après quelques années de travail, le mot commence à se passer sur l’avenue Whyte, alors que des lieux de diffusion comme Black Dog Freehouse et Block 1912 se joignent à l’aventure cette année.  « Certains lieux nous permettront d’accueillir la clientèle des moins de 18 ans », soutient M. Guilbault, un groupe d’âge souvent défavorisé par ce type d’évènements.

Côté artistique, le festival poursuit avec sa formule qui lui sourit année après année. « Nous sommes axés sur la découverte d’artistes, ceux qui sont un peu moins connus. Depuis le début du festival, plus de 80 artistes et groupes ont participé au festival », souligne Jonathan Guilbault.

À l’exception de certains coups de cœur, tels que Caracol qui revient cette année après s’être présentée lors de l’édition 2009 d’Edmonton chante, les artistes de l’Est du pays ne viennent qu’une seule fois.
 
Cette formule ne s’applique pas aux artistes franco-albertains, qui représentent environ 50 % des artistes de la programmation du festival. « C’est important de donner la chance aux artistes d’ici de monter sur scène, cependant, je les incite à se renouveler, à essayer de nouvelles choses », indique le directeur artistique de la Société Edmonton chante.

C’est ce qu’essaiera le Franco-Albertain Joël Lavoie, avec son spectacle Joël chante Cabrel où il interprètera uniquement des chansons de Francis Cabrel. Ce sera la même chose pour Josée Thibeault avec son spectacle de slam, de poésie et de spoken word. Après le succès de 2010, La petite Lulu accueillera des invités cette année lors de ses trois soirées avec La petite Lulu & Friends.

Deux nouveaux albums
Les artistes Mireille Moquin et Bernard Salva profiteront d’Edmonton chante pour procéder au lancement officiel de leur album.

Si le disque de la première, qui sera lancé le 30 septembre au Westburry Theatre, est attendu depuis quelques mois déjà dans le milieu franco-albertain, il en est tout autrement de Bernard Salva.

Homme de théâtre, ce dernier convie le public le 25 septembre à l’Auditorium du Campus Saint-Jean. C’est lors de ce premier de quatre spectacles, dans le cadre des 10 jours d’Edmonton chante, que son album sera lancé. « Le public peut s’attendre à de la musique du monde, des chansons françaises », annonce Jonathan Guilbault.

Attirer les anglophones
L’objectif des organisateurs d’Edmonton chante est d’accroitre la participation des anglophones. 

« Pour ce faire, nous avons décidé de jouer la carte de l’humour dans nos affiches promotionnelles. Nous avons réalisé que c’est ce qui marchait, le fait de rire de nous », lance M. Guilbault.

Sept campagnes ont été réalisées, entre autres, Get frenched, Frogs can sing et sur le thème de la poutine It’s not our only speciality. « Notre but ultime c’est d’assurer la visibilité des francophones dans le milieu anglophone », confie Jonathan Guilbault.

Sondage 2010
Lors de la dernière édition d’Edmonton chante, le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA) invitait les participants à répondre à un sondage.

« Ces données nous ont permis de dresser certains constats. Par exemple, on sait que l’an dernier, en moyenne, les personnes venaient aux spectacles en groupe de quatre ou cinq. De plus, si on considère qu’il y a eu 3000 visiteurs en 2010, ceux-ci auraient dépensé environ 78 000 $ (consommations, repas, stationnement, transport, matériel promotionnel, etc.) », présente Jonathan Guilbault.

Rappelons que le festival Edmonton chante se tiendra du 22 septembre au 1er octobre, sur ou dans les environs de l’avenue Whyte. Tous les spectacles, à l’exception du spectacle de clôture, sont gratuits.
 

 

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