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Chante-la ta chanson… de l’Ouest!

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En septembre 2017 sera lancée une anthologie de la scène musicale des quatre provinces de l’Ouest. Le projet, instigué par Ronald Tremblay, couvrira les cinquante dernières années.

L’idée est venue à Ronald Tremblay de mettre sur pied une encyclopédie de la chanson canadienne-française hors Québec alors qu’il siégeait sur le CA de l’Alliance national de l’industrie musicale (ANIM), en 2006. « Il y a au Canada français hors Québec un problème de documentation, nous vivons dans des coins isolés. Alors j’avais mentionné cette possibilité. Mais c’était trop ambitieux et trop large, pas assez malléable », se rappelle-t-il.

 

Quelques années plus tard, le projet est remis sur les rails après une discussion avec le président du conseil d’administration de la société Chant’Ouest, Aimé Boisjolis. « Nous avons décidé de ramener l’anthologie à l’Ouest », partage celui qui est maintenant coordonnateur du projet. « C’est d’ailleurs mon terrain d’opération depuis plus de 25 ans, c’est le milieu que je comprends et c’est ce que je vais faire. »

Un projet solide
En avril 2015, le projet a reçu l’aval de Patrimoine Canada. « Nous avons reçu le montant exact que nous avions demandé, et ce, avec la période de temps que nous avions demandé pour le faire, c’est-à-dire trois ans », se réjouit Ronald Tremblay. Pour lui, il s’agit d’une première qu’une demande soit acceptée telle quelle. « De ce bailleur de fonds-là, nous avons reçu exactement ce qu’on voulait. »

Plusieurs thèmes seront abordés dans l’anthologie. « Par exemple, il y aura des biographies, des titres de chansons marquantes, des salles de spectacles célèbres, des associations. Nous allons aussi parler de la diaspora, c’est-à-dire des artistes d’ici obligés de s’exiler ailleurs », détaille le coordonnateur. Du même souffle, il renchérit sur le thème du bilinguisme. « L’Ouest compte le plus d’artistes bilingues à cause de l’éloignement du centre, nous en ferons état dans l’anthologie », annonce-t-il.  

Évidemment, il fallait aussi faire le choix des artistes. « Pour ce faire, nous avons tracé un trait dans le sable », image Ronald Tremblay. Il explique que des paramètres ont été établis, « qui sont flexibles mais jusqu’à un certain point ». Les artistes choisis doivent entre autres se produire depuis un certain nombre d’années et doivent avoir enregistré en français, notamment.  

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Des artistes franco-albertains à ne pas oublier
Parmi les artistes franco-albertains ayant leur place dans l’anthologie, Ronald Tremblay cite le groupe Allez ouest, Crystal Plamondon, Pierre Sabourin et Lé twés. « Il s’agit d’un groupe de Rivière-la-Paix qui a fait la pluie et le beau temps à la fin des années 1990 », se souvient-il.

Plusieurs artistes qui sont aujourd’hui dans l’ombre ont aussi été rejoints. L’un des auteurs de l’anthologie, Alain Bertrand, en parle.  « Il a été assez difficile de contacter un certain Jacques Chauvin, qui a disparu de la communauté depuis la fin des années 90. Mais j’ai pu le retracer à Calgary. Il était une très grosse vedette dans le domaine des chanteurs pour enfants dans les années 80 et 90. J’ai dû passer par son ancien impresario et son ancien producteur », raconte-t-il. Selon lui, l’ancienne star de la chanson enfantine était très surpris de se faire contacter après une vingtaine d’années.

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Dans un autre ordre d’idées, quatre historiens, soit un par province de l’Ouest, travaillent sur le passé musical de chaque province, avant la période couverte, qui commence en 1967. « L’anthologie se concentre sur les 50 dernières années, mais il y avait de la musique avant », lance Ronald Tremblay.


À la radio

Aux dires du coordonnateur, le projet fera visiblement des petits. « Nous visons de produire six émissions d’une heure qui seront un reflet de l’anthologie. C’est un projet qui est appuyé très solidement et tout ce qui en découle devient automatiquement pertinent », se réjouit le principal intéressé.  

Pour lui, cet ouvrage pourra nourrir les diffuseurs et les encourager à jouer des produits locaux. « Avec un livre sur lequel s’appuyer, il est plus facile de parler des artistes de chez nous », termine-t-il.  

 

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