Festival de jazz : Edmonton a répondu présent

Après 10 jours et 55 spectacles, le Festival international de jazz d’Edmonton s’est terminé le 28 juin dernier. Un festival qui, à en juger par les plusieurs spectacles à guichet fermé, a connu un bon succès. Compte rendu de l’événement.

C’est le saxophoniste edmontonien Don Berner qui a donné le coup d’envoi du Festival, en débutant le 19 juin à midi sur la scène du square Churchill. Il faisait chaud et sa performance était jumelée à The Works, festival d’art visuel dont les dates coïncident avec le Festival de jazz. Quelques centaines de personnes se sont assises pour se laisser porter par la musique. D’autres spectacles gratuits, notamment ceux au Old Strathcona Performing Arts Centre et à la Yardbird Suite, ont aussi connu un grand succès; une plus petite salle bien remplie fait meilleure figure qu’une grande salle presque vide. C’est un peu la problématique qu’ont connu les performances de Lisa Fisher et The Bad Plus Joshua Redman au Winspear Centre, qui ont peiné à vendre le tiers des billets disponibles.


Équilibre fragile
Un festival comme celui-ci a beaucoup de choses à gérer : artistes de la relève versus des vétérans et des vedettes et le rapport entre les artistes locaux et ceux qui viennent de l’extérieur; ultimement, on cherche aussi à équilibrer les budgets. Selon le directeur du festival Kent Sangster, les objectifs financiers ont été atteints cette année, malgré les ventes plus modestes des billets pour les têtes d’affiche. L’organisation semble satisfaite du nouveau partenariat avec la banque TD Canada Trust, qui est déjà le présentateur principal du Festival de jazz de Montréal depuis plusieurs années.

Un bilan 2015 officiel devrait être publié dans les prochaines semaines par l’organisation du festival.
 



Quelques coups de cœur
Edmonton a une scène jazz très talentueuse, mais méconnue du grand public. La plupart des artistes participant cette année étaient d’Edmonton et ont offert une performance inspirée. Quelques petites découvertes cette année :

Le jeune Mars Hill Trio, auquel le claviériste vétéran Chris Andrew s’est ajouté, a navigué dans un jazz fusion ludique et assumé, offrant entre autres quelques reprises de succès populaires, dont le thème du film La guerre des étoiles ou du Stevie Wonder. Les amateurs de jazz-rock ont apprécié.

Sydney Love, jeune chanteuse de pop et R&B originaire d’Edmonton, offrait ses versions, souvent plus lentes et sensuelles, de succès du registre populaire. À cela s’ajoutaient quelques compositions originales bien inspirées. Une artiste talentueuse qui gagne à être connue.

Ajoutons à cela le sextet de Halifax Gypsophilia, qui est déjà génial sur album (le band faisait la promotion de Night Swimming, son plus récent opus), et encore meilleur en spectacle. La performance était teintée d’humour, d’improvisation et d’anecdotes sympathiques.  Bonus : certains membres parlent même français et sont des gens bien sympathiques à qui parler!

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut