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Fête de la musique : Un après-midi de belles découvertes

La fin de semaine du 20 et 21 juin était chargée : entre les quelques festivals en cours, la Journée des autochtones (Aboriginal Day) le samedi, et la Fête de la musique (Make Music) le dimanche, la population d’Edmonton avait besoin d’une bonne excuse pour ne pas sortir de chez elle. La Fête de la musique, apparue seulement l’an dernier sur nos calendriers, a permis d’attirer plusieurs centaines de curieux.

De midi à 17 h, 85 artistes, surtout locaux, se partageaient 15 scènes le long de la 124e rue, entre l’avenue Jasper et la 110e avenue. Et les passants étaient conviés à déambuler à leur guise entre les spectacles, tous gratuits, pour y faire des découvertes. Et découvertes il y a eu : la scène musicale edmontonienne est dynamique et variée. Les sonorités rock, blues, jazz, pop et surtout folk se faisaient entendre le long de la rue et dans certains commerces. À noter, en revanche, que la francophonie s’est faite, comme prévu, timide lors de cette journée. Seulement une poignée d’artistes chantaient en français, principalement des reprises des grands paroliers français.


Coups de cœur

Ce qu’avaient tous ces musiciens en commun ? Leur passion, visible, et leur envie de partager quelque chose avec la foule. Certains spectacles étaient plus suivis que d’autres, mais tous ont joué avec le sourire. Quelques artistes, découverts en marchant le long de la 124e rue, ont suscité l’attention. Notamment : l’auteure-compositrice-interprète Alyssa Strand, avec une voix envoûtante et des œuvres simples, mais sincères; Winter City, avec son sympathique folk-rock plein de clins d’œil au manouche; Face First, armé d’un hard rock rappelant par moments les belles années d’Iron Maiden; Bernard Salva, reprenant en folk guitare-voix les classiques de la chanson francophone.

Après deux ans, l’événement est visiblement encore en rodage et demeure perfectible. Outre quelques retards dans les horaires, une plus grande visibilité et une proximité des scènes aurait été bienvenue pour rendre le tout plus accessible pour un passant qui se laisse guider par la musique. La navette gratuite tout au long de la 124e rue était une belle initiative, qui pourrait être jumelée avec la fermeture partielle de la rue à la circulation dans le futur, ce qui permettrait probablement aussi d’augmenter l’accessibilité aux jeux gonflables et aux cantines mobiles. Ce sera assurément certaines des facettes sur lesquelles travaillera encore l’Alliance française d’Edmonton, qui co-organise l’événement, pour 2016.

(Photo : Olivier D
énommée)

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