Quand recyclage rime avec jardinage

L’évènement d’une artiste francophone de Calgary a attiré une centaine de personnes, le 4 juin, au centre communautaire CommunityWise, au centre-ville de Calgary. De nombreux jeunes du programme parascolaire du centre ont transformé de vieux souliers en jardinières. C’était dans le cadre du projet d’art public communautaire de Patricia Lortie.

Sur une table installée à l’extérieur du centre communautaire CommunityWise, une dizaine d’enfants laissent aller leur créativité. Ils ont accès à de la peinture, des perles, des objets colorés et brillants pour décorer des souliers. Des souliers qui seront par la suite remplis de terre pour qu’une fleur y soit plantée.

Thomas Korpach, un jeune artiste et bénévole de 17 ans, a aidé les jeunes à choisir la plante de leur choix, parmi une grande sélection. « C’est agréable de les voir sourire, dit-il. L’art me permet de relaxer et de mettre le stress de côté pour un moment. C’est un peu ce que j’aimerais transmettre à ces jeunes ».


L’activité est dans le cadre d’un programme de la Ville de Calgary sur l’art public et l’engagement communautaire. La Ville a ouvert un concours où vingt artistes ont soumis leurs projets pour obtenir une bourse de 15 000 $.

Pour plusieurs, le vieux bâtiment du YMCA, qui loge maintenant plusieurs organismes communautaires, signifie beaucoup. C’est cette relation et les souvenirs qui y sont rattachés que les artistes devaient mettre en valeur.

Patricia Lortie, une artiste francophone de Calgary, est celle qui a le mieux compris le concept, d’après la direction centre communautaire. Son Etworthy, codirectrice de CommunityWise, faisait partie du jury qui a sélectionné le projet de l’artiste francophone. « Toutes les propositions de projets m’ont vraiment impressionnée. La décision n’a pas été facile à prendre, mais ce projet-ci engageait la communauté, il était très interactif. C’était aussi le seul qui mettait en valeur la relation du centre communautaire avec le reste de la ville. Je pense qu’avec les traces de pas qu’on peut toujours voir sur le sol, les gens vont tenter de les suivre et vont vouloir en apprendre plus sur ce que nous faisons. »

« L’idée des traces ou des empreintes de pieds, c’est anonyme mais c’est intime en même temps, explique Patricia Lortie. On a donc décidé de travailler avec ce concept-là, et de se poser la question à savoir quel genre de trace on laisse. On trouvait que les souliers, les pieds et les empreintes, c’était notre plus beau symbole. »

Le projet sur lequel elle travaille depuis un an, Green Footprint, a été réalisé en plusieurs étapes. La célébration du 4 juin où les participants pouvaient transformer des vieilles bottes en jardinières était l’étape finale. Patricia Lortie a d’abord commencé son projet en photographiant les souliers des visiteurs qui entraient et sortaient du centre communautaire. Elle les a ensuite questionné sur les différents trajets qu’ils ont pris pour s’y rendre, après quoi les trajets ont été tracés sur une grande carte. La carte a servi à créer une mosaïque, maintenant exposée de façon permanente à l’entrée de CommunityWise. Des empreintes biodégradables ont été également peintes sur les trottoirs du quartier pour mener au centre.

Les participants à la grande fête pouvaient repartir avec un soulier, le centre communautaire gardait le deuxième pour garnir son petit jardin. Toutes les paires de chaussures ont été données par le centre d’accueil et de réadaptation de Calgary.

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