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Abigaëlle fait son entrée dans le coeur des Franco-Albertains

C’est le 25 mars qu’a eu lieu le lancement du livre Abigaëlle et le date coaching dans la brasserie Yellowhead à Edmonton. L’auteure franco-albertaine native du Québec, Stéphanie Bourgault-Dallaire a récemment publié son premier roman chez la maison d’édition Libre Expression.

D’où vient l’idée du roman? C’est la question à laquelle a répondu Stéphanie Bourgault-Dallaire au tout début de la soirée. « Imaginez-vous dans le salon du personnel de l’école publique Gabrielle-Roy », expliqua l’enseignante de maternelle. En effet, c’est lors d’un jeu brise-glace qu’est née l’idée du roman.

En répondant à la question « Si vous gagniez à la loterie, qu’est-ce que vous feriez demain? », elle réalise que son rêve était plus près de se réaliser qu’elle ne le pensait. Trois ans plus tard, en janvier 2014, elle termine son manuscrit et l’envoie à quatre maisons d’édition.


Les statistiques ne sont pas très favorables : seulement 3% des manuscrits deviennent des romans. « Ça avait tellement été angoissant la recherche que j’avais faite sur internet, souligna-t-elle. Je devais demeurer réaliste. Ça pouvait prendre jusqu’à six mois avant d’avoir une réponse. Du coup, lorsque j’ai reçu un coup de fil après trois semaines, c’était inattendu. »

Le groupe Librex, une société de Québecor Média, décide de publier son roman sous sa maison phare, Libre Expression. « C’est certain qu’être publié par cette maison d’édition, c’est la reconnaissance que ma plume est appréciée. Ils ne choisissent pas des gens au hasard. » En effet, la solide réputation de Libre Expression est fondée sur la qualité de ses ouvrages.

Elle continue en indiquant que plusieurs pensaient qu’elle venait de signer un album jeunesse, puisqu’elle enseigne à des bouts de choux, mais ce n’était pas le cas. Elle souhaitait écrire un roman pour ses « chums de filles ».

« J’ai choisi d’écrire un roman que j’aimerais lire, quelque chose de divertissant et drôle, avec une petite leçon pour les célibataires. J’ai très hâte que vous rencontriez Abby, mon optométriste de 32 ans, qui se laisse inscrire à reculons à des ateliers de date coaching. »

 


Pour ceux qui tomberont en amour avec Abby, restez tranquilles : il y aura une suite. Stéphanie a partagé que l’écriture du deuxième tome avait été entamée deux semaines après la première rencontre avec le groupe Librex.  Dès cet automne, il sera possible de plonger à nouveau dans l’aventure : « Je suis présentement assise sur mon roman. Je veux le peaufiner. Ensuite, à l’été, je vais travailler avec mon éditrice pour la version finale ».

Entre temps, elle écrit une chronique pour canoe.ca intitulée « Conseil de drague » et retournera à l’école Gabrielle-Roy en septembre.

Elle termine en dévoilant qu’elle a bon espoir que son parcours montre qu’il y a des francophones dans l’Ouest : « Il y a encore un travail à faire pour que la visibilité soit là, surtout au Québec, et puis je pense que ma maison d’édition veut encourager ceci. On veut démontrer qu’il y a du talent et des francophones dans l’Ouest ».

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