« Une voix alternative théâtrale significative »

Le directeur de l’UniThéâtre rend hommage à la compagnie Theatre Network et au Roxy Theatre totalement détruit par un incendie le 13 janvier.

« C’est une grosse perte pour la ville parce que c’était une voix alternative théâtrale significative et aussi une compagnie de théâtre dévouée à des créations contemporaines canadiennes. » Brian Dooley, le directeur de l’UniThéâtre, se dit très peiné par l’incendie qui a réduit en cendres le Roxy Theatre le 13 janvier (l’origine du feu reste inconnue). Ouvert en 1938 en tant que cinéma, le Roxy s’était changé en théâtre en 1989.

En plus d’être une salle de spectacle et un « lieu de création chaleureux », le Roxy Theatre abritait les bureaux de la compagnie Theatre Network. Depuis 25 ans, ils proposaient des pièces très variées : musicales, comiques, dramatiques… « Ils ont introduit [le marionnettiste] Ronnie Burkett ici à Edmonton », ajoute notamment M. Dooley.


« Avec la perte de la bâtisse, on est forcé de se rappeler des souvenirs, avoue le directeur de l’UniThéâtre. J’y ai travaillé plusieurs fois comme comédien. La dernière chose que j’ai faite, c’était l’automne passé, Pig Girl. C’était assez controversé. » La pièce évoquait le parcours de Robert Pickton, un tueur en série de Vancouver qui a tué de nombreuses prostituées. « C’est la seule fois que la pièce a été jouée au Canada. Là elle vient juste d’avoir sa première à Londres », précise Brian Dooley. Mise en scène par Colleen Murphy, l’œuvre vise à « donner une dignité, une voix aux victimes ».

« Brad [Moss, le directeur artistique de Theatre Network], c’est quelqu’un qui n’a pas peur de prendre des risques », résume son ami M. Dooley.

Quel futur pour la compagnie Theater Network ?

« La première affaire, évidemment, c’est de trouver des bureaux. Ils sont juste à mi-chemin de leur saison. […] Il reste encore trois spectacles significatifs », note Brian Dooley. L’équipe de Theatre Network a annoncé qu’elle ferait tout son possible pour ne pas annuler ses prochaines représentations. Dimanche 18 janvier, la pièce Cheerleader! a ainsi été jouée au Timms Centre for the Arts de l’Université de l’Alberta.

« Des espaces grands et versatiles comme ceux du Roxy ne sont pas faciles à trouver, a rappelé le directeur marketing de la compagnie Taylor Chadwick dans le journal Metro. Le Roxy n’était pas seulement un bâtiment pour nous, c’était un foyer culturel pour les artistes et un espace où d’importants et durables souvenirs ont été créés. »

Vous pouvez faire des dons via le site web theatrenetwork.ca

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