Seulement deux ans après sa première édition, l’Aventure du canoë volant, événement produit par La Cité francophone, prend une ampleur inespérée.

« En 24h, on est devenus producteurs de la Mill Creek Adventure Walk, à travers la commission d’Edmonton Arts Council. J’ai eu l’approbation du financement en octobre, pour un événement qui devait avoir lieu la première semaine de février », raconte le directeur de La Cité francophone, Daniel Cournoyer. La Winter Light Society ayant en effet cessé toutes ses activités en 2012 − du jour au lendemain −, La Cité est passée de partenaire à producteur dans le temps de le dire.

Deux ans plus tard, avec déjà un succès non négligeable l’année dernière alors que 5000  personnes se sont déplacées pour venir s’amuser à -25°C dans le ravin Mill Creek et dans les parages de La Cité (rebaptisée Cité en lumières pour l’occasion), l’Aventure du canoë volant est un incontournable de l’hiver edmontonien et un événement bénéficiant d’un budget de 170 000 $ en 2015.

Incontournable, en particulier pour les organisateurs du festival Winter Cities Shake-Up qui aura lieu à Edmonton du 28 au 30 janvier prochain. Ceux-ci auraient même espéré pouvoir déplacer l’Aventure du canoë volant pour qu’elle coïncide avec leurs dates. Daniel Cournoyer leur a plutôt proposé de servir à leurs centaines de délégués un échantillon de l’expérience : les participant de la conférence auront droit à un mini canoë volant le soir du 28 janvier. C’est la seule activité spéciale à l’horaire, en dehors des conférences.


« Le festival cette année a pris une expansion de deux jours à deux semaines, lance fièrement M. Cournoyer. Comme on faisait un événement pré-événement et que la pré-production était en place une semaine avant, on s’est dit pourquoi est-ce qu’on ne ferait pas un lien avec les écoles pour vendre des ateliers ? » Cette proposition a résonné auprès des directeurs d’écoles anglophones de Bonnie Doon et des quartiers avoisinants, particulièrement celui de l’école Rutherford, située juste en face de La Cité. « On a eu 1000 inscriptions en 20 minutes parce que le directeur en a parlé à sa rencontre d’en face avec d’autres professeurs », raconte le producteur de l’événement. La Cité accueillera plus de 300 élèves par jours, du 26 janvier au 4 février, pour une série de 3 ateliers sur les traditions canadiennes-françaises, autochtones et métisses.

« Si la tendance se poursuit, on va passer plusieurs semaines du mois de janvier avec la grande terminaison du Canoë volant », planifie Daniel Cournoyer.

Celui-ci est très enthousiaste quant aux partenariats au sein de la programmation de cette année : « On s’inspire de plusieurs choses. C’est sûr que c’est la chasse galerie qui est la référence mais comme la légende du canoë volant était un métissage des histoires autochtones et francophones, on prend de ça et on tire nos liens. » Parmi les organisation autochtones participantes, on compte notamment Sun and Moon Visionaries, le Native Counselling Services of Alberta ainsi que Alberta Aboriginal Arts. « On recrée les ponts qui ont déjà existé entre la francophonie et les communautés autochtones », ajoute le directeur de La Cité.

Pour lui, un des plus beaux moments des éditions précédentes était de « voir 200 personnes dans le fin fond du ravin en train de faire une gigue avec un métis du quartier, Dave Cunningham ».

L’Aventure du canoë volant aura lieu le 6 et 7 février à La Cité francophone et dans le ravin Mill Creek.

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