« Elle est où ma montre ? »

Jeudi 8 janvier, la pièce Trompe-l’heure et tromperies a été lue devant une quarantaine de personnes au Manoir Saint-Thomas d’Edmonton. Une manière d’apporter le théâtre et le rire aux aînés pendant la période hivernale.

Écrite par le Franco-Ontarien Michel Ouelette, la pièce de théâtre Trompe-l’heure et tromperiesa commencé une  tournée en Alberta à la rencontre de personnes âgées parfois isolées par l’hiver, avec le soutien de la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA) et de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA). Première étape : le Manoir Saint-Thomas à Edmonton, jeudi 8 janvier.

Pour gagner du temps et éviter de se compliquer la vie avec une mise en scène complexe, la pièce est simplement lue par les différents comédiens : André Roy, Carmen Maisonneuve, Denise Lévesque, Doris Goulet, Katherine Restoueix, Juliette Richard et Gilles Denis. « Ça prend moins de temps à préparer, mais c’est autant le fun ! », estime ce dernier, qui se charge de lire les didascalies.

Les comédiennes accompagnant André Roy et Gilles Denis font partie de l’Ensemble des Sages. Chaque année, ce groupe de théâtre amateur  aux membres variables joue une pièce dans le cadre de l’opération Plaisir d’apprendre au Campus Saint-Jean. À sa tête, France Levasseur-Ouimet, qui a « recruté » certaines de ses actrices pour la  tournée spéciale de Trompe-l’heure et tromperies.


Faire passer un message avec humour

Le 8 janvier au Manoir Saint-Thomas, une quarantaine de spectateurs se serrent devant la table derrière laquelle sont assis les différents comédiens. Gilles Denis donne les grandes lignes de la pièce avant qu’elle ne débute. Le personnage principal se nomme Baptiste, décrit comme « un homme seul et divorcé » (l’interprète André Roy renifle et fait mine de pleurer) qui habite dans un foyer pour aînés et simule des problèmes de mémoire.

L’histoire est découpée en cinq journées au cours desquelles Baptiste reçoit en visite plusieurs personnages : son docteur, sa petite-fille, sa camarade de cartes… Avec une seule véritable répétition, les comédiennes se perdent parfois dans les lignes du texte mais André Roy leur donne des petits coups de main, assurant une certaine fluidité au récit.

Si le ton est léger et l’histoire ponctuée des crises simulées du malade imaginaire (« Elle est où ma montre ? C’est l’infirmière que me l’a volée ! »), le sujet de la pièce reste des plus sérieux : les personnes âgées abusées par leur entourage. « La partie que je trouve vraiment pertinente, c’est celle sur la fraude de la fille de Manon [son personnage] », explique Juliette Richard, qui était présente à la toute première pièce de l’Ensemble des Sages il y a 15 ans. « Beaucoup de gens se font voler par leurs enfants », assure André Roy, qui insiste néanmoins sur l’importance de faire rire les aînés : « Ils n’ont pas toujours beaucoup l’occasion de le faire ! ».

Dans la foulée, la pièce a été présentée le 10 janvier au Château Sturgeon de Legal devant une vingtaine de personnes. Prochaine date : le 22 janvier  à la Résidence Sainte-Croix de Bonnie Doon…


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