La Cité francophone tient plus que jamais son rôle de pôle culturel dans le cadre du 34e Fringe Festival.  Véritable satellite du quartier francophone, la Cité a vu l’engouement des festivaliers littéralement décoller en l’espace d’une année pour ce que les gens nomment à présent : le Fringe du quartier francophone. Coup de projecteur sur l’un des festivals coup de cœur d’Edmonton !

 

Un diamant dans un écrin ! « Cela fait presque 3 ans que la Cité est reconnue comme satellite officiel » déclare son directeur, Daniel Cournoyer. Au fil du temps, l’un des plus gros festivals a su prendre sa place dans le quartier francophone; et il ne pouvait pas mieux choisir que le quartier de Bonnie Doon en matière de diffusion culturelle.

Pourquoi  ? Tout simplement parce que ce quartier a une histoire, celle d’une francophonie dont l’emplacement constitue à la clé de voute de son rayonnement.

Le 31e Festival de musique folk d’Edmonton a tenu une bonne partie de la communauté médiatique et de la population d’Edmonton occupée. Avec plus de 70 artistes, dont plusieurs de renommée internationale, se partageant sept scènes pendant quatre jours avec le beau temps au rendez-vous pour le plus gros festival folk au pays, difficile d’imaginer le contraire.

Au milieu de cette masse anglophone, il était possible d’entendre des festivaliers s’exprimer en français entre eux, en plus de plusieurs artistes glissant quelques mots en français pendant leur spectacle. Retour sur un festival où les barrières linguistiques n’existaient plus, ne laissant place qu’à la musique.

Originaire d’Edmonton, l’auteure-compositrice-interprète Karimah a fait beaucoup de chemin depuis le début de sa carrière, il y a une dizaine d’années déjà. Surtout depuis qu’elle a fait un virage de l’anglais au français, il y a deux ans. Après ses passages remarqués à Polyfonik et à Chant’Ouest en 2014, c’est au tour du Festival international de la chanson de Granby (FICG) au Québec de l’inviter à faire ses preuves sur scène. Portrait d’une jeune artiste pleine de potentiel.

Ashanti Karimah Mcleod Marshall, abrégé à Karimah sur scène, a toujours eu des inspirations variées pour son art. Elle cite le Motown, la soul et le jazz parmi ses influences, qui ont pris tout leur sens lorsqu’elle s’est mise à chanter en français. «Comme artiste, je suis inspirée par beaucoup de musiques qui ne sont pas vraiment écoutées dans la francophonie», admet l’Edmontonienne dans la mi-vingtaine. Celle-ci se targue d’offrir une musique francophone avec, malgré tout, une petite saveur anglophone. «Je chante des petites phrases en anglais», mentionne celle qui a triomphé à Polyfonik en 2014.

 

 

 

Chapitre 3

 

Dans ce dernier segment de son récit, Ronald Tremblay parle de l’esprit de communauté qui existe sur le    Camino, des moments forts qu’il faut vivre seul et de l’importance pour lui d’une constante remise en question.

 

« La marche silencieuse avec la cadence rythmée de ses pas,

est en soi une musique apaisante pour l’ouïe et le cœur. »

–      Citation de Sr Thérèse Potvin, Edmonton, mai 2015

 

     Je crois que la fascination avec le Camino – avant qu’on s’y aventure – vient des possibilités qu’il offre. Le chemin est accessible à tout le monde. Il y a bien sûr des exceptions évidentes – mais les variations permettant de vivre l’expérience sont nombreuses. Il y a le «Camino Lite» qui consiste en un trajet hybride où on parcourt le Camino francés (entre autres) en autocar avec des arrêts réguliers dans les grands centres, le tout assorti de marche pouvant aller de deux, cinq ou dix kilomètres. On regagne ensuite l’autocar jusqu’à la prochaine destination. Ce genre de Camino est utilisé par les gens d’un certain âge, les non-initiés à de longs parcours ou celles et ceux qui ont des défis de mobilité. Il s’agit souvent de visites guidées avec séjour à l’hôtel.

    

Les pèlerins de tous les jours se contentent d’une place dans un albergue, une auberge qui leur est réservée – crédencial à l’appui – où il existe plusieurs degrés de confort et de service. Lors de ma première visite sur le Francés, le confort m’importait peu (malgré les pauses touristiques un peu bourgeoises à Burgos, León et Astorga). De façon générale, nous nous accommodions très bien d’arrangements spartiates, et acceptions –  parfois avec une déception mal dissimulée – que les douches et les chasses d’eau dataient d’une autre époque.

Après 10 jours et 55 spectacles, le Festival international de jazz d’Edmonton s’est terminé le 28 juin dernier. Un festival qui, à en juger par les plusieurs spectacles à guichet fermé, a connu un bon succès. Compte rendu de l’événement.

C’est le saxophoniste edmontonien Don Berner qui a donné le coup d’envoi du Festival, en débutant le 19 juin à midi sur la scène du square Churchill. Il faisait chaud et sa performance était jumelée à The Works, festival d’art visuel dont les dates coïncident avec le Festival de jazz. Quelques centaines de personnes se sont assises pour se laisser porter par la musique. D’autres spectacles gratuits, notamment ceux au Old Strathcona Performing Arts Centre et à la Yardbird Suite, ont aussi connu un grand succès; une plus petite salle bien remplie fait meilleure figure qu’une grande salle presque vide. C’est un peu la problématique qu’ont connu les performances de Lisa Fisher et The Bad Plus Joshua Redman au Winspear Centre, qui ont peiné à vendre le tiers des billets disponibles.


Le Carrefour interculturel a donné lieu à une rencontre le 27 juin dernier au Campus Saint-Jean.  C’est le Centre d’accueil et d’établissement du Nord de l’Alberta (CAE), en collaboration avec la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA), qui a lancé la seconde édition de ce carrefour. La question qui a été abordée est, “vivre ensemble : est-ce possible lorsque les diversités frappent à notre porte ?” Une grande question qui a suscité bien des réponses.

 

Dernièrement, l’actualité a tristement été frappée par une vague d’attentats en France, en Tunisie et au Koweit. Ces attentats faits au nom d’une représentation personnelle de la religion par un groupe extrémiste, donne tout particulièrement une dimension cruciale à la question « du vivre ensemble ».

 

L’artiste franco-albertaine Pierrette Requier débute officiellement son contrat de deux ans comme poète de la Ville d’Edmonton le 1er juillet. Elle est la première lauréate francophone à recevoir cet honneur.

 

La poète originaire de Donnelly, dans la région de Rivière La Paix,  deviendra en quelque sorte l’ambassadrice de la littérature de la Ville d’Edmonton. Elle aura l’occasion d’organiser des évènements et de mettre sur pied des projets visant à faire grandir la poésie dans la capitale albertaine. « C’est sans doute l’un des plus grands moments de ma vie. J’ai hâte d’inspirer les gens et de les aider à faire ressortir le poète en eux », affirme l’artiste qui cumule plus de 15 ans d’expérience dans le domaine.

La fin de semaine du 20 et 21 juin était chargée : entre les quelques festivals en cours, la Journée des autochtones (Aboriginal Day) le samedi, et la Fête de la musique (Make Music) le dimanche, la population d’Edmonton avait besoin d’une bonne excuse pour ne pas sortir de chez elle. La Fête de la musique, apparue seulement l’an dernier sur nos calendriers, a permis d’attirer plusieurs centaines de curieux.

De midi à 17 h, 85 artistes, surtout locaux, se partageaient 15 scènes le long de la 124e rue, entre l’avenue Jasper et la 110e avenue. Et les passants étaient conviés à déambuler à leur guise entre les spectacles, tous gratuits, pour y faire des découvertes. Et découvertes il y a eu : la scène musicale edmontonienne est dynamique et variée. Les sonorités rock, blues, jazz, pop et surtout folk se faisaient entendre le long de la rue et dans certains commerces. À noter, en revanche, que la francophonie s’est faite, comme prévu, timide lors de cette journée. Seulement une poignée d’artistes chantaient en français, principalement des reprises des grands paroliers français.

L’industrie du film en Alberta est en plein essor. La région de Calgary à elle seule génère environ 100 millions de dollars en revenus chaque année. L’organisme Développement économique Calgary (Calgary Economic Development) croit qu’en l’espace de cinq ans, ces profits pourraient quintupler si la province, qui offre des mesures incitatives et des subventions aux compagnies venant produire un film ou une série télé en Alberta, investissait davantage.

Un mois après la création de Productions Loft, le téléphone des deux cofondateurs, Steve Jodoin et Marie-France Guerrette, commence à sonner. Ils n’ont peut-être pas encore signé de contrat avec un client, mais les organismes oeuvrant en français ou en anglais commencent à les questionner sur les services qu’ils offrent. « Plusieurs personnes m’approchaient pour me demander quelle entreprise de production elles devraient engager pour produire du contenu vidéo. Au fil du temps, je me suis rendu compte qu’il y avait un besoin. C’était rendu compliqué de les référer, Marie-France et moi avons donc décidé de le faire nous-mêmes », lance le cofondateur de Productions Loft et réalisateur, Steve Jodoin.

Du 20 juin au 11 août, l’artiste Sylvie Pinard donne une rétrospective de 22 de ses œuvres à la galerie PAVA d’Edmonton. Un univers artistique qui fait la part belle à la couleur, en essayant de rendre de manière exhaustive les couleurs de notre environnement et, en apporte aussi à notre vie.

Cette rétrospective est une incitation aux voyages tant physiques que métaphysiques, à savoir le monde des émotions et celui de l’imagination. Géologue de formation, doctorante de l’Université de Montréal, Sylvie Pinard puise son inspiration dans la roche, les paysages, leurs textures, leurs courbes et leurs couleurs. « Je fais des paysages abstraits, la composition dans le tableau est importante ». C’est avec la peinture à l’huile que Sylvie Pinard  s’exprime le mieux : « Avec l’huile, c’est plus facile de travailler les couleurs que l’on veut vraiment, avec l’acrylique c’est plus difficile; chaque médium à ses limites ».

Ses premières toiles datent de 2003 et n’ont pas cessé d’évoluer, tant au niveau du style que de la maturité personnelle de l’artiste. Les premières toiles, de grands serpentins de couleur, font presque penser à des vues aériennes de la planète Terre. La déformation professionnelle de son métier de géologue n’est certainement pas étrangère au sujet de ces toiles.  Sylvie a deux passions dans la vie, la peinture et la géologie, qu’elle a enseigné 5 ans et demi à l’université de Mount Royal, Calgary : « La nature permet de se recentrer », dit-elle.

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