La Chicane albertaine, organisée par le Centre de développement musical (CDM), se déroule chaque année parallèlement au Festival théâtre jeunesse de l’Alberta. Ainsi, treize groupes musicaux ont eu la chance de monter sur scène au Centre Goldeye de Nordegg du 21 au 24 avril dernier.  

Étant un concours provincial, de nombreux artistes de la 7e jusqu’à la 12e année de partout en province ont eu l’occasion d’offrir des prestations devant leurs semblables. Une multitude de styles étaient au rendez-vous : rock, métal, folk. Il y en avait certainement pour tous les goûts!      

Les jeunes musiciens ont également eu droit à des formations de la part de professionnels, soit de Paul Cournoyer, Raphaël Freynet et Magalie Bergeron. Ces derniers ont respectivement offert un atelier sur la découverte de musique francophone, sur l’écriture de chanson et sur l’industrie de la musique.     

 

Par ailleurs, on retrouvait pour la première fois un groupe composé uniquement de 7e année. « Par le passé, Joseph-Moreau apportait des groupes de 8e-9e années. Les 4 filles voulaient participer et étaient prêtes à travailler. Elles étaient tellement disciplinées que ça valait la peine de les faire venir », explique Marie-Josée Ouimet, coordinatrice de l’évènement.   

 

Sophie Perreaux et Chloé Gauvreau, deux membres de 4ième Chance, ont fait part de leur première expérience : « On voulait avoir un défi à affronter. On devait écrire nos propres chansons et c’était quelque chose d’excitant. Même si on était les plus jeunes, on était quand même capables de faire la même chose que les plus vieux ».  

 

Place aux polyfoniciens

Depuis plusieurs années, les polyfoniciens proviennent en grande partie de la Chicane albertaine. Ainsi, les finalistes de 2016, soit Émilie Laroche, Sympa César et 2Moods ont offert une prestation en primeur de l’une de leurs chansons aux jeunes.

« Avoir une retraite pour les participants de Polyfonik en même temps que la Chicane nous permet de nous assurer que les jeunes savent qu’il y a une continuité et qu’ils peuvent poursuivre leur parcours musical en français après leur secondaire », souligne Marie-Josée Ouimet.Les Inconnus - Des Beaux-Lacs



L’école Des Beaux-Lacs repart avec les grands honneurs

Pour la 16e édition de la Chicane albertaine, ce sont Les Monarques de l’école Des Beaux-Lacs qui repartent avec le titre de grand gagnant. Le groupe se mérite un enregistrement professionnel d’une valeur de 1000$, en plus d’avoir la chance de performer aux Jeux francophones de l’Alberta en mai prochain.

 

« On est tellement excités d’avoir gagné. C’est la meilleure expérience de musique que j’ai eue. Si tu es nouveau, gêné ou même incertain, la Chicane est l’une des meilleures choses à faire », a souligné Erik Ringuette, guitariste, quelques minutes après le dévoilement.  

 

Jayden Weeks, batteur, en était à sa deuxième participation à la Chicane. Il explique avoir écouté les conseils qu’on lui a donnés l’an dernier : « Tout le monde m’a dit que si je travaillais plus fort, je gagnerais cette année. C’est ce que nous avons fait et puis nous avons gagné! »

 

En deuxième position, un autre groupe de l’école Des Beaux-Lacs, soit Les Inconnus. a performé. Pour leur part, Triolets, de l’école Joseph-Moreau, est reparti avec la troisième position.

 

Plusieurs nouveaux prix furent également offerts aux participants. Deux prix Coup de cœur furent décernés. Les Incapables de l’école Maurice-Lavallée auront la chance de performer à la Fête franco-albertaine en juillet, tandis que Les Monarques pourront jouer sur la scène du Festival Edmonton Chante en août. Ces deux prestations seront offertes avec un cachet de 400$.

 

Par ailleurs, la chanson primée La bulle de Jules, écrite par le groupe gagnant Les Monarques, sera l’une des chansons interprétées par le groupe musical qui représentera l’Alberta aux Jeux de la francophonie canadienne à Moncton en 2017.    

 Triolets -Joseph-Moreau

Liste complète des gagnants :

Meilleur esprit d’équipe : École Joseph-Moreau

Musiciens distingués :

Sophie Perreaux (4ième Chance et Les Mineures - École Joseph-Moreau)

Jayden Weeks (Les Monarques – École Des Beaux-Lacs)

Justin Smith (Les Inconnus – École Des Beaux-Lacs)

Julien Szostak (Les Évanjulistes – École Maurice-Lavallée)

Prix Coup de cœur Fête franco-albertaine : Les Incapables – École Maurice-Lavallée

Prix Coup de cœur Festival Edmonton Chante : Les Monarques – École Des Beaux-Lacs

Prix du public : Nouvelle Génération – École Alexandre-Taché

Chanson primée : La bulle de Jules – Les Monarques – École Des Beaux-Lacs

Troisième position : Triolets – École Joseph-Moreau

Deuxième position : Les Inconnus – École Des Beaux-Lacs

Première position : Les Monarques – École Des Beaux-Lacs

 

Gabrielle Despres 380Originaire d’Edmonton, Gabrielle flotte encore sur un nuage, après sa deuxième place à l’émission Virtuose, animée par Grégory Charles. « C’était une expérience incroyable, commence-t-elle. J’ai rencontré beaucoup de gens qui sont devenus des amis. Tout le monde m’a soutenue et aidée. Je suis très heureuse d’y avoir participé. »

 

Âgée d’à peine 15 ans, Gabrielle a interprété Prélude et Allegro de Fritz Kreisler lors de la finale, qu’elle a attaquée en meneuse,  grâce à ses 192,9 points obtenus lors de ses prestations précédentes. Une position qu’elle a prise avec philosophie. « Ça ne m’a pas mis de pression, j’étais juste heureuse de faire partie de la finale, et je voulais m’amuser, je n’ai pas pensé aux résultats », assure-t-elle.

autobus brbrPour sa 4e saison, l’émission de découvertes musicales BRBR Le Conquérant (prononcé Barbar) a changé sa formule. Plutôt que d’inviter des artistes à Toronto, où l’émission est basée, l’équipe a choisi d’aller à leur rencontre. Résultat : 13 villes canadiennes ont été visitées en sept semaines, dont Edmonton et Calgary.

« Nous cherchions une façon de rejoindre un public plus large, et surtout, de découvrir des artistes francophones et francophiles d’un peu partout au Canada », raconte Melissa Hetu, animatrice et productrice de la franchise. Cette dernière demeure bien au fait que peu d’artistes ont la chance de faire de la tournée ou de se rendre à Toronto pour enregistrer une session live. « Nous allons donc vers eux en faisant le chemin inverse. »

francedaigleLe Campus Saint-Jean a visé juste en invitant l'auteure acadienne France Daigle, dans le cadre des conférences Louis-Desrochers de l'Institut d'études canadiennes, en collaboration avec l'Institut du patrimoine. La colorée écrivaine originaire du Nouveau-Brunswick a fait état de son parcours « avec failles » devant une petite foule très attentive, le 16 mars dernier. Elle a également profité de son passage pour lancer un message aux jeunes francophones. « Forcez-vous! » Compte-rendu.

France Daigle est reconnue pour avoir mis le chiac, la langue parlée acadienne, dans la bouche de ses personnages. Or, ses premiers romans, dont Sans jamais parler du vent, paru en 1983, ne font presqu’aucune référence à l’Acadie. « Je ne voulais pas être étiquetée comme une auteure acadienne. Je voulais faire mon chemin en dehors de l’Acadie », raconte-t-elle. Au point où aucun dialogue n’égaye ses six premiers romans. « Je ne faisais parler personne car je ne savais pas quelle langue ils parleraient. Pour moi, même les faire parler en français standard élémentaire, ça ne fonctionnait pas. »

Il faut attendre la parution de Pas pire, en 1998 pour que le chiac trouve une certaine place dans ses romans, et là encore, l’auteur adoucit les expressions colorées si propres aux Acadiens, par peur d’en mettre trop et de froisser le lecteur.

Le chiac omniprésent
Selon l’auteure, petits à petits, au fil des livres, ses personnages s’affirment et acceptent leur langue, ils en parlent, en discutent. Faut-il se forcer pour bien parler notre langue, se demande l’un d’eux. « Depuis quand est-ce qu’il faut qu’on se force pour parler notre langue! On peux-tu pas la parler comme qu’on veut? Je veux dire, c’est-tu actually de quoi qu’il faut qu’on s’occupe de? » France Daigle répond à cette question par l’affirmative.

Pour elle toutes les questions d’insécurité linguistiques sont intéressantes. « Nous sommes pris avec un français du 18e siècle. Il faut que les jeunes se responsabilisent et essayent de parler un français plus pur. Avec l’éducation c’est plus facile, mais c’est un défi constant de garder sa langue. Il faut que nous continuons d’en parler», a-t-elle expliqué à l’assistance.

D’ailleurs, son dernier livre, Pour sûr, parle beaucoup de la langue et fait la part belle au chiac. « L’Acadie, ça tient par la langue », estime-t-elle. Le roman, une brique de plus de 700 pages, a pris 10 ans à écrire, et est construit en 1728 fragments, divisés en 144 chapitres selon une implacable structure mathématique. Il a remporté le Prix du Gouverneur général en 2012.

corees1Écrite en 2013 par l’auteur français Joel Pommerat, la Réunification des deux Corées est une pièce résolument contemporaine qui se jouera le 18, 19 et 20 mars au théâtre du Campus Saint-Jean. C’est sur un thème universel, l’amour, avec une mise en scène moderne que Bernard Salva a voulu bousculer tant ses comédiens que son public.   

« Des tonnes de pièces de l’histoire du théâtre parlent d’amour, mais là c’est justement parler d’amour aujourd’hui … » lance Bernard Salva, professeur de théâtre au Campus depuis treize ans et metteur en scène de cette nouvelle pièce.

Pour la première fois, le public ne sera pas devant la scène, mais bel et bien de chaque côté. Un choix que le metteur scène qualifie lui-même de risqué, mais avec pour ambition première d’innover. « On va être dans une arène avec des gens très très prêts … mais on veut éviter aussi le confort théâtral, on veut remuer les gens » explique-t-il. Le décor se veut des plus minimalistes, avec la présence d’un objet ici et là, rien qui ne puisse encombrer le jeu des acteurs ou le message de la pièce.

photoSamedi 23 janvier, environ 150 personnes se sont présentées à l’un des événements culturels de la francophonie : le Jazz’Art. Cette année le rendez-vous avait lieu au Bonnie Doon Community League. Ambiance !

Cette année encore, la Société francophone des Arts Visuels de l’Alberta (SAVA) à célébrer les artistes francophones avec sa traditionnelle soirée annuelle de levée de fonds. Plusieurs  franco-albertains se sont retrouvés pour offrir au public une soirée unique un mélange d’art visuel et de musique.

Lors de cette soirée, l’improvisation était de rigueur. Cinq artistes ont laissé parler leur créativité et leur imagination pour confectionner des œuvres d’arts sous le rythme jazz, lui aussi improvisé, du groupe Celsius.

Sous le thème « Créons l’avenir, aujourd’hui ! », la 35e édition du Contact ontarois se déroulait du 13 au 16 janvier à Ottawa.  Une vague de nombreux artistes en provenance des quatre coins de la francophonie canadienne a déferlé sur la capitale canadienne.

Coordonné par Réseau Ontario, le Contact ontarois est un événement annuel des arts de la scène francophone réunissant aussi bien les diffuseurs, les artistes et le grand public. Le Contact ontarois propose une vaste palette de vitrines et de spectacles francophones de qualité.  L’événement permet aux diffuseurs, artistes et professionnels de se rencontrer et développer des liens d’affaires durables tout en se professionnalisant.

Pour tous les artistes, une participation à ce grand marché du spectacle francophone pourrait se concrétiser par une augmentation des spectacles et tournées à l’échelle du pays. Cette année, l’Alberta était bien en vue puisque représentée par nul autre que Paul Cournoyer, lauréat du Chant-Ouest en 2012.  Fier représentant d’un noyau de création musicale francophone qui émane d’Edmonton, et armé de son maxi disque éponyme de six chansons paru en 2014, le bassiste du groupe Post Script s’est présenté en solo sur scène lors des vitrines grand public au Théâtre Richcraft d’Ottawa.

« Je pense que cela a bien été ; je me sens bien, » partage Paul Cournoyer en direct du réseau ontarois où il essaie, entre autres, de promouvoir sa carrière en Ontario.  « Je fais des contacts.  Mon plus grand objectif est de réserver des spectacles ; j’espère qu’ils ont aimé mes vitrines et que j’aurai l’occasion de présenter des spectacles. »

« Je travaille sur mon prochain album et les suivis de l’album de Post Script me tiennent occupés », explique Paul Cournoyer,« Rien d’annoncé encore mais nous prévoyons deux petites tournées ; nous nous rendrons aussi à Kansas City au Missouri prochainement.  Je ne serai en ville que pendant dix jours sur les prochains trente… »

Pour un artiste franco-albertain, le Contact ontarois ou d’autres événements similaires tels que la FrancoFête en Acadie sont des incontournables.  « Les participations aux événements contacts, marchés des arts de la scène, sont des opportunités pour nos artistes de faire valoir leur produit en vue de tourner potentiellement au Canada et même à l'étranger, en France, Belgique, Suisse par exemple, » souligne Sylvie Thériault, directrice générale du Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA).  « Pour Paul qui a également participé à la FrancoFête en Acadie, événement contact de l'est, en novembre dernier, c'est l'opportunité aussi de renforcer des liens et en créer de nouveaux avec les diffuseurs qui potentiellement pourraient le programmer dans leurs prochaines saisons artistiques ou scolaires, » renchérit Sylvie Thériault.« C'est aussi l'occasion de recevoir de la critique qui contribue au cheminement artistique de l'artiste participant. Les intérêts sont heureusement présents pour lui ! Reste à voir dans la prochaine année ou deux les impacts de sa participation ! »

Qu’il se présente en solo ou en tant que membre de Post Script, Paul Cournoyer est un artiste qui vit ses chansons et qui n’a pas sa langue ou sa culture dans sa poche.  Ses chansons sont comme un vent d’air rafraîchissant, parfois serein, parfois dynamisant, mais qui ne nourrit jamais l’indifférence.  De quoi enchanter le Contact ontarois !




 

RetreciDurant la fin de semaine du 9 et 10 février s’est déroulé le festival Deep Freeze à Edmonton. En effet, c’est tout le long de la 118e avenue, entre la 90e  et 94e  Street que les citoyens d’Edmonton se sont réunis pour célébrer l’hiver canadien.

Cet événement s’est déroulé pour la 9e année consécutive et c’est un moment opportun pour tous de se rassembler en cette période froide de janvier et de profiter des activités hivernales proposées.  Les organisateurs du Deep Freeze essayent d’attirer plus de monde chaque année et de nouvelles propositions et activités viennent s’ajouter. « Le but est de faire changer la philosophie de l’hiver et que les gens aillent dehors et s’amusent », confie Christy Morin organisatrice pour le festival.

« Ce festival est vraiment un festival d’hiver. Il est fait pour célébrer la saison, la culture francophone, ukrainienne et  les premières nations. C’est juste un temps pour embrasser la ville, la nature et pour nous en tant que citoyens », dit madame Morin.

IMG 0737L'émotion était au rendez-vous pour le lancement du nouveau service traiteur de Tina Dikamba, le samedi 5 décembre au Campus Saint-Jean. Une centaine de personnes ont répondu présentes à cette dégustation gratuite. Madame Dikamba avait mis les petits plats dans les grands pour cet évènement.  

Tina traiteur ou Tina Catering services, des mots qui sonnent doux à l’oreille de madame Dikamba.  Un rêve qui est devenu réalité pour Tina puisque passionnée de cuisine depuis son plus jeune âge, la création de sa petite entreprise, un service traiteur vient de voir officiellement le jour. Si l’invitation a été lancée dans toute la francophonie, elle était aussi destinée à toute personne intéressée par la bonne cuisine.

Tina Dikamba parle volontiers de cuisine fusion pour décrire les mets qu’elle prépare: « je fais des mets pas seulement exotiques, mais aussi canadiens …j’ai mélangé un peu de tout».  C’est un vrai mélange des genres puisque  Tina puise son inspiration de différents pays et de différents continents comme la France, l’Afrique ou bien encore le Québec. Tina travaille avec une équipe d’environ une quinzaine de personnes. Six à dix femmes sont à la cuisine et plusieurs hommes l’aident aussi.

PWLe chanteur anglo-québécois et francophile, Patrick Watson, sera sur scène à la Starlite Room d’Edmonton, le 2 octobre, et à la salle de bal MacEwan de l’Université de Calgary, le lendemain, pour présenter des extraits de son plus récent album, Love songs for robots.

 

Les mélomanes qui avaient acheté leurs billets pour assister au spectacle de Patrick Watson, au festival Folk de Calgary cet été ont peut-être été déçus de voir l’évènement annulé, mais ils auront la chance de le voir sur scène cet automne, en pleine forme.

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