Jeudi 11, vendredi 12 et samedi 13 décembre, le RiRe fêtait ses 20 ans en proposant un double spectacle : d’abord un florilège des précédentes éditions, puis l’habituelle rétrospective humoristique de l’année passée. Rencontre avec Josée Thibeault, membre de la Gang du RiRe depuis 2000.

Inspiré du Bye Bye, la fameuse rétrospective humoristique québécoise de l’année, le RiRe fêtait ses 20 ans d’existence les 11, 12 et 13 décembre au théâtre de La Cité francophone d’Edmonton, devant un public fourni (280 personnes sur trois soirs). « C’est la première année où il n’y a pas de diffuseur », regrette cependant Josée Thibeault, qui participe au spectacle depuis 2000. Jusqu’à présent, Radio-Canada avait toujours diffusé le RiRe (sauf en 2005 à cause du lock-out), mais pas cette année, conséquence des compressions. Une captation a tout de même eu lieu cette année, alors une diffusion podcast n’est pas impossible…

Autre nouveauté 2014, plus positive celle-là, la constitution en société de la Gang du RiRe autour d’un noyau dur des cinq artistes : Ève-Marie Forcier, Vincent Forcier, Patrick Henri, Steve Jodoin et Josée Thibeault. De quoi faciliter les demandes de subventions et la réception de dons. Actuellement, l’équipe ne se paye « pratiquement pas ».


Une pièce qui n’en était pas une au départ. Née d’une vieille cassette enregistrée et de l’impulsion de préserver son contenu. Un besoin de réapprivoiser sa langue originelle et maternelle. C’est le fruit de cette conjoncture qu’a présenté pour la première fois en public, les 28 et 29 novembre au Studio Yolande Proulx de L’UniThéâtre, la poète Pierrette Requier.

Les voix éclatéesou Le blues des oubliés(le titre de travail pourrait changer) est, selon le directeur de L’UniThéâtre Brian Dooley, un geste théâtral. Même mis en scène, il ne s’agira pas d’une pièce conventionnelle mais bien d’un mouvement multidimensionnel guidé et rythmé par cinq voix de femmes (dont une musicienne et vocaliste hors champ, Alison Grant-Préville). La texture des mots lus par les comédiennes – Joëlle Préfontaine, Carline Lemire, Isabelle Rousseau et Anna-Maria Lemaître – ne fait aucun doute.

« Ce fut un long accouchement », confie Pierrette Requier à l’auditoire. Elle les encourage à « se laisser rire », à « ne pas trop s’accrocher à comprendre le fil de l’histoire ». Car c’est de cette manière qu’elle l’a écrite, en retranscrivant des bribes d’une histoire racontée par une vieille femme usée.

Agente de développement à la Coalition des femmes, Fabienne Bühl s’adonne au dessin et à la peinture sur son temps libre. Elle expose simultanément à la Carrot Coffeehouse et au CAVA d’Edmonton pendant le mois de décembre.

« Mon père était militaire dans la cavalerie et mon amour des chevaux est né un petit peu là. J’ai commencé à l’âge de 9-10 ans à dessiner les chevaux des westerns que je regardais », raconte l’artiste Fabienne Bühl. J’habite aujourd’hui près d’un centre équestre. Je me suis amusée à prendre des photos de chevaux sous toutes les coutures. »

En mars dernier, Fabienne avait déjà exposé ses images de chevaux au Centre d’arts visuels de l’Alberta (CAVA). Depuis, des félins se sont invités pour former une nouvelle exposition de 16 œuvres appelée Animals, du 2 décembre au 3 janvier à la Carrot Coffeehouse. Chaque tableau est vendu entre 280 et 820 $.

Au fusain ou à l’acrylique, l’artiste a travaillé à partir de photos de félins prises dans des zoos. « Je trouve qu’ils sont majestueux et ça me touche : ils sont expressifs dans leur posture et leur attitude », estime la Française d’origine.

Le sommet international Convergence, alliant art et technologie, ouvre ses portes ce jeudi 27 novembre jusqu’à samedi 29 novembre. Il prend cette année une dimension francophone grâce à des artistes venant du Québec et de la France.  

 

Des artistes, musiciens, danseurs, producteurs, écrivains, chefs d’entreprise ou encore professeurs du monde entier font le déplacement cette semaine pour présenter leurs œuvres et créations au Banff Centre, dans le cadre de Convergence. Leur point commun ? Ils sont tous polyvalents et savent utiliser les nouvelles technologies afin de moderniser l’art.

 

Le but de cet évènement est de mettre l’accent, pendant trois jours, sur la façon d’allier praticité et esthétisme. Ainsi vous pourrez admirer des androïdes, des jardins suspendus, être émerveillé par des effets lasers visuels et sonores et écouter nombre de conférences. Les créateurs présents au sommet Convergence s’attachent à révolutionner notre quotidien du futur, sans perdre l’essence humaine qui est indispensable pour rendre une création émouvante.

 

Parmi eux, on compte quelques artistes et conférenciers francophones. L’une d’elle, Anaïs met den Ancxt, est française. Avec son compagnon Grégory Lasserre, ils forment le duo Scenocosme et exposent Akousmaflore, une œuvre interactive et sonore.

La fondation Bosalisi expose et vend des œuvres de l’artiste congolais Mayemba à partir du vendredi 28 novembre à la Cité francophone d’Edmonton. Une manière de soutenir l’art africain et de le faire découvrir aux Albertains.

« Souvent, ses œuvres disent quelque chose. Par exemple, il y en a une qui représente deux personnes, un homme et une femme, qui rentrent dans une forêt. La forêt représente les obstacles de la vie. » C’est ainsi que Max Mubela, co-fondateur de Bosalisi, présente l’artiste congolais Mayemba qui sera exposé à La Cité francophone d’Edmonton. Le vernissage aura lieu le 28 novembre dans la rotonde (10h-18h) et les tableaux seront ensuite déplacés dans la salle 212 du 29 novembre au 6 décembre (accessible entre 10h et 16h30).

Peintre autodidacte reconnu, Mayemba expose actuellement à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, une institution soutenue matériellement par la fondation Bosalisi. « On va recevoir d’ici quelque temps des œuvres [des étudiants ou des professeurs] de l’académie, explique M. Mubela. En attendant, Mayemba s’est proposé. Il s’occupe aussi des jeunes de la rue au Congo… Donc il rejoignait un peu notre objectif. »

Mathieu Lefèvre était un jeune artiste prometteur qui, grâce à son humour naïf et souvent brillant, s’était taillé une place sur la scène artistique à Montréal. Il s’apprêtait à percer à New York avec deux expositions quand il fut happé en vélo par un camion dans une petite rue de Brooklyn, non loin de son atelier. Il avait 30 ans. Une rétrospective lui est consacrée à la Galerie PAVA d’Edmonton.

 

 

 

Le trio québécois de musique traditionnelle De Temps Antan était de passage au Arden Theater de Saint-Albert, vendredi 14 novembre. Le chanteur-accordéoniste-harmoniciste Pierre-Luc Dupuis s’est prêté au jeu de l’entrevue.

Le Franco : Quand vous vous présentez, comment définissez-vous votre trio ?

Pierre-Luc Dupuis : Il y a une espèce de trademarkqui a surgi depuis quelques années, c’est power trio. […] On est des gars qui ont quand même écouté beaucoup de rock, beaucoup de punk… On se laisse influencer par ces musiques-là. On fait de la musique traditionnelle avec une énergie qui est, à la base, pour des danseurs. […] Après, c’est de la chanson à répondre, c’est des pièces instrumentales... Un mélange de tradition et de compositions originales. […] On fait aussi parfois appel à des auteurs. […]

LF : Depuis dix ans, qu’est-ce qui a changé dans la façon de faire votre métier ?

P.-L.D. : Honnêtement, il n’y a pas beaucoup de choses qui ont changé pour nous. On a toujours gardé la même approche, la même façon de travailler. Après dix ans, on est encore les trois mêmes personnes (André Brunet, lui-même et Éric Beaudry, de gauche à droite sur la photo, NDLR). […]. Je dirais que ce qui a changé, c’est peut-être l’industrie autour : les collaborateurs avec qui on travaille, les agents de spectacles, la gérance…

Ce qu’on réalise après dix ans, c’est qu’on est vraiment comme une PME, une petite entreprise qui essaye de survivre dans un grand monde. […] On a toujours travaillé à trois, souvent autour d’une table de cuisine, à se lancer des idées… Après, la scène, ça fait partie de nous, je pense qu’on a gardé pas mal la même attitude en dix ans.

Photo d'archive


Cette année encore, l’Alliance française d'Edmonton organise une soirée beaujolais nouveau pour faire découvrir la nouvelle cuvée du célèbre vin de primeur français. Pour la première fois, l’organisation fera appel à un traiteur, une jeune chef française, pour ses amuse-bouches. En outre, un deuxième verre de vin sera proposé : un beaujolais de choix (beaujolais village ou juliénas).

Avis aux amateurs de jazz, de classique et aux nostalgiques des artistes de Saint-Germain-des-Prés. Le J’aime Paris Festival vous plonge dans la capitale française en revisitant de grands classiques lors de six concerts uniques.

 

J’aime Paris Festival, c’est avant tout une performance, réalisée par l’orchestre philarmonique de Calgary et dirigée par le chef Roberto Minczuk, rendant hommage à « la crème de la crème de la musique parisienne ». Pendant cinq soirées, replongez-vous dans les classiques de Maurice Ravel, Claude Debussy ou encore Edith Piaf et imaginez-vous, l’espace d’un instant, au bord de la Seine un verre de rouge à la main.

 

La chanteuse métisse Andrea Menard présentera son nouvel album Liftaux côtés du guitariste Robert Walsh – producteur et co-auteur du disque – vendredi 14 novembre à Edmonton, puis les 15 et 16 à Calgary. Le Montréalais nous en dit plus…

Le Franco (LF) : Comment avez-vous rencontré Andrea Menard ?

Robert Walsh (RW) : J’ai grandi à Montréal, j’ai passé dix ans à Toronto et puis c’est en venant en Alberta avec ma femme – qui a grandi ici –, que j’ai rencontré Andrea. [Ma femme] a fait une pièce de théâtre avec elle en Saskatchewan. Après ça, on est devenu des amis.

Andrea avait une bourse pour créer une pièce de théâtre, a musical, et elle a dépensé tout son argent sur une auto, un ordinateur… elle n’a rien écrit ! (rires) Elle m’a demandé de travailler avec elle sur la musique et on a créé notre première chose ensemble qui s’appelait The Velvet Devil. […] Ça a commencé comme un one-woman-show et puis CBC a décidé de faire un film avec*. […] Ça raconte l’histoire d’une femme métisse qui s’est trouvée à Toronto chantant du jazz et tout… C’est une belle histoire.

Après ça, l’Institut Gabriel-Dumont a approché Andrea pour faire quelque chose de métis. On a écrit tout un album (Simple Steps, 2005). Tu ne dirais pas que c’est de la musique autochtone comme telle mais il y a des influences. […] Ça a remporté beaucoup de prix.

Page 12 sur 21
Aller au haut