Institution de la région de Rivière-la-Paix, le Carnaval de Saint-Isidore tenait sa 33e édition du 13 au 15 février, à l’intérieur et tout autour du nouveau centre culturel.

« Maintenant, on peut travailler tous ensemble sans se piler sur les pieds ! », explique Chantal Monfette, présidente du Carnaval de Saint-Isidore et du Conseil scolaire Nord-Ouest. En effet, grâce au nouveau centre culturel, les bénévoles disposent de beaucoup plus d’espace pour organiser le fameux carnaval qui fêtait son 33e anniversaire du 13 au 15 février. L’an passé, la fête n’avait duré qu’une seule journée à cause des travaux du centre mais celui-ci est désormais presque terminé (l’inauguration devrait avoir lieu au mois de mars).

Toute la semaine précédant le carnaval, quelque 700 élèves francophones ont découvert certaines activités en avance telles que la dégustation de tire sur la neige ou les balades en traineau en compagnie du conteur Roger Dallaire.

« Quand on parle du Canoë volant, on parle de ce beau bateau et l’idée c’est qu’on embarque ensemble. On flotte, on voyage le ciel ensemble, on atterrit dans le ravin et on partage nos richesses culturelles avec la grande communauté d’Edmonton qui est anglophone. »

C’est de cette manière que le directeur de La Cité francophone et organisateur de l’Aventure du Canoë volant, Daniel Cournoyer, décrit l’événement qui depuis trois ans investit le quartier Bonnie Doon au mois de février. Le 6 et 7 février au soir, plus de 12 000 personnes se sont promenés de La Cité francophone au ravin Mill Creek pour profiter de tous les spectacles, activités et installations offerts.

Le festival s’inspire de la légende franco-canadienne de Galerie, ce chasseur condamné à errer dans le ciel à tout jamais pour avoir préféré la chasse à la messe. Mais c’est une fusion de cette légende avec celle des canoës volants des Premières Nations qui donne son âme à l’évènement. « En s’inspirant des deux légendes, à ma grande surprise, on est en train de tisser des liens, relate Daniel Cournoyer. La première année, c’était vraiment que nous, les francophones, qui partagions notre culture avec le grand Edmonton. L’année d’après, on a embarqué avec Native Counselling Services of Alberta (NCSA). »

Le cinéma Garneau diffusera les deux premières parties du documentaire The Great Human Odyssey de l’anthropologue Niobe Thompson le 11 février. Ce long métrage raconte comment les premiers êtres humains ont exploré et conquis la planète. Beaucoup d’images du film ont été capturées par l’hélicoptère téléguidé de Gabrielle Nadeau, qui a ainsi pu voyager en Namibie, en Sibérie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée…et en Alberta !

Comment en êtes-vous venue à créer l’entreprise SkyMotion Video ?

Mon partenaire – qui est aussi mon mari, Charles Taylor – et moi, on est tous les deux allés à l’Université de York (Toronto) et on a tous les deux travaillé en cinéma. Charles a commencé comme assistant cameraman et moi comme éclairagiste et machiniste. […]

Charles regardait un peu la technologie des hélicoptères téléguidés et il s’est dit : ‘‘Mon Dieu, ça m’aurait été utile très souvent sur le plateau’’. […] J’ai pris un cours de soir pour savoir comment faire un plan d’affaires et avoir des prêts. […] On a fait un entraînement sur un simulateur de vol pour hélicoptères téléguidés. On avait un petit hélicoptère pour pratiquer à la maison et tout…

Ensuite on a commencé à monter notre gros hélicoptère. […] Toutes les pièces venaient de partout dans le monde. Notre ‘‘cerveau’’ venait de la Chine, nos hélices de l’Angleterre, ce qui stabilise la caméra venait de la Nouvelle-Zélande… […]

Quelle est la répartition des rôles avec votre mari ?

Moi et Charles, on a chacun 50% de l’entreprise. Je suis l’opératrice de la caméra du drone et mon partenaire est le pilote. […] Avant la prise, on fait un plan de vol. [… ] Admettons qu’on suive un groupe de personnages qui traversent le désert : je m’assure d’avoir la bonne vitesse, la bonne orientation… et je fais le cadrage de la caméra. Lui positionne le drone. […]

La Britannique Sophie Brech et le Québécois Louis Fortier seront de passage à Edmonton du 29 janvier au 1er février. Ils joueront à l’Unithéâtre Le destin tragi-comique de Tubby et Nottubby, une pièce aux multiples facettes en tournée depuis... 2011 !

Est-ce que vous pouvez présenter la pièce ?

Louis Fortier (LF) : « C’est l’histoire de deux personnages, plus grands que nature, qui sont dans le désespoir le plus profond. Victimes de la crise, ils ont tout perdu. Ils ne se connaissent pas. Le soir de Noël, au bord de la Tamise, ils décident de mettre fin à leurs jours. Au moment où ils allaient commettre l’acte ultime, irréparable, coup de théâtre : ils se voient [...]. Cette rencontre change complètement leur destin. Ils sont propulsés dans un voyage, une espèce de quête existentielle malgré eux. Ils se retrouvent au milieu d’une guerre qui ne dit pas son nom, au milieu d’un océan… Ils rencontrent des fantômes au royaume des morts. C’est une épopée où, à la fin, ils découvrent qui ils sont vraiment. »

Peut-on parler de mélange des genres ?

Sophie Brech (SB) : « Oui, on a vraiment écrit une tragi-comédie. On passe par plein d’émotions différentes. On chante, on danse, il y a de l’animation, des ombres chinoises…  C’est très visuel. [...] On voulait faire quelque chose où les gens qui ne comprennent ni le français ni l’anglais pourraient suivre l’histoire.. »

LF : « C’était le cas à Kaboul. On a joué devant les Afghans, pas devant les expat’ ou les soldats. La plupart ne parlaient ni anglais ni français et ils ont complètement embarqué. C’est un mélange entre l’univers de Shakespeare, Laurel et Hardy, avec quand même une sonorité sociale très forte qui fait écho à ce qui se passe dans le monde depuis 2008 (si le spectacle  date de 2011, les personnages Tubby et Nottuby ont été créés en 2009 en Bretagne, à Fouesnant, dans le cadre de la pièce Lysistratad’Aristophane, NDLR). »

SB : « On a joué le spectacle à peu près 110 fois dans beaucoup de pays différents et c’est un retour qu’on a souvent : les gens se voient eux-mêmes dans les personnages. On a vraiment construit deux personnages très sincères. »

Pour la première fois depuis treize ans, l’édition annuelle du Maple Festival des Sucres a été annulée pour l’année 2015, ou plutôt reportée en 2016. L’ACFA s’explique sur les raisons de cette décision.

 

Ce festival, très apprécié des francophones de Calgary se tient d’ordinaire à la fin du mois d’avril, dans les derniers jours de la saison des sucres. Mais cette année, l’ACFA régionale de Calgary a pris une toute autre décision.

 

Désormais, et pour les années à venir, le Festival des Sucres se tiendra début mars, au lendemain du lever du drapeau Franco-Albertain, ce qui coïncidera avec l’ouverture des Rendez-vous de la Francophonie.

Du 30 janvier au 13 février, de Falher à Bonnyville, la chanteuse Sandra Le Couteur parcourra l’Alberta dans le cadre d’une tournée de concerts « chez l’habitant ». L’Acadienne promet d’emmener les spectateurs dans l’univers de son île, l’île Miscou.

« J’ai été bercée par la grande chanson française parce qu’on avait une radio qui diffusait les artistes français et québécois », explique Sandra Le Couteur. Elle a grandi à Miscou, une île « très très isolée » à l’extrême nord-est du Nouveau-Brunswick. Cette enfance atypique nourrit aujourd’hui ses textes. « Quand j’étais petite, y’avait pas de pont, on avait un traversier », se souvient-elle. Un pont a finalement été construit en 1996.

Chanteuse depuis toujours (« je dis toujours que j’ai chanté à mon baptême »), Sandra en a fait son métier sur le tard. « Mes enfants sont entrés à l’université et j’ai pris la décision de plonger », raconte l’Acadienne née en 1956. Elle gagne le prix du public du Gala de la chanson de Caraquet en 1992 et enchaîne les concerts : « À la Place des Arts (immense complexe artistique à Montréal, NDLR), au Vietnam, en France…  Je me suis promenée pas mal ».

 

Mathieu Lefèvre a fait son chemin dans le milieu de l’art contemporain tout en critiquant les arcanes. La Biennale d’art contemporain de l’Alberta lui rend un hommage posthume.

Dans le mot d’introduction au livre dédié à l’œuvre de Mathieu Lefèvre, sa mère, Erika, parle d’un tableau qu’elle avait également mentionné en entrevue, au sujet des ambitions du jeune artiste décédé en 2011 dans un accident de vélo à Brooklyn. Le tableau représente le Musée des beaux- arts du Québec s’envolant en flammes avec le jeune artiste sur ses marches. « Pour créer sa propre œuvre, pour se faire une place aux échelons de la Tour d’ivoire de l’Art, le jeune artiste doit détruire la hiérarchie, secouer la fondation de l’Institution de l’Art. Mais le jeune artiste ne se libère pas de l’Institution, l’Institution elle-même se libère de sa fondation, emmenant avec elle l’Artiste vers le futur, vers le monde magique de l’imagination et du rêve. »

Jeudi 22 janvier, le volet albertain de la première émission de télévision Galala, bientôt diffusée sur la chaîne Unis, s’est déroulé
à l’Ecole Maurice-Lavallée d’Edmonton. Huit numéros étaient présentés et Paul Cournoyer avait la difficile tâche d’en sélectionner un pour la future finale à Hawkesbury, en Ontario.


« C’est un concours de jeunes talents ouvert aux 5 à 15 ans dans toute la francophonie canadienne. » Voilà comment Nathalie Nadon, présentatrice de Galala (à ne pas confondre avec le traditionnel spectacle du même nom en Alberta, cf. encadré ci-dessous), décrit cette nouvelle émission de télévision coproduite par Médiatique (Ontario) et Red Letter Films (Colombie-Britannique) qui sera diffusée à partir du 18 avril sur la chaîne Unis.

Dix villes canadiennes sont traversées, de Kelowna (Colombie-Britannique) à Dieppe (Nouveau-Brunswick). « C’est un produit local présenté à l’échelle nationale », résume la présentatrice de l’émission, qui est par ailleurs comédienne et chanteuse au sein du trio Les Chiclettes, entre autres. Les 21 et 22 janvier, l’équipe de Galala était de passage à Edmonton, deuxième « ville vedette » du parcours.

Le directeur de l’UniThéâtre rend hommage à la compagnie Theatre Network et au Roxy Theatre totalement détruit par un incendie le 13 janvier.

« C’est une grosse perte pour la ville parce que c’était une voix alternative théâtrale significative et aussi une compagnie de théâtre dévouée à des créations contemporaines canadiennes. » Brian Dooley, le directeur de l’UniThéâtre, se dit très peiné par l’incendie qui a réduit en cendres le Roxy Theatre le 13 janvier (l’origine du feu reste inconnue). Ouvert en 1938 en tant que cinéma, le Roxy s’était changé en théâtre en 1989.

En plus d’être une salle de spectacle et un « lieu de création chaleureux », le Roxy Theatre abritait les bureaux de la compagnie Theatre Network. Depuis 25 ans, ils proposaient des pièces très variées : musicales, comiques, dramatiques… « Ils ont introduit [le marionnettiste] Ronnie Burkett ici à Edmonton », ajoute notamment M. Dooley.

Seulement deux ans après sa première édition, l’Aventure du canoë volant, événement produit par La Cité francophone, prend une ampleur inespérée.

« En 24h, on est devenus producteurs de la Mill Creek Adventure Walk, à travers la commission d’Edmonton Arts Council. J’ai eu l’approbation du financement en octobre, pour un événement qui devait avoir lieu la première semaine de février », raconte le directeur de La Cité francophone, Daniel Cournoyer. La Winter Light Society ayant en effet cessé toutes ses activités en 2012 − du jour au lendemain −, La Cité est passée de partenaire à producteur dans le temps de le dire.

Deux ans plus tard, avec déjà un succès non négligeable l’année dernière alors que 5000  personnes se sont déplacées pour venir s’amuser à -25°C dans le ravin Mill Creek et dans les parages de La Cité (rebaptisée Cité en lumières pour l’occasion), l’Aventure du canoë volant est un incontournable de l’hiver edmontonien et un événement bénéficiant d’un budget de 170 000 $ en 2015.

Incontournable, en particulier pour les organisateurs du festival Winter Cities Shake-Up qui aura lieu à Edmonton du 28 au 30 janvier prochain. Ceux-ci auraient même espéré pouvoir déplacer l’Aventure du canoë volant pour qu’elle coïncide avec leurs dates. Daniel Cournoyer leur a plutôt proposé de servir à leurs centaines de délégués un échantillon de l’expérience : les participant de la conférence auront droit à un mini canoë volant le soir du 28 janvier. C’est la seule activité spéciale à l’horaire, en dehors des conférences.

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