Quelque 21 femmes de six communautés métis ont célébré le 28 juin dernier le lancement du projet Santé et bien-être des femmes métis dans la région de Batoche, en Saskatchewan. Le but de ce projet est de mettre en valeur la contribution des femmes métis à leur culture. Quatre chercheuses d'origine métis, dont Cindy Gaudet, professeure adjointe en études autochtones au Campus Saint-Jean, participent à ce projet.

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Planté en 1874, l’érable du Manitoba planté par Laurent Garneau, métis francophone renommé, devra être abattu pour des raisons de sécurité. Une cérémonie commémorative a été organisée dans la soirée du vendredi 15 septembre, près de cet arbre qui constitue un important symbole de l’histoire métisse.

La conférence Daniels, organisée par le Centre Rupertsland pour la Recherche Métis, s’est tenue au Centre Lister de l’Université de l’Alberta du 26 au 28 janvier. L’objectif de ces trois jours de présentations et de débats était de comprendre et d’analyser les implications sociales et politiques de la décision de la Cour Suprême du Canada concernant le peuple métis, une décision accueillie comme une victoire mais qui soulève plusieurs interrogations.

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Portrait d’une femme Métis

C'est le 26 mai 2015 que le théâtre de Fort Calgary fait salle comble de passionnés de l'histoire des Métis en Alberta. Doris Jeanne MacKinnon, auteure du livre The Identities of Marie Rose Delorme Smith - Portrait of a Métis Woman 1861-1960 présente alors un diaporama fascinant qui raconte l'histoire de Marie Rose, brave femme Franco-Métis, née à Saint-François-Xavier, région de la Rivière Rouge, durant l'ère du commerce des fourrures.

Son père Urbain Delorme Jr et sa mère Marie Desmarais sont parents de nombreux enfants et Marie Rose est l'aînée des quatre survivants. À l'âge de 16 ans, Marie Rose est vendue en mariage pour 50 $ par sa mère à Charlie Smith, un commerçant de « robe & whisky »  qui fait plus de deux fois son âge. Possiblement d'orgine norvégienne, le nom de famille Smith n'était peut-être pas réellement son nom.

Jeune femme très intelligente, créative, fière et forte, l'avenir réserve une richesse d'aventures et de buts importants dans la vie de Marie Rose. Elle donnera naissance à 17 enfants, établira une maison de pension, développera un homestead, deviendra femme médecine et sage femme ainsi qu'écrivaine-historienne « folk ». En 1948, elle publie plusieurs articles dans le périodique Canadian Cattlemen.

Dimanche 16 novembre à Edmonton, dans la rotonde principale de l’Assemblée législative, la Métis Nation of Alberta a rendu hommage à Louis Riel, grand défenseur des droits des Métis. Pour s’être rebellé contre le gouvernement canadien, il fut condamné à mort et pendu à Régina en 1885, à l’âge de 41 ans.

Différents invités se sont succédé à la tribune, devant une petite assistance. Joseph Pimlott, le vice-président de la Métis Nation of Alberta, a incité le public à « se rappeler Louis Riel pour le sacrifice qu’il a fait pour nous offrir une vie meilleure ». L’entrainant hymne métis a ensuite retenti dans la rotonde.

Gene Zwozdesky, le président de l’Assemblée législative, a rappelé que cette journée avait le double objectif de « commémorer et célébrer » la culture métisse et l’héritage de Louis Riel dont il a d’ailleurs repris une citation : « I have nothing but my heart and I have given it long ago to my country. »

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