Redéfinir ! C’est un peu le mot d’ordre que s’est donné le Centre de développement économique de l’Alberta (CDÉA) lors de son assemblée générale du jeudi 22 septembre, à Calgary. L'AGA a été plus longue que de coutume puisque l’organisme devra aborder de nombreux changements lors de l'année 2016. Quelle sera la ligne directrice dans les dossiers concernant le CDÉA ? Jean-Philippe Couture, le président, a bien voulu répondre aux questions du Franco.

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C’est du jamais vu! L’Alberta courtise ouvertement les Québécois à travers une campagne publicitaire audacieuse mise sur pied en collaboration avec le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA). L’opération a d’ailleurs permis un véritable déridage des outils publicitaires utilisés par le CDÉA pour convaincre les Québécois de visiter la province.

Gens qui ecoutent 3Une centaine d’entrepreneurs et de membres de la communauté francophone de l’Alberta se sont rassemblés à l’hôtel Sheraton Cavalier de Calgary, les 23 et 24 octobre, pour le 6e Rendez-vous d’affaires du Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA). L’évènement, qui se tient normalement à Edmonton, était pour la première fois à Calgary cette année.

 

« J’étais nerveux à l’idée de tenir l’évènement à Calgary. Je suis tellement content du résultat. Après tout, nous sommes un organisme provincial donc c’est à nous de s’assurer que toutes nos activités ne soient pas toujours à Edmonton », souligne Marc Tremblay, le président-directeur général du CDÉA.

tirelireL’élection du Parti libéral de Justin Trudeau pourrait changer beaucoup pour les petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes, d’après le président-directeur général (PDG) du Conseil de développement économique de l’Alberta, Marc Tremblay.

 

« Il est encore tôt pour dire comment les choses vont changer, mais il faut rappeler que les libéraux ont à coeur la réussite des petites et moyennes entreprises. Elles sont le poumon de l’économie et j’imagine que le nouveau gouvernement va s’assurer qu’elles aient accès à un environnement propice à la croissance », projette Marc Tremblay.

 

Il explique que le gouvernement conservateur n’a pas nécessairement coupé dans les services aux entrepreneurs, mais il en n’a pas ajouté non plus. Le gouvernement de Stephen Harper a toutefois investi beaucoup d’argent dans la Banque de développement du Canada pour offrir plus de prêts aux entreprises, selon lui. « J’ai l’impression que cela va continuer sous les libéraux et on sera peut-être même surpris par une amélioration des subventions aux entrepreneurs, qui sait », lance-t-il.

 

Forte du succès que connaît la cabane à sucre à Bonnyville, la famille Tellier a accueilli cette année sur son épinettière le lever du drapeau franco-albertain et le lancement du guide touristique de l’Alberta en français lors de son événement annuel des sucres.

Au rythme des cuillères du groupe Les Bûcherons, et suivant la bonne odeur de jambon et de fèves au lard, les 500 invités de la cabane à sucre se sont amassés dans la clairière sur la propriété de la famille Tellier. Le temps de se mettre à leur aise, ils ont ensuite été encouragés à se joindre à l’hymne national chanté par Rachelle, une jeune fille de la région, alors que la mascotte franco-albertaine, Gribbit, levait le drapeau.

Cette clairière entre les conifères, recouverte de copeaux de bois pour le confort des participants, appartient à la famille Tellier depuis 1928. Elle fait partie du terrain de la ferme avoisinante, que possède la troisième génération de Tellier, « et bientôt la quatrième », rappelle le patriarche, Louis Tellier.

« À l’origine, dans les débuts 1900, c’était les Marcelet. C’était tous des francophones qui étaient ici dès le début. Ensuite ça s’est vendu à un M. Côté, M. Cayouette, M. Vallaire-Roy, puis ensuite M. Vallaire-Roy nous l’a vendu. Nous, on est voisin au sud ici, donc ça nous a accommodé beaucoup pour agrandir pour l’agriculture », dit-il.

Depuis 9 ans, Gaby et Louis Tellier accueillent la cabane à sucre régionale. Mais rien n’aurait été possible sans la communauté. « Chacun fait sa petite part et à la fin de la journée, ce n’est pas si mal que ça parce que tout se passe bien, affirme Louis Tellier. Tu vois les femmes à la cuisine, moi je claire le site, un autre monsieur transporte la rip. Tout est fait comme une coopérative. Moi j’aime beaucoup ça. »

 

Vendredi 6 février, Saint-Paul a officiellement rejoint Concerto, le réseau de municipalités bilingues de l’Alberta. Une manière de favoriser le développement économique de la ville en valorisant le fait français.

Inspiré de l’Association des municipalités bilingues du Manitoba qui fête cette année ses 20 ans, le réseau Concerto a vu le jour en novembre 2010. « Pour nous, c’était important de se donner un véhicule pour mettre l’accent sur la valeur ajoutée du bilinguisme », explique Marc Tremblay, président-directeur général du Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA), l’organisme à l’origine de cette initiative.

Les membres du réseau sont Plamondon, Beaumont, Legal, Morinville, Saint-Albert, Bonnyville, Falher, le comté de Lac La Biche, le district municipal de Smoky River et Saint-Paul, dont la cérémonie d’adhésion s’est tenue le 6 février dernier (bien que le vote du conseil municipal remonte au 16 mai 2014). 15% des habitants de Saint-Paul sont francophones de langue maternelle et 22% parlent la langue.

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