Faire rayonner la culture francophone en milieu minoritaire! Voilà le prochain objectif de Joëlle Préfontaine, nouvelle directrice artistique de l’Unithéâtre. Originaire de Legal, celle qui entrera en fonction en février 2018 reprendra le flambeau de Brian Dooley. Si elle compte bien tout mettre en oeuvre afin de poursuivre l’élan de nouveautés cher aux Franco-Albertains, la nouvelle directrice espère également y laisser sa marque.

Le 30 juin dernier, l’UniThéâtre a annoncé le départ d’une grande figure des arts de la scène, de la communauté franco-albertaine. Après six ans de bons et loyaux services, le directeur artistique de l’UniThéâtre, Brian Dooley a décidé de passer prochainement le flambeau et de tirer sa révérence. Retour sur l’itinéraire d’un homme aussi passionné par la vie que par la comédie!

La troisième et dernière pièce de L’Unithéâtre cette saison sera jouée jusqu’au 5 avril. Écrite par Carole Fréchette et mise en scène par Brian Dooley, cette histoire d’amour contemporaine réunit un chasseur de prime cupide et une femme rêvant au prince charmant.

« Ça résonne comme un conte de fée, ça c’est voulu de la part de Carole [Fréchette, l’auteure] », explique Brian Dooley, metteur en scène de Jean et Béatrice, la nouvelle production de L’Unithéâtre jouée du 25 mars au 5 avril à La Cité francophone. Librement inspirée du conte allemand Raiponce– celui avec la jeune femme enfermée au sommet d’une tour –, l’histoire nous présente Béatrice, qui habite seule au 33e étage de son immeuble. « Elle a mis des affiches sur les poteaux à travers la ville. Elle cherche un homme qui peut l’intéresser, l’émouvoir et la séduire. Y’a ces trois étapes-là », sourit le metteur en scène. À la clé, une « récompense substantielle » qui fait apparaître des dollars dans les yeux de Jean, peu intéressé par la romance... jusqu’à présent.

« Je suis toujours fasciné par les relations humaines, quand il y a une complexité subtile, elusive, quand on parle de l’amour ! », résume Brian Dooley. Pour favoriser l’intimité entre les deux comédiens – Steve Jodoin et France Perras – et les spectateurs, le directeur de L’Unithéâtre a fait en sorte d’insérer la scène dans le public, pour que celui-ci soit disposé sur trois des quatre côtés. « C’est ce genre d’expérience que j’aime et que je recherche quand je vais au théâtre », confie-t-il simplement. Minimaliste, le décor du huis clos possède néanmoins une immense fenêtre permettant des projections vidéo, d’ailleurs présentes dans les didascalies de la pièce écrite en 2002.

Le directeur de l’UniThéâtre rend hommage à la compagnie Theatre Network et au Roxy Theatre totalement détruit par un incendie le 13 janvier.

« C’est une grosse perte pour la ville parce que c’était une voix alternative théâtrale significative et aussi une compagnie de théâtre dévouée à des créations contemporaines canadiennes. » Brian Dooley, le directeur de l’UniThéâtre, se dit très peiné par l’incendie qui a réduit en cendres le Roxy Theatre le 13 janvier (l’origine du feu reste inconnue). Ouvert en 1938 en tant que cinéma, le Roxy s’était changé en théâtre en 1989.

En plus d’être une salle de spectacle et un « lieu de création chaleureux », le Roxy Theatre abritait les bureaux de la compagnie Theatre Network. Depuis 25 ans, ils proposaient des pièces très variées : musicales, comiques, dramatiques… « Ils ont introduit [le marionnettiste] Ronnie Burkett ici à Edmonton », ajoute notamment M. Dooley.

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