unnamed1Les mois d’octobre et de novembre seront occupés pour le groupe de musique originaire de Winnipeg, Chic Gamine. Le quintet se lance dans une tournée pancanadienne dès le 15 octobre, à Montréal.

 

Après le Québec, l’Ontario et la Saskatchewan, ce sera à la province de la Rose sauvage d’accueillir le groupe, en novembre. Chic Gamine fera découvrir ses plus récentes chansons, issues de son album Light a Match, dont la sortie est prévue le 23 octobre.

 

La tournée prendra fin dans la ville natale de Chic Gamine, Winnipeg, le 21 novembre.


D’après le groupe, Light a Match est plus audacieux que ses deux précédents albums et correspond davantage à la vision de la musique que ses membres voulaient enregistrer à leurs débuts. Chic Gamine donne un avant-goût de son nouvel album, en rendant publique la chanson Follow Through, qui commence tout doucement en balade, et qui met en valeur la voix des trois chanteuses. Le rythme s’accélère ensuite pour donner la place à la guitare électrique.

 

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Après 31 ans d’existence, le festival Taste of Edmonton n’a plus besoin de présentation. Anglophones comme francophones semblent s’entendre pour dire que c’est un des événements annuels dont Edmonton est le plus fier, avec ses dizaines de kiosques et de cantines mobiles concentrées autour du square Churchill et ses nombreuses saveurs, plus alléchantes les unes que les autres.

 

Cette année, c’est jusqu’au 25 juillet que le square incitera la population à tenter de nouveaux mets ou à redécouvrir des classiques, pour l’équivalent de quelques dollars. Il y en a littéralement pour tous les goûts. Spécialités italiennes, indiennes, libanaises, chinoises, japonaises, mexicaines, grecques et ainsi de suite… Il est possible de faire le tour du monde sans même quitter le square Churchill.

Du 30 janvier au 13 février, de Falher à Bonnyville, la chanteuse Sandra Le Couteur parcourra l’Alberta dans le cadre d’une tournée de concerts « chez l’habitant ». L’Acadienne promet d’emmener les spectateurs dans l’univers de son île, l’île Miscou.

« J’ai été bercée par la grande chanson française parce qu’on avait une radio qui diffusait les artistes français et québécois », explique Sandra Le Couteur. Elle a grandi à Miscou, une île « très très isolée » à l’extrême nord-est du Nouveau-Brunswick. Cette enfance atypique nourrit aujourd’hui ses textes. « Quand j’étais petite, y’avait pas de pont, on avait un traversier », se souvient-elle. Un pont a finalement été construit en 1996.

Chanteuse depuis toujours (« je dis toujours que j’ai chanté à mon baptême »), Sandra en a fait son métier sur le tard. « Mes enfants sont entrés à l’université et j’ai pris la décision de plonger », raconte l’Acadienne née en 1956. Elle gagne le prix du public du Gala de la chanson de Caraquet en 1992 et enchaîne les concerts : « À la Place des Arts (immense complexe artistique à Montréal, NDLR), au Vietnam, en France…  Je me suis promenée pas mal ».

Le trio québécois de musique traditionnelle De Temps Antan était de passage au Arden Theater de Saint-Albert, vendredi 14 novembre. Le chanteur-accordéoniste-harmoniciste Pierre-Luc Dupuis s’est prêté au jeu de l’entrevue.

Le Franco : Quand vous vous présentez, comment définissez-vous votre trio ?

Pierre-Luc Dupuis : Il y a une espèce de trademarkqui a surgi depuis quelques années, c’est power trio. […] On est des gars qui ont quand même écouté beaucoup de rock, beaucoup de punk… On se laisse influencer par ces musiques-là. On fait de la musique traditionnelle avec une énergie qui est, à la base, pour des danseurs. […] Après, c’est de la chanson à répondre, c’est des pièces instrumentales... Un mélange de tradition et de compositions originales. […] On fait aussi parfois appel à des auteurs. […]

LF : Depuis dix ans, qu’est-ce qui a changé dans la façon de faire votre métier ?

P.-L.D. : Honnêtement, il n’y a pas beaucoup de choses qui ont changé pour nous. On a toujours gardé la même approche, la même façon de travailler. Après dix ans, on est encore les trois mêmes personnes (André Brunet, lui-même et Éric Beaudry, de gauche à droite sur la photo, NDLR). […]. Je dirais que ce qui a changé, c’est peut-être l’industrie autour : les collaborateurs avec qui on travaille, les agents de spectacles, la gérance…

Ce qu’on réalise après dix ans, c’est qu’on est vraiment comme une PME, une petite entreprise qui essaye de survivre dans un grand monde. […] On a toujours travaillé à trois, souvent autour d’une table de cuisine, à se lancer des idées… Après, la scène, ça fait partie de nous, je pense qu’on a gardé pas mal la même attitude en dix ans.

La chanteuse métisse Andrea Menard présentera son nouvel album Liftaux côtés du guitariste Robert Walsh – producteur et co-auteur du disque – vendredi 14 novembre à Edmonton, puis les 15 et 16 à Calgary. Le Montréalais nous en dit plus…

Le Franco (LF) : Comment avez-vous rencontré Andrea Menard ?

Robert Walsh (RW) : J’ai grandi à Montréal, j’ai passé dix ans à Toronto et puis c’est en venant en Alberta avec ma femme – qui a grandi ici –, que j’ai rencontré Andrea. [Ma femme] a fait une pièce de théâtre avec elle en Saskatchewan. Après ça, on est devenu des amis.

Andrea avait une bourse pour créer une pièce de théâtre, a musical, et elle a dépensé tout son argent sur une auto, un ordinateur… elle n’a rien écrit ! (rires) Elle m’a demandé de travailler avec elle sur la musique et on a créé notre première chose ensemble qui s’appelait The Velvet Devil. […] Ça a commencé comme un one-woman-show et puis CBC a décidé de faire un film avec*. […] Ça raconte l’histoire d’une femme métisse qui s’est trouvée à Toronto chantant du jazz et tout… C’est une belle histoire.

Après ça, l’Institut Gabriel-Dumont a approché Andrea pour faire quelque chose de métis. On a écrit tout un album (Simple Steps, 2005). Tu ne dirais pas que c’est de la musique autochtone comme telle mais il y a des influences. […] Ça a remporté beaucoup de prix.

L’organiste Jeanne Robinson a réussi une impressionnante collecte de fonds pour réparer le vieil orgue de l’église de Bonnyville. La somme amassée permettra à un spécialiste de la société Casavant de venir à début décembre pour donner une nouvelle jeunesse à l’instrument.

« Chaque fois qu’un réparateur venait, j’allais à l’église le rencontrer et il disait toujours : ce que je fais ici, c’est comme un petit pansement, votre orgue a vraiment besoin d’une bonne réparation », raconte l’organiste Jeanne Robinson, qui est aussi représentante du Nord-Est au sein du conseil d’administration de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA).

La musicienne fait alors estimer le coût d’une réparation complète de l’orgue, dont le cuir commence à se fendre. Le devis est salé : environ 70 000 $. « J’en avais parlé à la paroisse qui trouvait ça pas mal dispendieux. J’ai dit : moi je vais m’en occuper. » Elle décide donc d’aller frapper à la porte des commerces et des paroissiens pour tenter de réunir la somme requise. « N’importe quelle donation était très appréciée : 5, 10, 15, 20 $… », précise-t-elle.

Cette année, le 25e Chant’Ouest était présenté à la Cité francophone d’Edmonton le 25 septembre. Karimah et Kasperzick ont été couronnés.

Le concours interprovincial de l’Ouest et du Nord canadiens fêtait son 25e anniversaire et mettait en vedette les quatre finalistes : Denis P. Clément (Colombie-Britannique), Karimah (Alberta), Malika Sellami (Saskatchewan) et Kasperzick (Manitoba).

Le président du Conseil d’administration de la Société Chant’Ouest, Aimé Boisjoli, a exprimé sa satisfaction face à la réussite de cet évènement, surtout en ce 25e anniversaire : « C’était un très bon spectacle, je n’avais pas l’impression d’être à un concours et ce n’est pas souvent que je me sens comme ceci lorsqu’il s’agit d’une compétition. Il y avait une belle complicité et une qualité artistique de professionnels chez tous les participants ! J’espère que c’est seulement le début de cette vague de talent. »

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