Comment consomme-t-on l’information en 2017 ? C’est l’une des nombreuses questions abordées lors du 27e gala de l’Association de la presse francophone (APF). L’avenir du journal papier reste toujours aussi incertain, mais est-il prêt à tomber aux oubliettes ? Le support est un moyen et non une fin pour transmettre l’information. Rendu en 2017, le support déterminerait-il fondamentalement notre manière de penser ?

Ça y est ! Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a accordé une licence à la Radio communautaire du grand Edmonton. Une bonne nouvelle en ce début de 2017 pour le rayonnement des médias francophones en milieu minoritaire. Cette licence est une première étape. Cependant, le processus n’est pas encore terminé.

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Un éditorial tout en légèreté cette semaine. Eh oui, Angelina et Brad se séparent ! Une nouvelle qui a fait le tour de la toile en un rien de temps. Des personnes rendues si célèbres, qu’elles en sont devenues inaccessibles pour le commun des mortels (ceux qui ne sont pas célèbres). Beauté, pouvoir, argent, ce couple mythique n’avait presque rien à envier à l’histoire d’amour de certaines divinités grecques. Pourquoi en 2016, ressentons-nous le besoin d’idolâtrer, puis de haïr certaines célébrités ? Avons-nous finalement remplacé les anciennes icônes religieuses par des nouvelles : les icônes hollywoodiennes ?

Près de quinze ans après l’attentat du 11 septembre, un autre attentat s’est récemment produit à New York. Si l’ampleur des dégâts n’est pas comparable, la vue de notre écran ravive certains souvenirs, certaines émotions. Plusieurs spécialistes y voient un effet papillon des médias.

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La quintessence de la presse francophone canadienne était à Edmonton, le 28 mai dernier, à l’occasion du gala des Prix d’excellence de l’Association de la presse francophone (APF). Chaque année, ces prix sont remis afin de souligner les exploits que réalisent les journaux francophones en situation minoritaire au Canada. Le Franco, seul journal francophone de l’Alberta et hôte de la soirée, a accueilli les membres de l’APF dans l’endroit tout désigné à cet effet: La Cité francophone. C’est dans ce lieu de rassemblement culturel et communautaire qu’ont été annoncés les 13 lauréats du gala des Prix d’excellence. Voilà une belle consécration pour ces artisans de la presse, qui sont toujours présents, toujours debout. Retour sur l’événement.

Vous rappelez-vous cet article sur la glottophobie écrit par notre journaliste Martin Bouchard? Outre le thème de la discrimination par l’accent, l’article a souligné un autre point important : le manque d’école de formation en français en journalisme dans les provinces de l’Ouest. Il serait peut-être temps d’y penser, car les besoins sont importants et son
potentiel l'est tout autant!

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4000 km, c’est un peu loin pour partir avec son baluchon quand on veut suivre une formation de journalisme en français et que l’on est francophone de l’Alberta.

Montréal ou bien encore l’Ontario sont des passages quasi obligatoires pour se former dans la langue de Molière et surtout dans le domaine très compétitif des médias.

Le manque de programme en journalisme en français appauvrit les possibilités, tant pour les futurs journalistes que pour les médias des provinces de l’Ouest.

Une école implantée dans l’Ouest permettrait d’enrichir les médias et le mandat qui leur est donné afin de développer un contenu rédactionnel plus étoffé. Par exemple, grâce à la présence de jeunes comme notre stagiaire Émilie Pelletier, il nous est plus facile de représenter la communauté francophone dans son intégralité. Une école nous permettrait à nous médias de passer le flambeau à cette nouvelle génération aussi passionnée que férue de technologies.Une situation qui complique quelque peu les choses. Le journal Le Franco, tout comme Radio-Canada, connait un appauvrissement de ses effectifs venant d’ici. Apprentis journalistes francophones, où êtes-vous? Si des programmes comme Jeunesse Canada au Travail contribuent à établir un échange intéressant, ce n’est pas toujours suffisant.

Mais n’oublions pas que l’écriture est la base de ce métier, avec une bonne dose de curiosité. Le reste vient avec le temps et c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Le milieu du journalisme est actuellement saturé dans l’est du pays, alors que la demande est criante en Alberta! Est-ce que le Campus Saint-Jean a un rôle à jouer dans cette optique?

L’Ouest se développe de plus en plus vite, et à ce titre, il est peut-être temps de lui donner une école de journalisme en français digne de ce nom!

 

JournauxAprès la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE), c’est au tour de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada de porter plainte contre trois institutions fédérales. La FCFA souhaite notamment que le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, détermine si elles ont manqué à leurs obligations linguistiques en privilégiant Internet au détriment des médias francophones minoritaires, pour partager leurs messages publicitaires. Une enquête est déjà en cours pour déterminer s’il y a eu ou non préjudice.

 

Le Commissariat aux langues officielles du Canada a ouvert une enquête en juin, à la suite d’une plainte de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) et appuyée par l’Association de la presse francophone (APF). D’autres plaintes sont venues s’y ajouter. C’est ce que le département des communications du commissaire, Graham Fraser, nous a confirmé dans un échange de courriels, le 11 septembre.

Le professeur au département de science politique de l’Université de Montréal était de passage en Alberta le 22 octobre pour la première de la série de conférences Louis Desrochers au Campus Saint-Jean.

Frédérick Bastien était étudiant en science politique quand deux journalistes du talk-show La fin du monde est à 7h (diffusée sur TQS) ont demandé une carte de presse à la Fédération des journalistes professionnels du Québec (FPJQ). En 1999, ce geste de Jean-René Duford et de Patrick Masbourian avait fait controverse et ravivé l’éternelle question de ce qui constituait de l’information et du journalisme, à proprement parler. Ce fut l’étincelle qui alluma le feu de M. Bastien pour le domaine de la communication politique, et plus particulièrement les sentiments et opinions passionnés au sujet de l’infodivertissement. Il en fit quelques années plus tard l’objet de sa thèse de doctorat et enfin, l’année dernière, le sujet d’un livre publié aux Presses de l’Université Laval intitulé Tout le monde en regarde! La politique, le journalisme et l’infodivertissement à la télévision québécoise.

Ce sont principalement les conclusions de ce livre que M. Bastien était venu présenter au Campus Saint-Jean devant une trentaine de personnes.

Pourquoi passer par un autre média quand on a une tribune dans le sien? C’est ce que je me suis dit après avoir vu le téléjournal Alberta du 9 octobre. Ce qui devait être un topo sur la nécessité de donner au Fonds du Franco pour assurer sa survie à long terme a été tronqué comme soundbite local ajouté en fin de reportage sur une Conférence internationale sur les médias francophones à Montréal.

Déception, je dois le dire, mais  j’ai parfois tendance à oublier les exigences de la télé. Je vais donc vous expliquer aujourd’hui ce que je voulais pouvoir vous communiquer alors.

Le Fonds du Franco existe depuis l’année dernière seulement. Lorsqu’il a été créé, vous êtes nombreux à avoir donné très généreusement, et je vous demande de le faire à nouveau pour que la communauté francophone du futur puisse, comme vous, profiter d’une source d’information en français de proximité et indépendante.

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