Le 22 septembre, un atelier intitulé Les maux de l’immigration a été donné à la Cité francophone à Edmonton par le Centre d’accueil et d’établissement du Nord de l’Alberta (CAÉ). Les défis les plus cruciaux des familles nouvellement installées ont été identifiés et passés au crible. Le but : outiller les nouveaux arrivants dans leur intégration économique, culturelle et sociale.

Les maux de limmigration

Du 2 au 6 janvier, plus d’une centaine d’enfants âgés de 6 à 12 ans ont participé au camp de jour francophone organisé par le Centre d’Accueil pour les Nouveaux Arrivants Francophones (CANAF) de Calgary. L’occasion pour ces enfants fraîchement expatriés d’en apprendre plus sur la culture canadienne et de s’intégrer.

En septembre, il n’y a pas que les étudiants qui se préparent à la rentrée. Beaucoup de familles nouvellement débarquées à Edmonton doivent apprendre à cheminer et à grandir dans leur nouvel environnement. Pour les aider à surmonter ce défi de taille, ces nouveaux arrivants peuvent compter sur la SONA, organisée en partenariat par le Centre d’accueil et d’établissement (CAÉ) et le Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN). Compte-rendu.

camp ete

Depuis maintenant 10 ans, le Centre d’accueil et d’établissement (CAÉ) organise un camp d’été anglais langue seconde, dont les cours sont crédités. Le 30 juillet dernier avait justement lieu la cérémonie de fermeture du camp, durant laquelle les participants ont pu recevoir un diplôme et exprimer leur gratitude envers les organisateurs.

Bien que la seule langue officielle de la province demeure l’anglais, la communauté francophone est toujours bien vivante en Alberta, et s’organise de mieux en mieux. Cette vitalité est davantage causée par l’immigration de francophones, surtout en provenance d’Afrique et de France, que des Francos-Albertains de souche. Des ressources sont d’ailleurs nombreuses pour accueillir et intégrer ces nouveaux arrivants, qui atterrissent dans un nouveau pays, une nouvelle culture, une nouvelle réalité. Mais, une portion importante des francophones d’Alberta vient des Canadiens qui quittent le Québec ou le Nouveau-Brunswick pour s’installer dans l’Ouest. Qu’en est-il pour eux ?

La question ne date pas d’hier, mais elle demeure toujours d’actualité, alors que chaque année des milliers de Québécois, pour la plupart francophones, quittent leur province en faveur de l’Alberta. Bien que certains Québécois soient réfractaires à l’idée d’aborder ce sujet, d’autres ont accepté de témoigner de leurs défis à leur arrivée et de la perception de cette nouvelle réalité.

Samedi 11 avril à 13h, Francophonie albertaine plurielle (FRAP) a tenu une réunion d’information et de discussion au Campus Saint-Jean. L’occasion de rappeler la raison d’être de ce nouvel organisme et de prendre le pouls de la communauté.

Qu’est-ce que Francophonie albertaine plurielle (FRAP) ?

« La FRAP a pour mission de rapprocher les communautés et de veiller à l’intégration socioéconomique et culturelle des francophones issus de la nouvelle immigration, notamment les communautés d’origine africaine et haïtienne qui sont les plus vulnérables. » C’est ainsi que Jeanne Lehman, présidente de la FRAP, a résumé l’objectif de l’association dans son discours d’ouverture, samedi après-midi au Campus Saint-Jean. Officiellement lancé le 12 décembre, l’organisme se définit comme « un groupe de pression et d’action ».

La FRAP souhaite se concentrer sur six orientations : l’éducation, l’employabilité et l’entreprenariat, la culture, la participation civique, la représentativité des communautés (pour que la nouvelle immigration participe aux prises de décisions les concernant) ainsi que le changement du discours public. L’association rappelle que « le visage de la francophonie a changé en Alberta » et veut s’assurer que l’offre de services proposés par les organismes albertains corresponde aux besoins des communautés d’origine étrangère. « La confiance n’exclue pas le contrôle », a souligné Mme Lehman.

Cette semaine en était une de répit pour l’actualité franco-albertaine et dans les agendas de ceux qui se dévouent allègrement aux activités de la communauté. J’espère que vous avez pris tout le repos qu’il vous faut puisque les semaines qui viennent seront bien remplies d’adrénaline, de partage et de délires hivernaux. En une ligne je cite : la Classique Héritage, la Soirée de curling francophone, le Pentathlon de Jasper, l’Aventure du canoë volant et le Carnaval de Saint-Isidore, pour en omettre plusieurs, je suis certaine…

Ceci ne veut toutefois pas dire que les pages de votre journal hebdomadaire ne sont, cette semaine, que bonnes pour le foyer… Parfois, quand nous ne sommes pas de facto occupés par une multitude de nouvelles ou d’événements primordiaux pour notre francophonie, cela nous laisse le temps de réfléchir aux bonnes nouvelles. Les bonnes nouvelles qui ne sont pas flamboyantes mais qui dévoilent plutôt des idées brillantes… Il y en a trois dans le journal cette semaine. Mais c’est de leur thème sous-jacent dont je veux parler.

Un Comité ad hoc intégration professionnelle a été créé début octobre par le Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) pour « entamer un dialogue par rapport à l’intégration professionnelle d’individus issus de l’immigration ». La première réunion a eu lieu le 5 novembre.

« On a eu une rencontre avec le groupe FRAP (Francophonie albertaine plurielle) le 19 juin. On s’est dit que c’était un sujet qui méritait davantage d’informations, davantage de débats », explique Karen Doucet, présidente du comité et du CSCN, qui affirme que le conseil est « sensible aux changements dans notre communauté [francophone] ». Elle se rappelle notamment d’une hausse record du nombre d’élèves en 2006 (+21%), conséquence directe de l’immigration francophone.

Le mois dernier, une pétition réclamant davantage d’enseignants issus de l’immigration au sein du CSCN avait réuni 500 signatures.

 

L’Alliance Jeunesse-Famille de l’Alberta Society (AJFAS) a organisé le vendredi 17 octobre au centre de conférences Shaw
une rencontre multisectorielle sur le thème : logement, emploi et santé mentale pour les délinquants en libération conditionnelle.


L’AJFAS est membre du comité consultatif national ethnoculturel et du comité consultatif régional ethnoculturel de la région des Prairies depuis 2005. Ces deux structures sont des comités autogérés qui représentent les intérêts des citoyens des collectivités ethnoculturelles auprès du Service correctionnel Canada (SCC), tout en contribuant à l’amélioration de la qualité des services et programmes correctionnels fédéraux offerts aux délinquants appartenant à des minorités ethnoculturelles au Canada.

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