La ville de Grande Prairie met la main à la patte en réalisant son guide de relogement dans les deux langues officielles. La version française est donc disponible afin de guider et de renseigner quiconque souhaite y emménager.  Près de 2000 brochures ont été publiées et 700 copies déjà distribuées.  

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« Ce guide permet aux gens qui arrivent à Grande Prairie d’avoir une bonne idée de la population, de l’histoire de grande prairie, des écoles et des activités qui se passent dans la ville », souligne Michelle Margarit, directrice de l’ACFA régionale. Dans la version en français, de nombreuses références sont faites sur la francophonie, notamment sur les services offerts.

Cette initiative a été lancée en décembre 2016 par la ville elle-même. Une agréable surprise pour Mme Margarit qui souligne le fait francophone très actif dans les activités de cette municipalité. L’intérêt de ce guide permet donc d’avoir un document en français pour les nouveaux arrivants. Il a été déposé dans tous les organismes, ainsi qu’à l’aéroport. « Ça nous a ouvert beaucoup de portes », ajoute cette dernière. Les commissions scolaires du Nord-Ouest sont vraiment contentes, car le guide permet d’informer sur l’existence d’une francophonie à Grande Prairie et de donner aussi une visibilité à ses écoles francophones.

Un engouement croissant

La population francophone représente environ 8000 habitants, soit 10% de la population totale estimée à 65 318 habitants. « C’est la ville qui s’est le plus développée au Canada cette année, il y a une expansion incroyable », constate fièrement la directrice de l’ACFA, de Grande Prairie. Selon elle et d’après les chiffres du dernier recensement, la population a augmenté de 10 000 en l’espace de cinq ans, ce qui correspond à une hausse de 13%.

« La qualité de la vie y est bonne et l’économie se porte très bien. Le taux de chômage a descendu à 7% », précise Mme Margarit. Son économie diversifiée comme la foresterie, le gaz, le pétrole et l’agriculture n’est pas non plus étrangère à ce succès.  Le plus grand centre commercial dans le Nord canadien se situant à Grande Prairie, permet actuellement de desservir une vaste population.  « Car on sert beaucoup la population du nord de la Colombie-Britannique, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest, les fins de semaine il y a souvent des camions qui viennent charger l’épicerie », explique-t-elle.

Une population éclectique

Le plus grand nombre de communautés autochtones habitant dans le nord-ouest de la province, contribue aussi à l’essor et à la diversité démographiques de la ville. Toutes ces communautés viennent faire leurs achats aussi à Grande Prairie. Selon la directrice, on sert une population d’environ 260 000 habitants avec l’économie des marchands. La ville a dû recommander une seconde publication afin de faire la promotion de ses services tellement la demande est forte. L’âge de la population en moyenne se situe entre 30 ans et trois mois. Grande Prairie a décidément le vent en poupe. « C’est une ville accueillante et ouverte aux différentes cultures. On est très très fiers de notre ville », déclare Michelle Margarit. Ce guide montre le travail de longue haleine, réalisé par l’ACFA régionale de Grande Prairie ces dernières années pour faire reconnaître la communauté francophone. Aujourd’hui c’est chose faite, ce guide initié en français par la mairie de la ville est une jolie marque de reconnaissance envers la communauté.  

L’assemblée générale annuelle de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA),  a rassemblé la crème de la crème en matière de francophonie le 2 juin, à la salle Imperial du Winston Golf Club, à Calgary. À l’aube de la création d’une politique de services en français, l’importance d’avoir des services juridiques dans la langue de Molière se voit renforcée.  L’organisme s’est vu conférer lors du banquet le rôle de chef de file dans ce domaine.

 

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Beaucoup de chemin aura été parcouru depuis la création, voilà 11 ans de l’Association des juristes d’expression française. L’AJEFA aura donc mis les petits plats dans les grands afin d’organiser son banquet annuel. Près de 100 personnes se sont déplacées afin d’y assister. L’évènement a débuté dans un premier temps par la présentation de son AGA. La présidente de l’AJEFA Bianca Kratt a tenu à mentionner les efforts accomplis durant l’année pour diversifier les sources de revenus. « Nous avons obtenu du financement pluriannuel de la Fondation du droit de l’Ontario… afin de développer un programme d’éducation juridique et des ressources pour diverses populations », a-t-elle déclaré. D’autres sources sont venues en complément, notamment de la part d’Edmonton Community Foundation et des Fondations communautaires du Canada afin d’organiser un sommet des débats pour célébrer le 150e. Cependant, un déficit de 14 000 dollars a été mentionné dû à une subvention reçue, mais reportée à l’année suivante.  

Une soirée sous le sceau du symbole et de la passation.

L’AGA aura été aussi le moment opportun pour mettre de l’avant le travail de la directrice sortante, Fernande Bergeron. Après 11 années de bons et loyaux services passés à la tête de la direction, Mme Bergeron a su faire une différence pour l’avenir de l’organisme. C’est avec une teinte d’émotion qu’elle a tenu à remercier l’assemblée et toutes les personnes avec qui elle avait travaillé. L’AGA aura donc permis d’officialiser le passage de flambeau entre l’ancienne directrice et la nouvelle, Mme Denise Lavallée. « J’étais ravie de voir le nombre de leaders francophones, présents à l’AGA et l’implication dynamique des membres venus pour réseauter et s’informer sur ce qui se passe à l’association », a-t-elle commenté.

Après l’AGA, une présentation par Me Jolene Lalonde et Me Shannon James sur le sujet épineux de l’aide médicale à mourir, aura amené une réflexion du point de vue juridique sur le droit à la personne.  Puis, une signature entre le Campus Saint-Jean et l’Université d’Ottawa juste avant le cocktail permettra à l’avenir, de promouvoir un nouveau programme dans le domaine du juridique pour les étudiants en droit.

Lors du banquet, une conférence de Richard Chartier, juge en chef de la cour d’appel du Manitoba portant sur son rapport Avant toute chose, le bon sens, aura sensibilisé l’assistance sur la nécessité d’une politique de services en français. Dans le cas du Manitoba, comment cette dernière a facilité l’accès d’une justice en français dans cette province ? Me Michel Bastarache, une éminence en matière de droit linguistique et récipiendaire du prix d’excellence Jean-Louis Lebel en a débattu et en aura certainement inspiré plus d’un dans l’assistance.

Le banquet s’est terminé sur une note positive. Le président intérimaire de l’ACFA provinciale, Albert Nolette, a annoncé reconnaître l’AJEFA comme chef de file dans le secteur juridique. L’année prochaine l’AGA se tiendra cette fois-ci à Edmonton.  

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Vendredi 26 et samedi 27 mai, une formation en photographie sur le portrait a eu lieu dans la salle d'Art de la Cité des Prairies à Lethbridge. Cet atelier offert gratuitement fait partie du projet « Les VISAGES de la francophonie albertaine », mené par le Centre d'arts visuels de l'Alberta (CAVA) et financé par Patrimoine canadien. Lethbridge fait partie des quatre villes participantes avec Edmonton, St-Paul et Jasper.

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« Le CAVA a embauché quatre formateurs en région pour gérer le projet artistique et enseigner à la communauté et aux écoles les techniques du portrait », explique Mireille Rochon. Cette photographe amatrice et passionnée d'arts a été engagée pour animer l'atelier à Lethbridge. Quatre personnes sont venues assister en fin de semaine à cette formation découpée en deux sessions de trois heures afin de tout savoir sur l'art des portraits en photographie.

L’art de la caméra !

« Le sujet de la formation était d'apprendre à faire des portraits en mode manuel », explique la formatrice. La séance du vendredi était un cours théorique sur le triangle d'exposition : l'ouverture du diaphragme, la sensibilité du capteur et la vitesse d'obturation. D'autres notions ont également été abordées, comme la lumière et l'utilisation de réflecteurs, ou encore la pose du sujet. « C'est la première fois que j'utilise un objectif de 35 mm. J'ai tellement appris, c'est incroyable ! », s'exclame Véronique, une des participantes à la formation.

Samedi matin, les participants ont pu mettre en pratique ce qu'ils avaient appris et se sont entraînés à prendre des photos dans une ambiance conviviale. A tour de rôle, ils ont été le photographe, l'assistant et le modèle. Christine, également présente à la formation, partage l'avis général : « moi aussi, j'ai appris beaucoup parce que j'ai une caméra 35 mm, mais c'est l'ancien réglage. J'en sais un peu plus maintenant ».

Montrer le visage de la francophonie albertaine

Cette année, le projet du CAVA est de représenter la diversité de la francophonie albertaine à travers une série de photographies. « Quand on prend le portrait de quelqu'un, c'est comme si on pouvait capter son esprit. Il faut vraiment qu'on puisse montrer sa personnalité. C'est très intime », souligne Mireille Rochon.

Les personnes ayant participé à la formation doivent maintenant réaliser des portraits photographiques de francophones. Pour chacune des quatre régions, les neuf meilleurs portraits seront sélectionnés par le CAVA et seront utilisés pour créer une grande affiche. Ces œuvres artistiques seront par la suite exposées lors des journées de la culture 2017 qui auront lieu au début de l'automne. D'après Mireille Rochon, l'affiche de la région Lethbridge sera certainement exposée à la galerie d'art Casa au centre ville.

En attendant, tous les francophones de l’Alberta sont invités à poster et partager des portraits de membres de la communauté sur les réseaux sociaux en utilisant #VISAGESalberta.

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« Quand on prend le portrait de quelqu'un, c'est comme si on pouvait capter son esprit. Il faut vraiment qu'on puisse montrer sa personnalité. C'est très intime » - Mireille Rochon

Dimanche 7 mai, Emmanuel Macron est devenu le 8e président de la Ve République française, élu avec plus de 66 % des voix. La mobilisation des Français au Canada a été particulièrement forte cette année.

 

Hélène Creusot, Française installée à Vancouver depuis neuf ans et responsable à l’Alliance française, en témoigne : « Il y a cinq ans, il n’y avait personne pour voter au consulat. Cette année, il y avait deux à trois heures d’attente », indique-t-elle. Cette forte affluence était aussi observée dans l’Est, notamment à Montréal qui compte plus de 57 000 inscrits et où l’attente était interminable.

 

Pilleri Retour sur les elections Pierre Touzel lun des organisateurs du scrutin

 

De nombreux alliés au Canada

Les ressortissants français ont choisi Emmanuel Macron à plus de 89 % lors de ce second tour. Du côté des politiques canadiens, Claudette Tardif, sénatrice de l’Alberta et vice-présidente de l’Association interparlementaire Canada-France, se réjouit : « les valeurs que M. Macron a fait valoir s’alignent avec celles du Canada : il est pro-mondialisation, en faveur des échanges commerciaux et de l’Accord économique et commercial global (AECG), pro-Europe, pro-immigration et prodiversité ».

La collaboration de M. Macron avec son homologue Justin Trudeau s’annonce ainsi de très bon augure. Le premier ministre l’a d’ailleurs félicité tout en rappelant que « le Canada et la France entretiennent une relation chaleureuse et de longue date, basée sur une histoire commune, des profonds liens culturels et interpersonnels, ainsi qu’un partenariat économique fort ». Les deux pays devront notamment coopérer sur la lutte contre le terrorisme, le rôle de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), et la ratification de l’AECG sous fond de crise européenne et de Brexit.

 

Macron saura-t-il rassembler les déçus ?

« L’Europe et le monde attendent qu’à nouveau la France les étonne. C’est ce que nous ferons », a promis Emmanuel Macron dimanche soir à Paris.

La tâche sera ardue avec une « France très divisée et un éclatement du paysage politique », comme le constate Aurélie Lacassagne, professeure en science politique à l’Université Laurentienne en Ontario. Selon la politologue, elle-même Française, une majorité de Français a voté pour Emmanuel Macron par rejet de l’extrême-droite et non par adhésion.

Les résultats sont d’autant plus mitigés que le Front National a pour la première fois rassemblé plus de 10 millions de voix au second tour. En outre, le taux d’abstention a atteint 25 %, un niveau record depuis 1969, et plus de 4 millions de bulletins étaient nuls ou blancs.

Pierre Touzel, conseiller consulaire à Vancouver, note par ailleurs que Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France Insoumise, est souvent arrivé en deuxième position lors du premier tour : « Il y a eu beaucoup de votes contestataires, contre un système ultracapitaliste et ultralibéral dont beaucoup sont témoins ici en Amérique du Nord. Ils ne souhaitent pas forcément la même chose pour la France », remarque-t-il.

Le prochain combat d’Emmanuel Macron sera celui des élections législatives les 11 et 18 juin, un scrutin décisif dans la constitution de sa majorité parlementaire. C’est aussi à ce moment que les ressortissants français d’Amérique du Nord choisiront leur député.

 

Tableau : Résultats du 2e tour des élections présidentielles françaises au Canada, samedi 6 mai

 

Circonscription consulaire Nombre d’électeurs inscrits % participation au 2e tour % Macron au 2e tour % Le Pen au 2e tour
Moncton 1 069 30,22 % 83,28 % 16,72 %
Montréal 57 922 42,70 % 90,55 % 9,45 %
Québec 9 611 44,93 % 80,38 % 19,62 %
Toronto 8 624 47,68 % 91,74 % 8,26 %
Vancouver 5 851 44,49 % 89,20 % 10,80 %
Canada 83 077 43,44 % 89,34 % 10,66 %

Couvertures des circonscriptions :

Moncton : Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador
Montréal : sud du Québec et Nunavut
Québec : nord du Québec
Toronto : Ontario et Manitoba
Vancouver : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Yukon et Territoires du Nord-Ouest

 

Photos

Pilleri_Retour sur les élections_Pierre Touzel, l’un des organisateurs du scrutin. Crédit : Consulat de France à Vancouver

C’est officiel ! Mme Madeleine Meilleur a été confirmée le 15 mai afin de remplir les fonctions de Commissaire aux langues officielles du Canada. Une nouvelle qui ne fait pas l’unanimité en matière de Francophonie canadienne.

 

Comme le dit le proverbe, il n’y a pas de fumée sans feux ! Après quelques jours de flottement, le gouvernement a bel et bien confirmé les rumeurs pressentant la nomination de Mme Meilleur au poste de Commissaire aux langues officielles. Après le dévoilement d’un budget peu enclin à favoriser les communautés francophones hors Québec, doit-on voir dans cette nomination une bonne ou une mauvaise nouvelle ? On ne serait encore le dire. Cependant, les avis sont déjà partagés. Comment une Commissaire aux langues officielles peut-être si rattachée au parti au pouvoir? C’est ce questionnement que se pose Rémy Léger, professeur assistant au département de Sciences politiques de l’Université de Simon Fraser et ancien étudiant du Campus Saint-Jean. M. léger ne voit pas d’un bon œil cette nomination. « C’est une nomination politique, partisane, je trouve que Mme Meilleur est trop associée au parti libéral de l’Ontario et à celui du Canada », a-t-il proclamé.  C’est justement là où le bât blesse puisque la nature de ce poste exige une neutralité et à fortiori une impartialité. Selon M. Léger, « son travail est de développer la loi sur les langues officielles et de développer un argumentaire sur le financement des organismes, sur la Francophonie canadienne fondée sur la loi des langues officielles. Son rôle ne consiste pas en un rôle politique, mais apolitique », argumente-t-il.

 

À l’instar de M. Léger, Mme Valérie Lapointe-Gagnon, professeure adjointe en histoire et droits linguistiques au Campus Saint-Jean confirment que cette nomination ne permet pas de sortir du triangle Ottawa, Toronto, Montréal. Cependant, la spécialiste en histoire et droits linguistiques reconnaît que Mme Meilleur a le profil et des atouts pour le poste. « On ne peut pas questionner sa feuille de route, elle a contribué à la formation du commissaire aux services en français de l’Ontario, elle a de l’expérience dans ce genre de domaine avec une carrière plus lignée en politique que d’autres », a-t-elle reconnu.

 

Pour elle, sortir de la vision dite du centre aurait permis aussi de donner la possibilité aux Maritimes de faire valoir une vision plus élargie de la francophonie.

 

Enfin, si durant les prochaines élections le gouvernement libéral était amené à passer la main, Mme Meilleur serait dans l’obligation de composer avec des partis politiques aux convictions différentes des siennes. Si cette nomination marque pour certains, un manque d’indépendance intellectuelle prononcé, ce sera à Madeleine Meilleur de marquer son empreinte au travers d’une approche neutre, afin de sortir des stigmates de la partisanerie et des relations de proximité. Cet exercice de style déterminera sans conteste la carrière politique de la nouvelle Commissaire aux langues officielles.

Mardi 9 mai, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) a accueilli avec beaucoup d’enthousiasme le rapport du Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes, intitulé « Le dénombrement des ayants droit en vertu de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés : pour un recensement au service de la Charte ». Ce rapport reconnaît le besoin de changer les modalités du recensement de Statistique Canada afin que les populations francophones soient mieux évaluées.

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Tout a commencé en février dernier, lorsque l’ACFA remet au Comité un mémoire exhaustif sur le sujet du dénombrement des francophones au Canada. Dans leurs recommandations, l’ACFA appelle alors à recueillir des données complètes et fiables afin d’évaluer les besoins en services des communautés francophones. « Il faut comptabiliser de façon beaucoup plus précise le nombre de francophones. Les questions du recensement de Statistique Canada sont superficielles et ne permettent pas de faire une bonne évaluation des besoins sur 20-30 ans », commente encore aujourd’hui Jean Johnson, président de l’ACFA.

Une question essentielle pour avoir des services adéquats

Au cœur du problème se trouve l’évaluation des besoins et des services à destination des populations francophones. Éducation, santé, emploi, arts, culture… Autant de secteurs pour lesquels le chiffrage est essentiel si l’on veut estimer avec précision les besoins et faire évoluer en conséquence les services. Jean Johnson donne un exemple : « Chaque fois qu’on a ouvert une école, on était obligés deux ans plus tard de faire des demandes pour l’agrandir car on n’avait pas l’information précise sur la demande », illustre-t-il.

La question du nombre d’ayants droit est essentielle au bon développement de la communauté selon l’ACFA. « Présentement, nous ne sommes pas munis avec de l’information exacte sur nos communautés, ce qui rend la planification communautaire difficile », témoigne son président, Jean Johnson. Sans chiffres précis sur le bassin de population, tous les services, tels que l’accueil des aînés, la scolarité des plus jeunes, la promotion des arts et de la culture, le soutien à la jeunesse ou encore celui aux femmes, ne peuvent s’épanouir et répondre aux attentes.

Un rapport positif, applaudi par l’ACFA

Si l’ACFA se réjouit du rapport du Comité permanent des langues officielles, c’est parce que ce dernier exhorte Statistique Canada à ajouter les questions nécessaires au bon dénombrement des francophones pour le recensement de 2021. « Plus encore, le Comité demande également au gouvernement fédéral de jouer un rôle de leadership dans cet important dossier pour nos communautés, ce qui est essentiel ! », complète M. Johnson.

L’ACFA relancera le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Monsieur Navdeep Bains, ainsi que la ministre du Patrimoine canadien, Madame Mélanie Joly, afin de s’assurer que ses recommandations sont respectées.

« Il faut comptabiliser de façon beaucoup plus précise le nombre de francophones », Jean Johnson, président de l’ACFA.

Samedi 13 mai à 16h30, la première messe en français depuis plus de 10 ans a été célébrée à l'église St. Joseph de Grande Prairie. Plus de 250 personnes étaient présentes à cette messe tant attendue. Une organisation qui a demandé beaucoup d'efforts pour répondre à la demande croissante de la communauté catholique francophone.

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« C'est difficile de prier dans une autre langue pour les gens qui ont eu l'habitude de prier en français. Ça leur manque beaucoup », explique Beatriz Fernandez, assistante administrative de l'ACFA régionale de Grande Prairie. À l'aide de quatre autres volontaires, elle a relevé le défi et a pu répondre au souhait des paroissiens francophones.

 

Monseigneur Charles Lavoie a fait le déplacement depuis Falher pour célébrer la messe en français. Le cérémonie a également été chantée par les jeunes élèves de la chorale de l'école catholique St. Gérard. Des livrets ont été fournis avec les textes, les prières et les chants en français. Une attention qui, selon Beatriz Fernandez, a aussi contribué au succès de la célébration liturgique.

 

Après la cérémonie, une centaine de personnes sont restées pour participer au souper-partage. Une occasion pour la communauté francophone de se réunir autour d'un bon repas convivial. Les Chevaliers de Colomb en ont profité pour offrir une rose à toutes les mamans pour la Fêtes de Mères.

 

« Maintenant qu'on a fait la première messe et que les gens savent, ce sera plus facile pour la prochaine fois », souligne Beatriz Fernandez. Selon elle, les gens ont été ravis et il y a un véritable désir d'assister à une messe en français plus régulièrement. La prochaine aura lieu probablement dans quelques mois, selon la disponibilité des célébrants francophones.

« C'est difficile de prier dans une autre langue pour les gens qui ont eu l'habitude de prier en français et ça leur manque beaucoup » - Beatriz Fernandez

C’est la question à laquelle des historiens, politologues, sociologues, juristes et doctorants ont tenté de répondre lors du colloque Confédération et dualité nationale  qui s’est tenu du jeudi 27 au samedi 29 avril au Campus Saint-Jean à Edmonton. Le 150e anniversaire de la Confédération constituant un moment idéal pour réfléchir au sens, aux succès et aux enjeux de la dualité nationale, le « pacte entre deux peuples fondateurs » de 1867 a ainsi été largement discuté.

University Ste-Anne-PDEL’Université Sainte-Anne, seule université de langue française en Nouvelle-Écosse, proposera dès l’automne prochain une nouvelle maîtrise des arts en cultures et espaces francophones. Ce programme, qui s’étale sur deux ans, permettra à une dizaine d’étudiants de se spécialiser dans divers domaines d’études francophones, dont celui de l’Acadie et des francophonies canadiennes et internationales.

La Coalition fête ses 15 ans !

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L’organisme aura mis les petits plats dans les grands pour célébrer ses 15 ans.

Afin de souligner cet anniversaire, le Forum Génération’ELLES 2017 aura présenté une programmation riche et variée, consacrée notamment à l’implication des femmes en politique. Plusieurs hôtes de marque auront marqué de leur présence cette journée, notamment Kim Campbell, ancienne première ministre du Canada. Comment prendre sa place en politique ? Une question qui a fait l’objet de nombreuses discussions par le biais de la Coalition.

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