Lors de son dévoilement en février 2016, le slogan « Right Fiers » de la 7e édition des Jeux de la francophonie canadienne (JeuxFC) avait semé la controverse. Le dossier étant clos depuis un bon moment, certains ont décidé de le ramener au grand jour lors de la tenue des JeuxFC en juillet 2017.  

 

Le slogan « Right Fiers » avait été proposé aux Jeux de la francophonie canadienne par un groupe de jeunes. Ce dernier avait pour but d’illustrer l’identité acadienne étant notamment une expression en chiac, soit une variété de Français parlé par les Acadiens dans les provinces des Maritimes. Le chiac emprunte plusieurs éléments linguistiques à l’anglais. 

Ce choix de slogan adhérait également à la mission du Par et Pour les jeunes de l'événement explique la présidente des JeuxFC, Mélissa Martel, « On voulait vraiment utilisé le slogan que les jeunes nous avaient proposé puisque c’est ce que la jeunesse voulait. Même si c’est une expression de la région de Moncton, ça représentait beaucoup plus que ça. »

En effet, selon Mélissa Martel, ce message se veut positif dans le cadre des discours sur l’insécurité linguistique qui préoccupe actuellement la jeunesse. « Les jeunes de partout au Canada, surtout en milieu minoritaire, se font souvent dire que leur français n’est pas assez bon. Ainsi, nous voulions mettre l’accent sur le fait que les jeunes peuvent s’exprimer comme ils le veulent, s’assumer et montrer leurs couleurs, » explique-t-elle.

DSC 0113

Ce choix a toutefois choqué plusieurs défenseurs de la langue française lors de son dévoilement, et a continué à en choquer plusieurs durant les JeuxFC, dont la chroniqueuse québécoise du Journal de Montréal, Sophie Durocher. Cette dernière a publié deux chroniques s’intitulant « Tigidou Right Trou » et « Right fiers d’être des Dead Ducks » qui soulignaient que le choix d’un slogan bilingue était « absurde ».

Mme Durocher a notamment indiqué que « les organisateurs des jeux à Moncton-Dieppe ont montré à quel point le français parlé dans certains coins du Canada est devenu un franglais bâtard ». Radio-Canada avait d’ailleurs publié un article sur le fait que des jeunes parlaient en anglais aux JeuxFC, en adressant la présence d’anglophones et le rôle du slogan, à la suite de la première chronique de Mme Durocher. 

Les messages véhiculés par ces chroniques n’ont toutefois pas fait l’unanimité dans les milieux minoritaires, étant encore une fois un manque de compréhension du Québec par rapport aux réalités des minorités de langue française hors Québec.

Éric Doucet, entraîneur pour Équipe Alberta en musique aux JeuxFC 2017 et 2014, mais aussi participant en 2011, a notamment  voulu rectifier l’image dépeinte par ces chroniques en répondant à Sophie Durocher dans une lettre ouverte le 19 juillet 2017.   

 

Vous pouvez lire sa lettre ouverte en vous rendant à la page https://ericdoucetblog.wordpress.com/2017/07/19/lettre-ouverte-a-sophie-durocher/

La 2ème édition de la Course des régions pancanadienne 2017 est sur le point de démarrer. Une vingtaine de jeunes cinéastes émergents québécois et franco-canadiens seront sélectionnés d’ici la fin du mois d’août afin de bénéficier de soutien et d’encadrement dans la réalisation d’un documentaire. En plus de mettre en lumière des nouveaux talents, ce projet vise aussi à unir la francophonie canadienne à travers le pays, tissant des liens d’est en ouest.

La 28e édition de la Fête franco-albertaine s’est tenue du 7 au 9 juillet au David Thompson Resort, près de Nordegg. Au coeur d’un panorama pittoresque, les 550 participants ont pu s’adonner à de nombreuses activités estivales. C’était aussi l’occasion de se retrouver entre amis et de sympathiser avec de nouveaux venus. Un moment opportun pour démontrer la vitalité de la communauté franco-albertaine.

Suite à l’annonce d’une politique en matière de francophonie, de nombreuses voix ont salué l’engagement du gouvernement albertain et se réjouissent de cette avancée. Rémi Léger, professeur adjoint en sciences politiques à l’Université Simon Fraser à Vancouver, et ancien élève du Campus Saint-Jean à Edmonton, revient sur cette annonce historique.

L’annonce historique du mercredi 14 juin 2017, d’une politique de services en français fait toute la différence dans le cœur des Franco-Albertains. Quels sont les besoins de la communauté ? Quels services seront mis en place ? Après l’euphorie, place à l’action afin de répondre à la demande. Qui sait, cette politique pourrait marquer un jour l’avènement d’une loi de services en français dans la province.

Le 14 juin 2017, après plusieurs décennies d’attente et de revendications, la communauté francophone de l’Alberta obtient enfin une politique de services en français. Cette annonce inédite, faite à la Government House à Edmonton, permettra d’améliorer et d’étendre les services en français offerts dans la province.

La ville de Grande Prairie met la main à la patte en réalisant son guide de relogement dans les deux langues officielles. La version française est donc disponible afin de guider et de renseigner quiconque souhaite y emménager.  Près de 2000 brochures ont été publiées et 700 copies déjà distribuées.  

L’assemblée générale annuelle de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA),  a rassemblé la crème de la crème en matière de francophonie le 2 juin, à la salle Imperial du Winston Golf Club, à Calgary. À l’aube de la création d’une politique de services en français, l’importance d’avoir des services juridiques dans la langue de Molière se voit renforcée.  L’organisme s’est vu conférer lors du banquet le rôle de chef de file dans ce domaine.

Vendredi 26 et samedi 27 mai, une formation en photographie sur le portrait a eu lieu dans la salle d'Art de la Cité des Prairies à Lethbridge. Cet atelier offert gratuitement fait partie du projet « Les VISAGES de la francophonie albertaine », mené par le Centre d'arts visuels de l'Alberta (CAVA) et financé par Patrimoine canadien. Lethbridge fait partie des quatre villes participantes avec Edmonton, St-Paul et Jasper.

Dimanche 7 mai, Emmanuel Macron est devenu le 8e président de la Ve République française, élu avec plus de 66 % des voix. La mobilisation des Français au Canada a été particulièrement forte cette année.

Page 1 sur 11

Édition de la semaine

Abonnez-vous à la version électronique ici.

Abonnez-vous à la version papier ici.

L'annuaire francophone 2017

Aller au haut