Drapeaux francos.jpgL’ombudsman d’ICI Radio-Canada, Pierre Tourangeau, soutient que les questions posées lors du débat des chefs en français, diffusé à l’antenne d’ICI Radio-Canada, concernaient l’ensemble des Canadiens. C’est ce qu’il conclut dans un récent rapport publié sur son site Internet. Une réponse qui a suscité de nombreuses réactions déjà au sein de la communauté francophone.

« J'ai trouvé sa réponse arrogante et condescendante. [Pierre Tourangeau] donne l'impression que les francophones hors Québec ne sont qu'une nuisance pour son institution. Ses arguments sont fallacieux et sans fondement. Je n'ai pas apprécié du tout », a indiqué le doctorant en science politique spécialisé en minorités linguistiques à l’Université de Montréal, Martin Normand.

Dans sa révision de la plainte de Line Branchaud, Pierre Tourangeau avoue que la question sur les droits linguistiques des francophones hors Québec n’a pas été abordée durant le débat. Il ajoute toutefois qu’elle n’a pas été soulevée non plus dans les médias en milieu minoritaire durant la campagne électorale.

Montage TWITTERLe débat des chefs présenté jeudi par la société d’État ICI Radio-Canada et le quotidien numérique La Presse a suscité déception et frustration chez les francophones hors-Québec, y compris ici, en Alberta. La communauté franco-albertaine ne compte pas rester les bras croisés, une plainte doit être déposée sous peu par l’ACFA provinciale contre la société d’État.

 

« Plus on se dirigeait vers la fin du débat, plus la pression sanguine montait à savoir s’ils allaient enfin glisser un mot sur nos enjeux francophones », se désole le président de l’ACFA provinciale, Jean Johnson.

P1080158La tension a monté d’un cran entre le ministre albertain des Finances, Joe Ceci, et le chef du parti conservateur du Canada, Stephen Harper.

 

Lors du débat des chefs de trois grands partis politiques fédéraux organisé et présenté par le journal The Globe and Mail, le 17 septembre, Stephen Harper a indiqué que « le déficit du gouvernement albertain avait augmenté depuis que les néo-démocrates avaient pris le pouvoir ».

 

La province, dont l’économie était toujours forte il y a à peine un an, doit vivre avec un prix du baril de pétrole instable qui altère ses finances publiques.

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