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La semaine dernière, nous vous présentions un article sur la glottophobie, la discrimination par l’accent. Mais qu’en est-il de la discrimination linguistique envers les personnes dont la langue maternelle est l’anglais?  

Quinton Stotz enseigne à Strathcona High School à des jeunes de 15 à 18 ans. Pour lui, il est primordial de ne pas porter de jugement sur l’accent et sur la qualité de la langue des élèves, « parce que le but de l’enseignement en immersion, c’est la communication. C’est le plus important ».

Cela dit, selon l’enseignant, l’accent des élèves en immersion n’est pas un dérivé authentique du français, car il ne vient pas d’une communauté de souche de langue française. « Souvent, les élèves de l’immersion attachent un aspect de leur identité comme francophone à leur accent. Il s’agit d’un accent d’immersion qui n’existe nulle part ailleurs dans la francophonie », pense-t-il. Selon ses dires, cet accent leur est propre. « C’est comme si ces élèves, au fil du temps, avaient inventé un accent qui reflète leur communauté. »

Après 12 ans d’enseignement, ces jeunes devraient être capables de communiquer avec les francophones de partout dans le monde. C’est du moins ce qu’en pense Quiton Stotz. « La plupart atteindront un bon niveau de français normatif et seront capables d’étudier à la Faculté Saint-Jean et de réussir. Par contre, il leur sera difficile d’obtenir un emploi où un niveau de langue plus soutenue est requis, comme au Québec ou en France », avertit-il.

Des voyelles anglaises
En français, il y a les voyelles pures. Cela veut dire qu’il n’y a pas de diphtongues, contrairement à l’anglais. « Lorsqu’on prononce une voyelle, il n’y a qu’un son, alors qu’en anglais, il y a souvent deux sons », explique Quinton Stotz. Il donne en exemple le mot boat, dans lequel la lettre O se transforme en U. « Les jeunes de l’immersion ont donc de la difficulté à prononcer des mots comme bureau, qui se change en biureau. En général, la lettre U est très difficile à prononcer pour les anglophones. « Le mot éternuer, par exemple, en fait souffrir plus d’un. »

 

Cette semaine en était une de répit pour l’actualité franco-albertaine et dans les agendas de ceux qui se dévouent allègrement aux activités de la communauté. J’espère que vous avez pris tout le repos qu’il vous faut puisque les semaines qui viennent seront bien remplies d’adrénaline, de partage et de délires hivernaux. En une ligne je cite : la Classique Héritage, la Soirée de curling francophone, le Pentathlon de Jasper, l’Aventure du canoë volant et le Carnaval de Saint-Isidore, pour en omettre plusieurs, je suis certaine…

Ceci ne veut toutefois pas dire que les pages de votre journal hebdomadaire ne sont, cette semaine, que bonnes pour le foyer… Parfois, quand nous ne sommes pas de facto occupés par une multitude de nouvelles ou d’événements primordiaux pour notre francophonie, cela nous laisse le temps de réfléchir aux bonnes nouvelles. Les bonnes nouvelles qui ne sont pas flamboyantes mais qui dévoilent plutôt des idées brillantes… Il y en a trois dans le journal cette semaine. Mais c’est de leur thème sous-jacent dont je veux parler.

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