JKenney

Vous le croiserez peut-être sur les routes albertaines au cours du mois d’août : Jason Kenney, ancien ministre sous le régime de Stephen Harper, sillonne la province à bord d’un camion bleu dans le but de réunir les forces conservatrices de l’Alberta, et surtout, de défaire le gouvernement néodémocrate (NPD) de Rachel Notley à la prochaine élection. Pour ce faire, M. Kenney a l’intention de fonder un nouveau parti politique qui logera à l’enseigne la plus à droite de l’échiquier politique.

Les élections partielles ont souvent peu de signification, mais les quatre qui viennent de se terminer représentaient en quelque sorte une élection générale en miniature. 

 

Les efforts déployés au cours de la campagne par les partis ont d’ailleurs été à la mesure de l’enjeu. Du côté des conservateurs, le nouveau premier ministre nommé attendait avec impatience de recevoir l’assentiment des électeurs de sa circonscription de Calgary-Foothills. Surtout, il n’espérait rien de moins qu’un balayage, question de prouver que son arrivée et la cascade de mesures annoncées qui s’en est suivie signifiaient bien le changement que lui et son équipe cherchent à incarner pour se distinguer de l’administration précédente. Mission accomplie, car les résultats de lundi dernier confirment, aux yeux de Prentice et son équipe, qu’ils sont effectivement en mesure de renouveler le parti. Et même si ce fut serré dans Calgary-West (Mike Ellis) et Calgary-Elbow, où la division du vote a probablement favorisé Gordon Dirks, les victoires de Mandel et Prentice sont nettes. Globalement, le pourcentage de voix accordé aux conservateurs a peut-être décru par rapport aux belles années du parti, mais rien n’indique qu’il continuera de baisser. On peut même penser l’inverse, que l’appui au PC pourra seulement remonter lorsqu’Alison Redford ne sera plus qu’un souvenir.

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