« Le Canada est de retour” a déclaré Justin Trudeau au Bourget lors de son passage à Paris pour la Cop21. Un changement de ton notable après le retrait du Canada du protocole de Kyoto en 2011.  « Le Canada ne sera jamais capable de respecter les engagements qu'il avait pris à Kyoto sans faire des choix «radicaux» …», avait alors déclaré le ministre de l’époque Peter Kent.

Aujourd’hui, c’est un Justin Trudeau animé de bonnes attentions qui s’est exprimé lors du sommet sur le réchauffement climatique. Cependant, le Premier ministre du Canada a présenté des cibles de réduction de gaz à effets de serre, semblables, à celles présentées par ses prédécesseurs du gouvernement conservateur, soit une baisse de 30 pour cent par rapport à 2005, d’ici 2030. Rien de bien nouveau, mais il faut bien commencer quelque part ! Justin Trudeau a précisé que c’était une cible «plancher». Le plus intéressant se déroulera dans les 90 jours qui suivront la Cop21, lors d’une rencontre avec tous les premiers ministres. Le but de cette réunion permettra de réévaluer, voir bonifier ou non l’objectif annoncé.

Le 22 novembre en Alberta, un rapport a été rendu concernant la lutte contre les changements climatiques, indiquant l’application d’une taxe carbone dans la province. Cette taxe s'élèvera à 20 $ par tonne de gaz à effet de serre en 2017 et passera à 30 $ l'année suivante. Cette taxe s’appliquera à tous les secteurs a déclaré Rachel Notley.

Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair, lui n’a pas caché son scepticisme concernant la mise en pratique du dévoilement d’une nouvelle politique environnementale : «Le changement de ton est très apprécié de tous, y compris par moi-même. Mais en changeant de ton, il faut aussi changer de contenu», a-t-il souligné.

Le dévoilement de cette nouvelle politique n’est pas du goût de tous. En Saskatchewan, le Premier ministre Brad Wall ne voit pas d’un bon oeil et se dit “préoccupé” pour l’économie canadienne. Le président français, François Hollande lui a donné le ton : «les déclarations d’intention ne suffiront pas. Nous sommes au bord d’un point de rupture. Paris doit être le départ d’une profonde mutation ». De son côté, Justin Trudeau a tenu parole en accordant 300 millions $ dans le cadre de  «Mission Innovation». Une initiative financée par des investissements publics et privés. Les bonnes attentions seront-elles suffisantes ? L’avenir nous le dira.   

Voici mon attaque mon à cinq.

Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!
Le casque de P-E Bellemare avec un collant du drapeau Tricolore de la France

1.  Par solidarité

Pierre-Edouard Bellemare, joueur de centre des Flyers, s’est dit bien affecté par les récents actes terroristes dans la capitale française qui ont tué une centaine de personnes.  Originaire de Paris, il s’est dit inquiet pour sa sœur et ses amis.  « La majorité de mes amis à Paris ont signalé sur Facebook qu’ils étaient en sécurité.  Évidemment, ça nous rend plus à l’aise », dit-il.  L’attaquant Antoine Roussel des Stars, originaire de Roubaix, mais dont les parents habitent à Paris, a collé le drapeau français sur son casque et sur son bâton avant son match contre le Wild.  De nombreuses équipes de la LNH ont démontré leur soutien en observant un moment de silence ou en interprétant « La Marseillaise » avec les hymnes nationaux du Canada et des États-Unis.

Après un premier rassemblement à Calgary le 7 janvier, deux autres ont eu lieu le dimanche 11 janvier dans les deux plus grandes villes albertaines, afin de commémorer les victimes des attentats de Paris qui a coûté la vie à douze personnes au siège du journal Charlie Hebdo.


Deux hommes cagoulés et armés de Kalachnikov se sont rendus, mercredi 7 janvier, dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo et ont ouvert le feu sur les personnes présentes, décimant une grande partie de l’équipe. Parmi les victimes se trouvait Charb, le directeur de publication, qui faisait l’objet de menaces depuis plusieurs années, mais aussi d’autres caricaturistes de renom comme Cabu, Wolinski, Tignous et Honoré.

Les assaillants se réclameraient d’Al-Qaïda. Deux d’entre eux ont été tués par le GIGN le 9 janvier. Le même jour, un troisième homme a réalisé une prise d’otage dans un supermarché cacher. Il a abattu quatre personnes avant d’être lui-même tué par la police.

L’attaque terroriste à Charlie Hebdo a bouleversé les Français du monde entier, mais également bon nombre de citoyens d’autres pays qui ont manifesté leur soutien sur les réseaux sociaux et dans la rue. L’attentat de Charlie Hebdo est le plus meurtrier dans l’Hexagone depuis le déraillement intentionnel du train Paris-Strasbourg en 1961, qui avait fait 28 victimes.

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