Le 23 avril à La Cité francophone, 80 élèves francophones de la 6e à la 9e année ont pris part à la deuxième journée du mentorat organisée par l’AJEFA. Les nouveaux mentors transmettront ensuite les savoirs acquis aux élèves du projet Espoir.

C’est la deuxième année que l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA) permet à plusieurs jeunes francophones d’acquérir des connaissances dans le but qu’une fois de retour dans leur école, ils puissent enseigner ce qu’ils ont appris aux jeunes du programme Espoir du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN).  Le rôle de ce projet, c’est d’accompagner et soutenir les élèves en transition. C’est-à-dire qu’ils vivent un déménagement, qu’ils éprouvent un deuil, un divorce, etc.

Jeudi 23 avril à La Cité francophone, 80 élèves de la 6e à la 9e année – issus des écoles À la Découverte, Alexandre-Taché, Gabrielle-Roy, Joseph-Moreau et Père-Lacombe – ont ainsi participé à douze ateliers de formation. On pouvait par exemple monter une saynète sur la cyberintimidation ou pratiquer des activités telles que le théâtre, la cuisine ou la musique.

« Quand on parle du Canoë volant, on parle de ce beau bateau et l’idée c’est qu’on embarque ensemble. On flotte, on voyage le ciel ensemble, on atterrit dans le ravin et on partage nos richesses culturelles avec la grande communauté d’Edmonton qui est anglophone. »

C’est de cette manière que le directeur de La Cité francophone et organisateur de l’Aventure du Canoë volant, Daniel Cournoyer, décrit l’événement qui depuis trois ans investit le quartier Bonnie Doon au mois de février. Le 6 et 7 février au soir, plus de 12 000 personnes se sont promenés de La Cité francophone au ravin Mill Creek pour profiter de tous les spectacles, activités et installations offerts.

Le festival s’inspire de la légende franco-canadienne de Galerie, ce chasseur condamné à errer dans le ciel à tout jamais pour avoir préféré la chasse à la messe. Mais c’est une fusion de cette légende avec celle des canoës volants des Premières Nations qui donne son âme à l’évènement. « En s’inspirant des deux légendes, à ma grande surprise, on est en train de tisser des liens, relate Daniel Cournoyer. La première année, c’était vraiment que nous, les francophones, qui partagions notre culture avec le grand Edmonton. L’année d’après, on a embarqué avec Native Counselling Services of Alberta (NCSA). »

Seulement deux ans après sa première édition, l’Aventure du canoë volant, événement produit par La Cité francophone, prend une ampleur inespérée.

« En 24h, on est devenus producteurs de la Mill Creek Adventure Walk, à travers la commission d’Edmonton Arts Council. J’ai eu l’approbation du financement en octobre, pour un événement qui devait avoir lieu la première semaine de février », raconte le directeur de La Cité francophone, Daniel Cournoyer. La Winter Light Society ayant en effet cessé toutes ses activités en 2012 − du jour au lendemain −, La Cité est passée de partenaire à producteur dans le temps de le dire.

Deux ans plus tard, avec déjà un succès non négligeable l’année dernière alors que 5000  personnes se sont déplacées pour venir s’amuser à -25°C dans le ravin Mill Creek et dans les parages de La Cité (rebaptisée Cité en lumières pour l’occasion), l’Aventure du canoë volant est un incontournable de l’hiver edmontonien et un événement bénéficiant d’un budget de 170 000 $ en 2015.

Incontournable, en particulier pour les organisateurs du festival Winter Cities Shake-Up qui aura lieu à Edmonton du 28 au 30 janvier prochain. Ceux-ci auraient même espéré pouvoir déplacer l’Aventure du canoë volant pour qu’elle coïncide avec leurs dates. Daniel Cournoyer leur a plutôt proposé de servir à leurs centaines de délégués un échantillon de l’expérience : les participant de la conférence auront droit à un mini canoë volant le soir du 28 janvier. C’est la seule activité spéciale à l’horaire, en dehors des conférences.

Du train électrique, aux grands rassemblements en famille, les participants de la Fête de Noël multiculturel, à la Cité francophone le 13 décembre, nous on partagé leurs plus beaux souvenirs du temps des fêtes.

Patrick Henri

Moi mon plus beau souvenir de Noël, c’est quand j’ai passé Noël en Floride. J’avais 18 ans, c’était la première fois que j’allais en Floride avec ma famille et on a fêté Noël sous les palmiers, sous le soleil et c’était complètement différent comme expérience. Je pense qu’on avait fait une dinde quand même… On est allés à la messe de minuit et on était en short et en manches courtes et ça, c’était vraiment spécial de sortir de la messe de minuit sans manteau, sans tuque.

Agnieszka Janowska

C’est celui où je suis rentrée chez moi dans ma famille pour la première fois depuis trois ans. Il y avait énormément de personnes. En Pologne on a 12 plats pour Noël et il faut goûter à chacun un tout petit peu au moins et ensuite avant de manger on partage une sorte de galette qui représente Jésus et on se souhaite de meilleurs vœux pour toute l’année. Ensuite on mange nos douze plats.

Dimanche 14 décembre au marché agricole de La Cité francophone, des tuques et des chaussettes seront vendues pour aider les jeunes sans-abris d’Edmonton. Une opération à laquelle participe l’organisme albertain Homeward Trust.

« Elles marchent bien comme cadeaux de Noël ! », conseille Alex Abboud, le directeur de Homeward Trust, au sujet des tuques vendues 10 $ dans le cadre de la 18e campagne de Chez Toit (Raising the Roof). 80 % des revenus seront reversés à des agences communautaires locales pour aider les sans-abris, le reste servant à appuyer des initiatives nationales.

Cette année, pour la 11e fois, Homeward Trust Edmonton s’associe à l’évènement. « On vend de novembre jusqu’à mars, explique M. Abboud. Aux shopping malls, au city hall… » Ce dimanche 14 décembre, ce sera au marché agricole de La Cité francophone que Homeward Trust vendra des tuques et – c’est une nouveauté – des chaussettes.

La précédente campagne à Edmonton avait rapporté 16 350 $ (1 268 tuques vendues). Alex Abboud espère dépasser les 20 000 $ cette année. « Beaucoup de compagnies achètent à leurs employés, amis et familles… », explique-t-il. Le point culminant de la campagne aura lieu en février, à l’occasion du Toque Tuesday. Des vendeurs seront répartis à plusieurs arrêts de LRT du centre-ville d’Edmondon.

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