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Besoin criant de coordination dans le domaine correctionnel

 

L’Alliance Jeunesse-Famille de l’Alberta Society (AJFAS) a organisé le vendredi 17 octobre au centre de conférences Shaw
une rencontre multisectorielle sur le thème : logement, emploi et santé mentale pour les délinquants en libération conditionnelle.


L’AJFAS est membre du comité consultatif national ethnoculturel et du comité consultatif régional ethnoculturel de la région des Prairies depuis 2005. Ces deux structures sont des comités autogérés qui représentent les intérêts des citoyens des collectivités ethnoculturelles auprès du Service correctionnel Canada (SCC), tout en contribuant à l’amélioration de la qualité des services et programmes correctionnels fédéraux offerts aux délinquants appartenant à des minorités ethnoculturelles au Canada.


Santé mentale

Monsieur Luketa M’Pindou, directeur général de l’AJFAS et président du Comité consultatif national ethnoculturel et du Comité consultatif régional ethnoculturel de la région des Prairies, a saisi l’occasion pour remercier le Service correctionnel Canada, qui a pris une part active dans l’organisation de ce forum, et l’Association canadienne-française de l’Alberta pour sa collaboration. Il a ensuite ajouté qu’il est important de poser les gestes concrets dans le cadre de la réinsertion sociale des délinquants ethnoculturels dans nos communautés, en s’inspirant du modèle des autochtones où les aînés jouent un rôle important dans le processus de libération conditionnelle.

Intervenant à son tour, Amy Bombay, professeur assistante au département de psychiatrie de l’Université de Dalhousie à Halifax, a fait un exposé sur l’identité culturelle et les stress culturels en spécifiant les facteurs historiques sociaux qui contribuent à la criminalité. Ces stress qui sont dus à l’environnement interne et externe affectent le bien-être de l’homme,  et exigent qu’une action soit engagée pour rétablir l’équilibre mental. Elle a souligné que les stress psychologiques (la crise identitaire, la discrimination, la menace stéréotypée, le traumatisme collectif dû à des comportements négatifs dirigés contre un groupe sur la base de la race, de l’ethnie, de la politique, de la religion et le cumul de ces stress) constituent une vraie menace pour l’homme, autant chez les communautés ethnoculturelles qu’autochtones.

Emploi

De son coté, D. Allen Benson, président directeur-général du Conseil du service des autochtones de l’Alberta, a axé son message sur les préjugés par rapport à l’embauche des délinquants en libération conditionnelle. Il a insisté sur la mise en place d’alliances stratégiques dynamiques avec les employeurs de différents domaines dans le but de contribuer à l’amélioration de l’économie globale et de la sécurité publique.

Mary-Lou Thevenot, directrice régionale de CORCAN (une agence spéciale interne qui a pour mission la formation professionnelle et l’apprentissage pour les délinquants dans les établissements correctionnels fédéraux) du SCC pour la région des Prairies a renchéri que « c’est par des efforts combinés et le dénouement des partenariats collaboratifs que nous pouvons aider nos concitoyens à obtenir des succès dans leurs recherches dans les domaines du logement et de l’emploi et arriver à améliorer leur santé mentale ».

Logement

Madame Susan McGee, la présidente directrice général de Homeward Trust Edmonton, a parlé des initiatives de la communauté pour éradiquer l’itinérance. Elle a ajouté que si l’on veut mettre fin à ce phénomène de sans-abris, cela exige également une amélioration de la coordination des efforts.

En conclusion, au regard de tous les défis soulevés,  il y a lieu de souligner la place qu’il y a pour une collaboration horizontale entre les différents partenaires : gouvernements, agences locales et organismes.

Lors de la table ronde sur les trois priorités, les participants ont fait quelques recommandations dont :

• La création des partenariats avec les secteurs privés dans différents domaines et les paliers gouvernementaux, en vue de répondre aux besoins d’emplois des délinquants en libération conditionnelle.

• La collaboration avec les services qui travaillent dans les secteurs de la santé mentale et surtout impliquer les communautés qui connaissent mieux les facteurs culturels et sociaux qui mènent à des actes criminels.

• La coordination de la communication et la promotion des programmes spécifiques (ex : appui financier et autres) dans le domaine du logement, afin d’éviter l’itinérance qui pousse à la récidive.

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