AJFAS : une année difficile et de l’espoir à l’horizon

Après une année financière 2009-2010 aux résultats prometteurs, l’Alliance Jeunesse-Famille de l’Alberta Society (AJFAS) affiche cette année un bilan plus sombre, dans lequel figure un déficit de près de 59 000 $.

Lors de l’assemblée générale annuelle de l’AJFAS qui s’est tenue le 2 juin dernier, le vérificateur comptable Pierre Bergeron a annoncé à la trentaine de personnes présentes que le déficit de 2011 porte à 79 348 $ la dette accumulée de l’organisme, qui s’élevait l’an passé à 21 435 $.

Ce sont des frais bancaires et des pénalités de l’ordre de près de 50 000 $ à l’égard d’une dette que traînait l’organisme envers l’Agence du revenu du Canada qui ont fait mal à l’AJFAS. Ces pénalités ont rendu précaire l’avenir de l’organisme pendant quelque mois, mais la situation semble se replacer.

Même si à l’heure actuelle l’organisme est déficitaire de près de 80 000 $, l’AJFAS préfère se tourner vers l’avenir. « C’est un souci, mais ce n’est pas dramatique, statue le directeur général de l’AJFAS, Luketa M’Pindou, à propos de la santé financière fragile de son organisme. Nous avons traversé l’année. Nous avons le devoir de toujours faire plus, et nous allons continuer à faire de notre mieux. »

Des contrats qui tardent à démarrer
Des ententes dont on attendait des retombées considérables en 2010-2011 ont tardé à se mettre en branle, ce qui a également déséquilibré le budget de cette année, mais laisse croire que l’année 2011-2012 sera plus prospère. Luketa M’Pindou dénombre quatre contrats non subventionnés par le gouvernement qui rapporteront 70 900 $.

Les ententes sont notamment signées avec des partenaires communautaires de Toronto en Ontario (valeur de 37 000 $), Sherbrooke au Québec (valeur de 15 000 $) et Winnipeg au Manitoba (valeur de 18 000 $).

Il va sans dire que si ces ententes avaient porté fruit comme prévu, le portrait financier de l’AJFAS aurait été tout autre. Pierre Bergeron indique que « le principal problème est que l’organisation dépend exclusivement de ses bailleurs de fonds. Comme elle est endettée, elle n’a pas réussi à accumuler un fonds de roulement, alors lorsqu’une subvention tarde à venir, elle doit choisir entre payer ses créanciers ou les salaires de ses employés. Par ailleurs, il suffit de 10 jours de retard chez l’Agence du revenu du Canada pour qu’elle impose des pénalités. »

Livret pour l’harmonie

Par ailleurs, le livret pour renforcer l’harmonie entre les communautés immigrantes et le Service de police d’Edmonton, lancé le 24 février dernier lors du forum communautaire Renforcement de la collaboration entre Service correctionnel du Canada et les communautés ethnoculturelles francophones d’Edmonton, a remporté un vif succès.

Avec fierté, on a annoncé lors de l’AGA que les 7000 copies produites de ce dépliant qui a pris trois ans à concevoir étaient écoulées, et 8000 exemplaires ont été réimprimés.

L’AJFAS a cependant remarqué que le document était plus utilisé chez les anglophones que chez les francophones, et devrait se pencher sur la question dans les prochains mois.

Caravane, nouvelle génération
Un troisième bouquet d’employés a aussi été récemment sélectionné pour le projet de la Caravane contre la discrimination. Laura Osorio, agente de la diversité culturelle au sein de l’association, sera cette année la plus jeune de l’équipe, et responsable de la région Grande Prairie.

Elle aidait bénévolement l’AJFAS dans l’organisation de ses activités quand l’organisme lui a offert un poste, qu’elle a accepté. « C’est beaucoup de travail, confie-t-elle, mais j’aime ça. J’apprends surtout beaucoup. En plus d’être la plus jeune, je ne suis pas au même niveau scolaire que les autres. Tout le monde avec qui je travaille a terminé l’université alors que moi, je commence à peine, ça aussi fait que c’est difficile de s’adapter. »

Laura Osorio souligne que cette situation est un avantage. « C’est intéressant, ils me font connaître le point de vue des parents, des enseignants, des adultes. De l’autre côté, moi je vois des choses qu’ils ne voient pas, on se complète finalement. »

La Caravane contre la discrimination est un projet qui sert à promouvoir, dans les écoles à travers la province, les échanges culturels, en plus d’informer les jeunes sur les effets du racisme et de la discrimination. Il s’adresse à tous les groupes d’âge.

« On organise des activités pour les jeunes et les moins jeunes. Les plus petits, on leur lit des contes. Les plus grands, on les fait participer à des activités et on les fait parler. C’est un défi, parce qu’il faut trouver un moyen de les faire apprendre aussi, pas juste parler », termine Laura Osario.

 

 

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