Le dossier du membership est finalement réglé!

Les quelque 150 membres de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) réunis à Edmonton adoptent de façon unanime un membership renouvelé.

Après plusieurs années de travail, débats et d’échanges, l’ACFA a finalement réglé la question de son membership, le 19 octobre dernier, lors de son assemblée annuelle.

« Je suis tellement heureuse que ce dossier soit réglé. Oui, il reste encore beaucoup de travail à faire notamment au niveau de sa mise en œuvre, mais le fait que nous ayons réussi à rallier tout le monde vers un objectif commun est vraiment l’élément que je retiens », a affirmé la présidente sortante de l’ACFA, Dolorèse Nolette.

    
Cette dernière, qui s’était en quelque sorte vue confier le mandat de piloter le dossier du membership alors qu’elle était vice-présidente de l’organisme, n’a pu s’empêcher de verser une larme lors du vote unanime. « J’étais très émotive à ce moment et je le suis encore juste à y penser, car ce dossier me tenait à cœur », a soutenu Mme Nolette, quelque 48 heures après l’AGA.

Ainsi, dorénavant, le cout d’adhésion à l’ACFA restera le même, soit 15 $ pour un individu et 25 $ pour une famille (les membres à vie continueront d’être membre gratuitement de l’ACFA). Cependant, les membres, même les membres à vie, qui voudront recevoir le journal Le Franco devront verser 25 $ de plus, somme qui correspond aux frais de livraison du journal.

« Au-delà de la question du membership, ce qui me réjouit davantage, c’est que Le Franco reste lié à l’adhésion à l’ACFA, plutôt que de placer le membership et le journal en position concurrentielle », indique Mme Nolette.

C’est véritablement au Rond Point 2012, alors que le conseil d’administration avait eu un mandat clair de régler cette question tout en écartant le statuquo que l’ACFA a mis les bouchées doubles pour rallier les régionales. « Pour toutes sortes de raisons, on dirait qu’avant cela, on ne réussissait pas à trouver la bonne façon ou formule pour mener ce dossier à terme », soutient Dolorèse Nolette.

L’élément déclencheur aura été de faire appel au consultant Ronald Martineau de TAO Design. « Dans ce processus, le fait qu’il était neutre et qu’il venait de l’extérieur de la province a certainement contribué. Cela a permis d’enlever toute notion que l’ACFA tentait d’imposer une formule en particulier. Tout au long du processus on a senti, de la part de tous les intervenants, que les discussions étaient franches et honnêtes », déclare Mme Nolette.

M. Martineau a profité de Rond Point pour tenir un atelier qui présentait les grandes lignes de son analyse du membership, soit le fruit de la rencontre des membres de la Grande famille de l’ACFA et du sondage web mené il y a quelques semaines auprès de 455 répondants. Cette analyse a mené à la résolution qui a été adoptée à Rond Point.

Le comité de travail sur le membership se penchera sur la question de la mise en œuvre qui devrait s’amorcer à partir de janvier 2014.

Situation financière
Outre le dossier du membership, le conseil d’administration a eu à se pencher sur plusieurs dossiers au cours de la dernière année. Ainsi, après avoir terminé son année 2011-2012 avec un déficit de 95 000 $, les finances de l’organisme arrivaient certainement en tête de liste.

La présidente sortante de l’ACFA, Dolorèse Nolette, a souligné, dans son rapport, que la situation financière s’était améliorée, l’organisme terminant son année financière 2012-2013 avec un surplus de 53 000 $.

« Afin d’y parvenir, le CA provincial a dû adopter, en juin 2012, un budget équilibré qui impliquait des coupures de plus de 200 000 $, incluant l’abolition de quatre postes au sein su Secrétariat provincial et la rationalisation de programmes et services », a souligné Mme Nolette.

L’Association recevra aussi moins de sa fondation, puisque la Fondation de l’ACFA a adopté une nouvelle politique qui réduit les versements de 4,5 % à 4 % en 2013-2014 et possiblement de 3,5 % en 2014-2015. Cette politique vise à permettre à la Fondation de reprendre la valeur perdue pendant la crise des années 2008 et 2009. « Le manque à gagner au 31 décembre 2012 était d’un peu plus de 1 million $ », a soutenu le président de la Fondation de l’ACFA, Paul Denis.

Malgré tout, le 3,5 % pourrait être révisé. « Si nous avons de bons résultats comme l’an dernier, il se pourrait que l’on reste à 4 %. La priorité demeure toutefois de retrouver le portefeuille », indique-t-il, rappelant qu’au 31 décembre 2012, le capital était de 9,2 millions $, alors qu’il a déjà été de plus de 10 millions $.

Communautés culturelles
Au cours de la dernière année, le secteur immigration, par l’entremise du RIFA (Réseau en immigration francophone de l’Alberta), a poursuivi son travail. « La contribution des représentants des communautés culturelles est essentielle à l’avancement des travaux. Cependant, leur emploi du temps les empêche de prendre part aux rencontres. Afin de remédier à ce défi, l’ACFA a poursuivi les rencontres en soirées avec les représentants des communautés culturelles », mentionne Dolorèse Nolette.

La présidente sortante a du même coup tenté de tempérer le mécontentement de certains membres présents à l’AGA. « Lorsque je rencontre des représentants des communautés culturelles, qui malheureusement n’étaient pas à l’AGA, je ne vois pas la même insatisfaction à l’égard de l’ACFA », indique-t-elle, précisant qu’elle était heureuse du rapprochement fait pendant ses quatre ans à la présidence, tout en reconnaissant qu’il reste des défis que le nouveau CA devra adresser.

Changement de nom
À la toute fin de l’AGA, Paul Dubé a émis une recommandation au CA pour que la question du changement de nom de l’ACFA soit abordée dans les prochains mois pour que l’organisme devienne l’Association des communautés francophones de l’Alberta.

« C’est dans la nature des choses et dans l’évolution de la société franco-albertaine que ce sujet revienne dans les discussions, avance Mme Nolette. Je souhaite que le nouveau CA prenne le temps de bien préparer le terrain », ajoute-t-elle.

Talon d’Achille
Son mandat ayant pris fin à l’AGA, après quatre ans à la présidence, Dolorèse Nolette n’a qu’un grand regret. « Le dossier du postsecondaire en français et celui du Centre collégial francophone aura été mon talon d’Achille que j’aurai trainé pendant tout mon mandat. Malheureusement, je le laisse dans un état fragilisé et c’est un dossier qui est inquiétant », reconnait-elle, se disant toutefois heureuse qu’il s’agisse là d’une des grandes priorités de son successeur, Jean Johnson.

Deux élus
La majorité des représentants au conseil d’administration ayant été élue par acclamation, l’AGA aura permis aux membres de découvrir le résultat de deux élections. Ainsi, pour le Sud, Céline Bossé a défait Stéphane Kammonge, tandis que pour le Centre de la province, Denis Fontaine a facilement défait Dulari Prithipaul et Alex Bossé.

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