Le pavillon de la France promet de se démarquer au Heritage Festival du 3 au 5 aout prochains.

Lorsqu’on pense à la France, les vignobles, les herbes provençales, les cafés parisiens et les bonnes crêpes arrivent toujours en tête les premiers. Cette année, toutefois, c’est tout autre chose que le Pavillon français présentera aux
festivaliers.

 

 

 


En pénétrant sous la tente, les visiteurs feront un retour dans le temps, à l’époque des châteaux, des chevaliers et des Templiers : au Moyen-âge.

« On a décidé, cette année, de présenter quelque chose qui a fait la France. Le Moyen-Âge est une période pivot dans l’histoire européenne et beaucoup de choses ont évolué à cette époque. Ça a été une période très riche, avec la découverte du monde arabe grâce aux croisades », relate l’un des organisateurs, concepteurs et réalisateurs du projet, Jacques Duport.

Sous l’égide de la Société France-Edmonton et de la présidente du pavillon, Emeline Nozières, M. Duport et sa compagne, Denise Dobler, préparent l’exposition depuis janvier.

L’époque sera décrite à travers 19 tableaux explicatifs, en anglais, abordant divers sujets allant du féodalisme à la vie journalière des nobles, chevaliers et paysans, sans oublier les châteaux, la chevalerie, les cathédrales, les troubadours, le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et les cathares. Pour le graphisme des panneaux et l’information nécessaire à recueillir, ils ont été aidés du grand maitre du Liber Mundi, Jean-Paul Daguzan.

« C’est très clair, didactique et accessible », assure M. Duport, passionné par ce projet.

Un ordre médiéval tout juste arrivé au Canada, l’Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani (OSMTH), sera également représenté sur place. « C’est une émanation de l’ordre primitif qui a été créé en 1118 », précise Jacques Duport, templier dans cet ordre. Pendant une longue période de temps, cet ordre a dû se cacher et a œuvré en clandestinité. Il est réapparu officiellement au grand jour en 1875 en France.

L’OSMTH s’est établi au Canada pour la première fois il y a six ans. À Edmonton, il compte 25 membres. Un représentant de l’ordre sera au festival pour répondre aux questions des visiteurs.

Un kiosque est prévu pour des reconstructions d’objets du Moyen-Âge. Ray Hamel, de Sherwood Park, a reproduit des boucliers, des casques, des armures, des épées, des cottes de mailles, et bien plus. « Les gens pourront voir, toucher et admirer les armes de l’époque », planifie Denise Dobler.

M. Duport est également artiste médiévaliste. Il exposera plusieurs de ses œuvres dans le pavillon. L’artiste apportera, entre autres, une maquette d’un château médiéval de plus d’un mètre, une création qui lui a pris plus de 600 heures à compléter.

Le pavillon sera également l’hôte de la projection de cinq films au sujet du Moyen-Âge et des Templiers, pour en apprendre encore plus.

Prolonger le projet
Après avoir mis autant d’efforts dans la réalisation de ce pavillon, les principaux organisateurs espèrent que l’aventure de s’arrêtera pas là. « On rêve de réutiliser tout ce matériel pour créer une exposition, comme une exposition itinérante pour les écoles ou les universités », lance M. Duport.

Il serait même prêt à donner des conférences en lien avec l’exposition aux écoles qui le demanderaient. « Il y a tellement d’information, ça pourrait être très intéressant pour les jeunes », estime le templier.

Mais pour l’instant, la finalisation des derniers détails du Pavillon français demeure la priorité.

 

Photo: Monsieur Duport à droite, au pavillon France du Festival Héritage en 2012.

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