Sonia Bitar se présente dans Millwoods

L’ancienne juge de la Citoyenneté convoite le siège de conseiller municipal pour la circonscription 11, contre cinq candidats masculins

Sonia Bitar lançait sa campagne, le 20 juillet dernier, au Leefield Community Centre à Millwoods. Le député Laurie Hawn, le maire de Tofield, Nabil Chehayeb, et l’ancien conseiller municipal Michael Phair, ainsi que famille et amis, étaient présents pour exprimer leur appui.

Sonia Bitar souhaite miser sur la diversité et l’intégration, réminiscence de son passé professionnel dans le milieu de l’immigration, mais aussi dans la promotion des droits des femmes, pour faire d’Edmonton une ville plus inclusive.


« C’est très important d’entretenir un sentiment d’appartenance dans l’espace municipal », affirme-t-elle. Elle estime que son expertise lui permettra d’éclairer le Conseil municipal sur les programmes d’intégration et de corriger les conseillers, s’il le faut, sur leurs perceptions relativistes.  

D’emblée, elle a annoncé son soutien à Karen Leibovici pour la mairie d’Edmonton. Les deux femmes se sont côtoyées à la Fédération canadienne des municipalités (FCM), que Mme Leibovici préside. Sonia Bitar, quant à elle, présidait le comité consultatif pour maximiser le nombre de femmes impliquées en politique municipale.

De son héritage libanais, où elle a grandi et appris le français, elle garde cette langue près du cœur et se dit prête à travailler sur des partenariats avec les francophones d’Edmonton. « En Alberta, nous avons besoin de bons programmes pour la francophonie. Si je suis élue, je veux travailler avec eux pour connaitre leurs besoins », promet la candidate.

Ces besoins, comme ceux de sa circonscription, Sonia Bitar ne les a pas encore identifiés. À la question de savoir comment elle engagerait les commerçants de sa circonscription dans le projet du quartier francophone en attente d’expansion, elle a dû admettre qu’elle n’était pas au courant du projet, mais a exprimé un intérêt à en savoir plus long. Elle compte sur le porte-à-porte, qu’elle entamera dans les semaines qui viennent, pour prendre connaissance des demandes de ses électeurs.

Mme Bitar reste positive quant à sa campagne malgré ses concurrents, nombreux et masculins (Roberto Maglalang, Max Merrett, Mujahid Chak , Mike Nickel  et Harvey Panesar) et le cout exorbitant d’une campagne gagnante au niveau municipal en Alberta (en moyenne, plus de 50 000 $ en 2012, plus de la moitié par rapport à il y a 10 ans, comme rapporté dans le Edmonton Journal).

« Je crois en la démocratie, et le meilleur gagnera, celui ou celle que la population estime le mieux pour la représenter. Personnellement, j’ai de très bonnes relations avec les gens, je les écoute et je sais que je peux amener du
changement : l’association que j’ai dirigée s’appelait Changing together », dit-elle.

L’un des dossiers importants dans Millwoods est la capacité de la Ville de mener à bien le projet de la ligne LRT Sud-Ouest.

Pour Sonia Bitar, une utilisatrice fervente des transports en commun, ce projet est garanti pour 2015 et elle promet de faire un suivi, car elle s’estime être une « femme d’action ».

Comme Michael Phair l’a rappelé au lancement de sa campagne, les bonnes intentions de Sonia Bitar ne lui vaudront pas un siège au conseil sans des dons généreux de toutes les personnes présentes qui connaissent personnellement la candidate, mais qui ne seront pas tous de ses électeurs le 21 octobre prochain.

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