Une anglo à la présidence

Jessica Schultchen, la nouvelle présidente de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Lethbridge/Medecine Hat, a deux parents unilingues anglophones. 

 

La langue française, Jessica Schultchen l’a d’abord apprise à l’école, en immersion. Puis, elle passe quelques mois au CÉGEP de Rivière-du-Loup comme étudiante libre pour se « plonger dans la culture francophone ». Elle a également habité  à Québec, où elle a enseigné l’anglais aux membres de l’Assemblée nationale et elle a passé un semestre à l’Université de Montréal. 

 

« Le français, c’est une grande partie de ma vie », assure la native de Lethbridge. Même si elle y vit toujours, elle tente de partir tous les ans dans un endroit où le français est la première langue. Cet été, elle aimerait bien visiter la Martinique ou retourner en Belgique. 

 

La jeune femme détient un Baccalauréat en français ainsi qu’un Baccalauréat en éducation en français de l’Université de Lethbridge. Aujourd’hui, à 24 ans, elle enseigne dans une école  d’immersion française de Lethbridge. 

 

Jessica Schultchen a commencé à connaitre l’ACFA à l’âge de 19 ans. Depuis, elle participe comme bénévole à plusieurs activités, notamment aux évènements bilingues. Cette année, la jeune femme souhaitait s’impliquer un peu plus. 

 

« Je ne visait pas la présidence, mentionne Jessica. Je voulais m’impliquer dans le Conseil d’administration. » Toutefois, lors de la dernière assemblée générale de la régionale le 7 juin dernier, elle a été nominé à titre de présidente. 

 

« J’étais très surprise, se souvient-elle. C’est un poste que j’envisageais éventuellement, mais je ne croyais pas que la communauté était prête à avoir une anglo comme présidente tout de suite. Il semble bien que je me trompais! » 

 

À titre de présidente bilingue, elle espère bien rassembler les communautés, « tout le monde qui s’intéresse au français et à sa culture ». La présidente mentionne, entre autres, les écoles d’immersions « tellement populaires qu’il est impossible d’y accepter tout le monde » et les membres de la famille, comme les époux et épouses, qui ne sont pas nécessairement à l’aise à parler français. « Je me sens très apte à tenir ce rôle, déclare Jessica Schultchen. Je suis dans ma communauté, dans mon bilinguisme. »

 
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