Jean Johnson a présidé l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) de 2004 à 2009. Il est le premier candidat à se présenter pour la présidence de l’organisme pour les élections de cet automne. 

 

La principale raison qui pousse Jean Johnson à se présenter pour ce nouveau mandat est le dossier du Centre collégial. Pour l’instant, il s’implique avec le Consortium d’organismes en tant que directeur général de l’association des entreprises du Quartier francophone. 

 

 

 

 

Engagé dans le dossier depuis le début, il se désole de voir qu’« on est au même point qu’en 1992 ou même en 86 ». Selon lui, l’avenir du Centre collégial dépend de la volonté de l’administration de l’Université de l’Alberta. « On se retrouve avec des gens de l’Université de l’Alberta qui ont de mauvaises intentions à l’égard de la francophonie de façon générale. Ils ont tué l’oiseau dans l’œuf », affirme-t-il.

 

Le dossier du Centre collégial de l’Alberta était sur la table lorsqu’il a décidé de se présenter en 2004. « C’était l’une de mes motivations. J’avais le désir de voir le dossier développer », se rappelle-t-il.  

 

Alarmé par la situation actuelle, Jean Johnson souhaite faire une différence. « Il faut agir de façon ferme avec l’administration de l’Université de l’Alberta et le gouvernement albertain. On va voir une érosion de notre système scolaire si on ne le surveille pas », s’inquiète-t-il. Il envisage d’incorporer une charte pour le collège sous la charte de l’ACFA et de demander un appui à Ottawa pour 10 à 15 ans. 

 

Course à la présidence

À ce jour, personne d’autre n’a soumis sa candidature pour ce poste. Jean Johnson a souhaité se lancer très tôt dans l’aventure, contrairement à ce qu’il avait fait en 2004. « Je commence ma campagne tout de suite, comme si j’avais trois ou quatre candidats contre moi. J’entreprends ma tournée pour aller rencontrer toutes les communautés, me donner le temps de jaser avec eux et d’être à l’écoute », mentionne-t-il.

 

Ce dernier estime que son expérience avec l’ACFA l’avantage, tout comme ses contacts sur la scène politique, un milieu qu’il affectionne particulièrement. S’il est élu, Jean Johnson veut « travailler avec la société civile pour changer notre statut de revendicateur à bâtisseur. Quand tu es bâtisseur, tu deviens pertinent. »

 

Il explique qu’en créant des partenariats avec des institutions anglophones, par exemple, l’ACFA deviendrait un contribuable, et non un revendicateur, qui contribue à l’essor de la société albertaine. « On doit passer à travers un processus de discernement et de questionnement sur qui nous sommes comme ACFA », croit-il. 

 

Parmi les réflexions et les changements à apporter, il cible le vocabulaire de l’Association. 

 

« On arrête de parler de francophones et on parle de société d’expression française. On parle d’une vision ouverte et large. On s’assume, on prend notre place et on contribue », avance-t-il. 

 

Jean Johnson a l’ambition de politiser la communauté. Il encourage les citoyens d’expression française à se présenter dans les élections à tout niveau. De plus, il incite à ce que les régionales invitent leur politicien à leurs activités pour créer des liens avec les élus. 

 

« Il va falloir aborder plusieurs enjeux, comme notre relation avec les gouvernements provincial et fédéral. Présentement, on n’est pas dans une situation pour créer un dialogue avec la première ministre de la province Alison Redford, fait remarquer M. Johnson. Et au fédéral, comment est-ce qu’on se positionne pour les prochaines années? »

 

La relation de l’ACFA avec les partis de l’opposition est également à réanimer, estime le candidat. « Il faut entamer des relations avec eux, puisqu’ils peuvent devenir des leviers pour nous aider », appuie-t-il. 

 

Les intéressés ont jusqu’au 30 aout 2013 à 16h pour poser leur candidature à l’un des postes en élection. 

 
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