Dix ans d’accueil et d’intégration!

Le Centre d’accueil et d’établissement (CAÉ) du Nord de l’Alberta a célébré son 10e anniversaire en compagnie d’environ 200 invités, le 31 mai dernier, à Edmonton.

 

L’organisme a vu officiellement le jour en octobre 2003. Au départ, ils étaient quatre à se pencher sur les besoins des nouveaux arrivants : Nicole Pageau de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), Georges Bahaya, directeur, ainsi qu’Igor César et Alain Nogue, coprésidents. 

 

Aujourd’hui, le CAÉ compte 20 employés à Edmonton, Fort McMurray et Grande Prairie. « Il y a eu une grande évolution, non seulement en terme de clients, puisqu’on recevait très peu de clients avant et maintenant on atteint les 700 par an, mais aussi en matière de services. On a commencé avec un seul projet, puis au fur et à mesure qu’on a écouté les besoins des clients, on a développé d’autres projets », indique le directeur général, Georges Bahaya. 

 

Une soirée de remerciements

Les célébrations de la première décennie de l’organisme, tenues à La Cité francophone,  ont été le moment de reconnaitre les efforts de nombreuses personnes qui travaillent ou qui ont travaillé à son développement, notamment la présidente Marie Lafleur, au nom de ces prédécesseurs, et le directeur Georges Bahaya. 

 

Le maire d’Edmonton Stephen Mandel tenait a remercié le  CAÉ pour son travail en lui remettant un certificat du conseil de la ville.  « Nous sommes ravis que cette organisation ait fait sentir à ces arrivants qu’ils sont les bienvenues à Edmonton, et ce, dans leur langue et qu’elle réponde aux besoins de ces nouveaux Edmontoniens », a-t-il dit dans son discours.

 

David Dorward, député d’Edmonton-Gold Bar, a offert une plaque à M. Bahaya et Mme Lafleur de la part de la ministre de la Culture, Heather Klimchuk.

« Les nouveaux arrivants ajoutent à notre riche diversité culturelle et une nouvelle force dans notre communauté. Nous sommes enrichis de la culture francophone qui arrive à Edmonton. »

 

Tout comme les autres dignitaires, le représentant du premier ministre du Canada, le député d’Edmonton-Centre Laurie Hawn souhaite voir le CAÉ continuer son travail. « Mes félicitations pour ces 10 années de bons services aux immigrants de la francophonie et je vous souhaite un bon futur pour les prochaines années », a lancé M. Hawn dans un français excellent. 

 

Les défis qui attendent les nouveaux arrivants sont nombreux. « Inscrire ses enfants à l’école, trouver un médecin de famille, chercher un travail, trouver un logement… La liste des besoins auxquels il faut répondre est longue, mais vitale au succès de l’établissement du nouvel arrivant. Se rebâtir une nouvelle vie est une énorme tâche », a, quant à elle, énuméré la sénatrice Claudette Tardif. 

 

Comme le fait remarquer la présidente de l’ACFA, Dolorèse Nolette, le rôle joué par le Centre d’accueil et d’établissement revêt une grande importance, car il agit comme porte d’entrée au sein de la francophonie albertaine. 

 

« Il offre aux nouveaux arrivants francophones tous les renseignements dont ils ont besoin pour s’établir dans les régions desservies et favoriser leur intégration. Mais, pour assurer l’intégration pleine et entière de ces nouveaux arrivants francophones et leur permettre de contribuer à la vitalité de notre communauté, il est important d’engager différents acteurs afin de favoriser l’émergence de partenariats qui viendront solidifier et bonifier le travail qui se fait déjà. Cela nécessite un travail de symbiose entre les services d’accueil et d’établissement et le milieu communautaire dans son intégralité », a-t-elle affirmé.

 

Il en est ensuite allé de témoignages, le premier de Jules Mokonda qui a fait appel aux services du CAÉ lorsqu’il est arrivé en Alberta de Montréal en 2004. « Cette organisation m’a beaucoup aidé à m’intégrer à la communauté canadienne d’ici. Ils m’ont hébergé, puis ils m’ont aidé à trouver mon premier appartement, puisque je ne parlais pas un mot d’anglais », a témoigné M. Mokonda. 

 

Les deux animateurs de la soirée, Chantal Londji Dang et Ilyass Mahfoud, en ont profité pour glisser quelques mots sur l’importance d’un tel service. « Lorsque je suis arrivée, en plein mois de janvier en sandales, il n’y avait personne pour m’accueillir », s’est souvenue Mme Londji Dang de son arrivée en sol canadien au milieu des années 80. 

 

Le partenariat du CAÉ avec les écoles francophones de la région n’est pas passé inaperçu. Le directeur général du Conseil scolaire Centre-Nord de l’Alberta, Henri Lemire, a offert un tableau à Georges Bahaya. « Il est sans doute, l’homme le plus tenace, le plus persévérant, le plus persistant et le plus achalant que j’ai jamais eu le plaisir de travailler avec. Ces qualités-là de Georges ont fait la réussite du CAÉ », a-t-il certifié à l’assistance. 

 

Le directeur de l’École publique Gabrielle-Roy qui accueille de nombreux élèves immigrants, Jean-Daniel Tremblay, a souligné l’importance de ce partenariat et les efforts du Centre d’accueil à la bonne intégration des jeunes dans son école.

 

De plus, le CAÉ a publié pour l’occasion un livret bilingue qui relate les grands moments des 10 dernières années en trois volets, soit le début, la consolidation et les défis. « La communauté francophone a fait un pas avec le Centre d’accueil, alors il fallait qu’on ait un ouvrage historique », estime M. Bahaya. 

 

Le souper et le gâteau ont été pimentés par des prestations des artistes ILIGY, Jessica, le groupe Latino-Cubain et les troupes de danse Zéphyr et BanaC6. La soirée s’est terminée vers 22 h, avec un bal dansant animé par le disc-jockey Crew. 

 

Toujours faire mieux

Pour l’instant, le CAÉ n’a pas de nouveau projet. « On va continuer à consolider et à améliorer ce qu’on a déjà commencé et rester toujours à l’écoute des nouveaux arrivants pour ajuster nos services et nos projets aux besoins de ceux-ci », croit le directeur général. 

 

L’intégration reste toujours l’objectif premier de l’organisation. « La personne qui vient, c’est vrai qu’on peut l’établir, mais le mieux à faire, c’est de l’intégrer correctement pour qu’elle vive comme tous les citoyens », continue celui qui est dans avec le CAÉ depuis ses débuts.

 

Certains éléments, toutefois, ne sont pas du ressort du CAÉ, comme la reconnaissance des acquis. « C’est au-dessus de nous. C’est toujours un défi. Nous dirons que nous avons bien répondu aux besoins de nouveaux arrivants lorsqu’un médecin qui arrive pourra rapidement réintégrer son domaine au Canada, mais il y a des leviers sur lesquels nous n’avons pas de contrôle », conclut Georges Bahaya. 

 
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut