Une coalition communautaire tente de ressusciter le Centre collégial

Une campagne de recrutement et de sensibilisation pour le rétablissement du programme d’administration des affaires a été lancée le 23 mai dernier, portée par un consortium de 14 organismes franco-albertains.

 

Cette campagne, composée de trois volets, a été présentée devant quelque 60 personnes réunies dans un local du Centre Collégial, par Marc Tremblay du Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA), en compagnie du directeur général de Canadian Parents for French en Alberta, Michael Tryon et de la présidente de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), Dolorèse Nolette. 

 

Elle vise à recruter 15 étudiants ou plus d’ici le 7 juin, pour le mois de septembre 2013, en leur assurant le financement de leur première année à 100 % grâce à un lot de bourses, supportées par des dons de plusieurs organismes et individus francophones et francophiles. 

 

À l’annonce de cette initiative, le consortium avait déjà amassé plus de 50 % de sa cible, qui s’élève à 42 000 $. « Il n’y a pas de doute qu’on va l’atteindre d’ici 30 jours », pense Marc Tremblay. 

 

Une pétition, mise en ligne il y a plus d’une semaine déjà, a récolté plus de 1200 signatures. Mais ce n’était pas suffisant. « L’information n’est pas là », déplore la responsable du défunt programme bilingue d’administration des affaires au Northern Alberta Institute of Technology (NAIT), Gioia Sallustio-Jarvis. En effet le Centre collégial n’avait pas de site web où faire la promotion de ses programmes et l’information était difficile à trouver pour quelqu’un qui ne connaissait pas l’existence de ceux-ci.

 

Le CDÉA a décidé de remédier à la situation en mettant sur pied le site centrecollegialdelalberta.com, ainsi qu’une ligne téléphonique directe, visant à être un point de contact avec les intéressés. À cause de la loi provinciale sur la vie privée, il leur était impossible, autant qu’aux médias, de savoir qui étaient les personnes inscrites. « C’est important d’aller identifier qui sont ces personnes-là et de dialoguer avec elles », soutient Marc Tremblay. 

 

Un site de financement participatif (crowdfunding) a également été mis en ligne pour permettre aux individus de faire un don. 

 

Frapper vite et fort

La coalition laisse aux intéressés jusqu’au 7 juin pour postuler au programme du Centre Collégial, étant donné « l’état d’urgence » dans lequel se trouve celui-ci, rappelle le directeur général du CDÉA. La directrice du Quartier francophone, Patricia Auger Lachance, est la première à s’inscrire. 

 

Par cette campagne « non autorisée », Marc Tremblay souhaite confronter l’Université de l’Alberta à son propre discours :

 

« Si l’Université ne reconsidère pas sa décision face à une quinzaine d’inscriptions, ce sera clair que leur argument (de suspendre le programme à cause de la faible demande) ne tient pas la route. »

 

Marc Tremblay ne croit pas non plus à l’affirmation du doyen par intérim du Campus Saint-Jean (CSJ), Ed Blackburn, que la suspension des programmes du Centre collégial « n’est pas une décision budgétaire ». 

 

Il a appris, d’une source de l’université, que lors d’une réunion tripartite entre des représentants de l’université, du CSJ et du Centre collégial ayant eu lieu le 6 décembre 2012, le chiffre « magique » pour l’approbation du programme avait été établi à huit étudiants, alors que l’université en réclame maintenant une trentaine. Rappelons que le Campus Saint-Jean avait reçu sept inscriptions en cours d’admission, pour la technique d’administration des affaires. 

 

Gioia Sallustio-Jarvis, qui a travaillé au développement du Centre collégial de 2008 à 2010, rappelle que le programme à NAIT avait vu le jour trois mois en retard, durant lesquels les partisans du dossier avaient réussi à recruter 15 étudiants. Le programme avait été confirmé par NAIT en plein mois de juillet. L’année suivante, ils étaient 60. Il leur fallait recréer le momentum d’année en année, jusqu’en 2006, année de compressions budgétaires dans l’éducation postsecondaire et de l’annulation du programme. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut