C’est en présence de la première ministre de l’Alberta Alison Redford que le nouveau président de l’Assemblée législative de l’Alberta, Gene Zwozdesky, a poursuivi la tradition en tenant, le 12 mars dernier à la législature albertaine, une cérémonie en reconnaissance des Rendez-vous de la Francophonie 2013.

La présidente de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), Dolorèse Nolette, a tenu à reconnaitre ce geste d’avoir « poursuivi cette longue et belle tradition entamée par son prédécesseur : célébrer la francophonie en Alberta, au cœur même de ce lieu où sont prises les décisions qui influencent notre province et son avenir », a-t-elle lancé, en parlant de Ken Kowalski, devant la centaine de personnes réunies pour l’occasion.


Dolorèse Nolette rappelle que Gene Zwozdesky est un grand Ami de la francophonie, ayant d’ailleurs reçu ce prix d’excellence de l’ACFA en 2004. « Vous avez été par le passé et êtes toujours un fier champion de la communauté franco-albertaine », souligne-t-elle.

M. Zwozdesky tenait à cette cérémonie. « Les francophones ont fait des contributions significatives à cette province », affirme-t-il.

La langue française est plus que jamais vivante en Alberta avec, comme le rappelle le président de l’Assemblée législative, quelque 140 000 élèves inscrits en immersion française. « En 9e année, j’avais le choix entre apprendre le latin ou le français. Je n’ai aucun regret d’avoir choisi le français et je m’efforce d’utiliser cette belle langue à chaque occasion qui se présente à moi », déclare Gene Zwozdesky.

Ce dernier est d’avis que « la francophonie a de nombreux effets positifs en province, et ce, en raison du dévouement des organismes francophones comme l’ACFA », évoque-t-il.

La première ministre de l’Alberta est du même avis. « Les Franco-Albertains sont un peuple fier avec une très longue histoire dans l’Ouest canadien.  Et votre patrimoine et votre culture sont des cadeaux pour tous les Albertains », témoigne Alison Redford.

« En partageant nos histoires et en célébrant notre diversité de cette façon, nous enrichissons nos vies et nous renforçons les liens qui nous unissent  », ajoute-t-elle.

Tout comme la population albertaine, le nombre de francophones est en hausse en province. « Notre population francophone est une composante importante du tissu social et économique de l’Alberta. Et mon gouvernement en tiendra toujours compte dans la façon que nous travaillons avec vous pour livrer des programmes et des services », conclut Mme Redford.

Dans son discours, Dolorèse Nolette a tenu à remercier la première ministre d’avoir maintenu, malgré une situation financière difficile du gouvernement, le Secrétariat francophone, tout en évoquant, du bout des lèvres, la Cause Caron.

« Dans la conjoncture actuelle, certains éléments rendent les relations entre le gouvernement et la communauté difficiles. Cependant, il y a eu d’autres situations par le passé qui ont été des obstacles majeurs dans les relations, mais qui sont devenus des modèles de succès. On peut penser au système d’éducation, par exemple. Mme Redford, l’ACFA et plusieurs groupes qui sont ici aujourd’hui, sont des partenaires fiables et responsables dans la mise en œuvre des programmes et services pour les Albertains et Albertaines d’expression française, comme vous », a déclaré Mme Nolette.

Autres discours
Dans son discours, la chef de l’Opposition officielle, Danielle Smith, a eu des échos similaires à ceux de la première ministre. « La culture française est florissante en Alberta. Il est important de partager cet héritage franco-albertain, auprès de la jeunesse notamment », a-t-elle soutenu.

Pour le leadeur du Parti libéral de l’Alberta, Raj Sherman, le fait français est un incontournable. « Les communautés francophones sont le Canada, un pays bilingue où on retrouve deux langues officielles. Reconnaitre la contribution des francophones dans l’histoire de l’Alberta est importante non seulement pour nous tous, mais il est important de la partager avec nos nouveaux frères et nos nouvelles sœurs qui viennent d’ailleurs dans le monde et que nous accueillons au Canada », déclare-t-il.

De son côté, le député néo-démocrate d’Edmonton-Beverly-Clareview, Deron Bilous, s’est dit « très fier d’être un Albertain qui parle français ». Il fait remarquer qu’il suffit de parcourir la province « pour découvrir l’impact qu’ont eu les francophones à plusieurs endroits », note-t-il en faisant allusion notamment aux villes de Legal, Plamondon et la région de Rivière-la-Paix.

 

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