Institut d’études canadiennes : nouvelle direction à compter de 2013

Le politologue au Campus Saint-Jean (CSJ) Frédéric Boily accèdera au poste de directeur de l’Institut d’études canadiennes à compter de janvier 2013.

S’il est sous-entendu que M. Boily apportera une vision plus politique au sein de l’Institut, ce dernier aspire à positionner l’institution en mettant de l’avant son potentiel de fédérateur francophone.

« L’Institut vient de traverser une période de transition et je crois que nous sommes rendus à cette étape », laisse-t-il savoir.


Ce dernier a d’ailleurs l’intention d’accroitre la collaboration avec d’autres groupes de recherches au Campus tel que le Groupe de recherche en inter/trans culturalité, et pourquoi pas avec d’autres départements de l’université où l’on retrouve des francophones.

« Il faut regrouper nos forces pour éviter la dispersion. Autrement, on s’épuise, nous ne sommes qu’un nombre restreint de professeurs », indique celui qui aimerait créer une véritable synergie entre les francophones de l’université de l’Alberta.

M. Boily évalue également la possibilité de collaborer avec ses collègues en éducation au Groupe de recherche en éducation et citoyenneté du CSJ.

Intéresser le Québec
À plus long terme, le prochain directeur aimerait développer un dialogue avec les gens du Québec qui s’intéressent à la réalité franco-albertaine. M. Boily précise qu’il cherche à créer un échange réciproque.

« Le Québec doit apprendre à nous découvrir. Il y a des intellectuels qui souhaitent pousser plus loin le dialogue. Ce n’est pas seulement à nous de nous ouvrir », croit Frédéric Boily.

Selon ce dernier, la croissance économique, grâce à l’exploitation des sables bitumineux et le bilan environnemental qui en découle, fait de la situation en Alberta un sujet d’intérêt en soi.

« Tout se passe en Alberta présentement. L’Institut est très bien situé pour faire comprendre cette réalité. Nous pouvons jouer un rôle clé », projette le futur directeur qui compte occuper ce poste quelques années.

Il s’intéresse également à rallier les francophones hors Québec et songe notamment au Nouveau-Brunswick. Cette province, bien qu’elle profite d’un poids démographique francophone avantageux, connait des défis similaires aux autres francophonies minoritaires.

M. Boily aimerait faire fructifier les quelques contacts qu’il a établis afin de créer des ponts bénéfiques pour les francophones d’un océan à l’autre.

Nouvelles recherches
Le futur directeur entend amorcer de nouveaux travaux de recherches au sein de l’Institut. Toutefois, il affirme devoir se pencher sur la situation financière de l’établissement avant de se prononcer sur une quelconque direction.

C’est que ce dernier s’attend à une restructuration à la suite des compressions budgétaires annoncées en aout dernier à l’Université de l’Alberta. « Mais, il y a encore la possibilité de faire plein de choses », se fait-il rassurant.

M. Boily remplacera le codoyen du Campus Saint-Jean, Donald Ipperciel, qui occupait ce poste de façon temporaire depuis l’automne 2011.

 

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