Positionner le français en Amérique

Une délégation du Centre de la francophonie des Amériques s’est rendue au Campus Saint-Jean (CSJ) les 28 et 29 septembre derniers afin de préparer la 3e édition de l’Université d’été sur la francophonie des Amériques qui aura lieu du 8 au 15 juin 2013, à Edmonton.


C’est lors d’une rencontre informelle et conviviale tenue à la Salle historique du CSJ, devant une vingtaine de personnes, que la coordonnatrice à la programmation du Centre de la francophonie des Amériques, Flavie-Isabelle Hade, a offert un survol de la réalité francophone en Amérique et donner un aperçu du Centre et de ses projets et réalisations.

« La francophonie en Amérique est peu documentée et c’est notre devoir de rassembler les gens qui s’intéressent au sujet pour partager notre savoir et mieux la positionner », affirme Mme Hade.

L’Université d’été rassemble environ 35 étudiants de 2e ou 3e cycle d’études supérieures et des professionnels de plusieurs régions qui viendront assister à des cours donnés par une vingtaine de conférenciers de divers horizons. Le thème et les sujets sont choisis dans le but avoué d’alimenter les débats autour de la francophonie.

Le codoyen du CSJ, Donald Ipperciel, reconnait qu’accueillir l’Université d’été sur la francophonie des Amériques est un honneur pour le Campus. « Le point particulier à retenir c’est que pour la première fois, cet évènement a lieu à l’extérieur du Québec. Le fait qu’il vienne chez nous est important pour la francophonie de l’Ouest et c’est une belle reconnaissance pour une institution universitaire », informe M. Ipperciel.

Occasion unique
Pour Emerson Csorbq, étudiant en 3e année en Sciences politiques et sociales au Campus, l’Université d’été sur la francophonie des Amériques est une opportunité sans pareille de renforcer les connaissances acquises en classes.

« Ce n’est pas juste parce que j’aime les sciences politiques, précise-t-il, je suis en immersion depuis que je suis en maternelle et cette université me permettrait non seulement de pratiquer mon français à l’extérieur des cours, mais aussi de rencontrer des professeurs de partout au Canada. »

L’administrateur de programme au sein d’Alberta Education, Oscar Ngoie, avance l’idée d’un thème rassembleur qui s’accroche au reste du Canada, pour cette 3e édition de l’Université d’été.

Lors de sa participation à la dernière édition à l’Université Laval, à Québec, il s’est dit surpris de la méconnaissance des Québécois envers la francophonie de l’Ouest. « Nous avons assez parlé de nos différences. Lorsque j’ai participé, j’ai découvert la francophonie au sens large et c’était très enrichissant », témoigne-t-il.

Une francophonie méconnue
Le continent américain ne compte pas moins de 33 millions de francophones et francophiles, dont 11 millions aux États-Unis et 9,7 millions dans les Caraïbes. « C’est une francophonie silencieuse, il faut établir des liens », enchaine Flavie-Isabelle Hade.

Celle-ci espère que la tenue de l’Université d’été à l’extérieur du Québec permettra d’accroitre l’intérêt en augmentant la visibilité du français et de solidifier un réseau entre francophones sur le continent.


« Beaucoup de ressources en français proviennent de la France ou du Québec », fait constater Mme Hade. Un des objectifs du Centre est justement de développer des ressources en français localement, pour développer un sentiment d’appartenance envers le français sur le vaste continent américain.

 

Le Centre de la francophonie des Amériques a vu le jour en octobre 2008 et cherche à créer des liens entre tous les francophones et francophiles sur le continent afin de mettre en valeur une francophonie porteuse d’avenir dans un contexte de diversité culturelle.

 

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