Les organisateurs du Forum national des jeunes ambassadeurs (FNJA) ont profité de l’évènement pour inviter la sénatrice franco-albertaine, Claudette Tardif, à s’adresser aux 30 élèves, le 26 aout au Campus Saint-Jean (CSJ).

Cette dernière était heureuse de rencontrer des jeunes dont, pour la majorité, le français n’est pas la première langue. « C’est dans ce genre de forum qu’on apprend à se connaitre et où on retrouve des occasions d’échanger en français », a-t-elle souligné.


Elle a profité de cette allocution pour présenter son parcours historique, de ces années au primaire loin de chez elle afin d’étudier en français, à ses études au Collège Saint-Jean, puis à titre d’enseignante et de doyenne de Saint-Jean avant d’être nommée au Sénat, par l’ancien premier ministre libéral Paul Martin, en 2005.

« Lorsque j’ai été nommée au Sénat, je me suis dit que j’allais pousser pour le respect des langues officielles et le respect de la dualité linguistique », avoue Mme Tardif. « Je voulais qu’il y ait un accès équitable à l’éducation, à la santé et à la justice en français », ajoute-t-elle.

La sénatrice a invité les jeunes à devenir de vrais ambassadeurs du bilinguisme. « Souvent, on entend, au Parlement et dans la société, que cela ne vaut pas la peine le respect de la dualité linguistique, que cela coute trop cher, qu’on serait mieux avec une seule langue officielle, l’anglais », dénonce-t-elle.

Les jeunes participants doivent jouer un rôle pour renverser cette tendance. « Gardez votre enthousiasme à l’égard du français. À votre retour dans vos régions, impliquez-vous, que ce soit à l’école ou à l’extérieur de celle-ci. Si un sujet touchant le bilinguisme fait l’actualité, faites vous entendre, écrivez dans votre journal. Si on reste silencieux, c’est à ce moment qu’on perd les gains réalisés », croit Claudette Tardif.

Questionnée par un participant sur ce qui la pousse, chaque jour, à défendre les minorités linguistiques, la sénatrice estime que « lorsqu’on sait qu’on est dans la bonne voie, que c’est la bonne chose à faire, on trouve toujours la force de continuer à aller au bout de ses convictions », avance Mme Tardif.

Celle-ci admet cependant que ce n’est pas toujours facile, faisant notamment allusion aux débats entourant le bilinguisme des juges à la Cour suprême du Canada; projet de loi qu’elle défendait au Sénat, mais qui a été défait. « À ce moment, oui j’avais des appuis de quelques sénateurs, mais nous nous sentions très seuls », fait-elle remarquer
.
Claudette Tardif estime que le Forum national des jeunes ambassadeurs, comme toute autre activité où le bilinguisme est promu, permet aux leaders de demain de se doter d’outils pour briser les barrières.

« Vous voyez le français comme un passeport qui va briser les frontières et permettre de bâtir des ponts. Vous êtes des leaders chacun dans vos milieux respectifs. Vous allez faire une différence dans la société », soutient la sénatrice franco-albertaine.

 

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