accès•emploi aura pignon sur rue à La Cité

Après 10 années au coin de la Whyte et de la rue Marie-Anne Gaboury, dans le quartier francophone à Edmonton, accès•emploi déménagera à La Cité francophone pour le 1er décembre 2012.

« Cela fait déjà quelques années qu’on commençait à se chercher un nouvel endroit. Présentement, nos bureaux sont répartis à deux différents sites. Le second, qui sert à donner des cours d’anglais, est situé depuis 2007, de l’autre côté de la Whyte. Cette situation n’était pas idéale », a soutenu la directrice générale d’accès•emploi, Suzanne Corneau.


Quelques espaces à bureau, dans le quartier francophone, ont été regardés par l’organisme. « Nous étions convaincus qu’il n’y avait pas de place pour nous à La Cité francophone. J’ai eu des discussions avec Daniel Cournoyer (le directeur général) et finalement, il y a avait une possibilité. Je lui ai demandé de me faire une proposition en tenant compte du fait qu’il fallait être ensemble, sinon je n’étais pas intéressée », mentionne Mme Corneau.

Une fois les travaux complétés, accès•emploi occupera quelque 5500 pieds carrés au 2e étage de la Phase II. « L’intérêt d’accès•emploi nous a amenés à chercher la collaboration de certains locataires, qui avaient chacun un bail avec nous, pour voir s’ils acceptaient de nous aider dans ce processus qui nous permettrait d’accueillir le centre d’emplois », a affirmé le président de La Cité francophone, Denis Magnan.

« Ils auraient pu dire non, car cela signifie un déménagement pour eux et nous aurions été obligés d’accepter leur décision », ajoute M. Magnan.

Trois organismes seront directement touchés. « La Société généalogique du Nord-Ouest se retrouvera désormais au 1er étage, où était situé le studio 104 de l’ACFA régionale d’Edmonton. Le Centre d’accueil et d’établissement du Nord de l’Alberta verra aussi ses bureaux du 2e étage déménager au 1er, à côté de leur espace actuel. Finalement, le Réseau santé albertain montera au 3e étage, toujours dans la Phase II », présente Denis Magnan.

Le président de La Cité est évidemment heureux de ce dénouement qui portera le taux d’occupation des espaces à quelque 95 %. « accès•emploi est un organisme crédible qui collabore à tous les niveaux pour assurer le rayonnement et le développement de la communauté. De plus, c’est un organisme francophone qui dessert une clientèle francophone. C’est une situation idéale », avance-t-il.

Le centre d’emplois francophones semble aussi y trouver son compte. « Les gens pensent que c’est beaucoup plus cher de loyer à La Cité, mais pour nous, ce déménagement représentera une économie au niveau du loyer et nous aurons le même espace », affirme Suzanne Corneau.

Des défis
Cet éventuel déménagement amène certains défis. « Nous sommes très heureux du fait que nous allons nous retrouver à La Cité, mais c’est évident que nous perdons un endroit très visible. Je rencontre des anglophones parfois et lorsque je leur dis que nous sommes au coin de Whyte et de la 91e Rue, ils sont déjà passés par là. C’était facile d’accès, pour les clients. Est-ce que les gens nous retrouveront aussi facilement », se questionne Mme Corneau.

« La Cité s’est engagée à accroitre la visibilité, avec l’ajout d’une enseigne à l’extérieur, et une présence d’accès•emploi sur le panneau électronique », affirme Suzanne Corneau.

Denis Magnan estime que La Cité francophone est consciente de cette lacune. « La signalisation, c’est un dossier qui préoccupe tout le monde depuis deux ans. À l’intérieur de La Cité, on a remarqué le printemps dernier, l’ajout de présentoir. Pour ce qui est de l’extérieur, nous continuons à travailler pour régler cette problématique », indique M. Magnan, en gardant espoir que ce dossier se règle dans les prochains mois.

Stationnements recherchés?
Le déménagement d’accès•emploi signifie aussi la venue d’une vingtaine d’employés et une moyenne de 375 clients – près de 800 visites – par mois. Un beau casse-tête au niveau des places de stationnements pourrait se dessiner à l’horizon.

« Comme les autres organismes, notre nombre de stationnements est basé en fonction du nombre de pieds carrés que nous occupons. Nos employés sont déjà au courant et ceux qui viennent en voiture seront encouragés à stationner dans les rues avoisinantes », souligne Suzanne Corneau.

La Cité francophone peaufine aussi sa stratégie. « Ce défi n’est pas ingérable. Une politique est d’ailleurs en vigueur et les employés seront fortement encouragés à prendre les stationnements au 1er étage pour laisser ceux du 2e étage aux visiteurs », déclare Denis Magnan.

Les responsables de l’édifice communautaire francophone n’écartent pas non plus la possibilité d’imposer un temps limite aux stationnements des visiteurs. « Des scénarios sont envisagés. Avec l’ajout d’affiches pour des stationnements réservés aux familles, nous avons déjà observé une diminution du nombre de plaintes », affirme M. Magnan.
 

 

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