Choralies Edmonton 2012: Un évènement intime au succès rayonnant

La grande suite pour chœur, Elles s’appelaient Marie, de France Levasseur-Ouimet et les chants communs présentés par le grand chœur des Choralies clôturaient le festival des Choralies Edmonton 2012, devant une salle comble au Francis Winspear Center for Music, le 15 juillet dernier.

 

 

L’un des moments forts du festival, selon le directeur artistique de l’évènement, Laurier Fagnan. « Ça a été un succès auquel je n’avais même pas rêvé », admet ce dernier.

Le concert dévoilait, du même coup, la chanson La maison du peuple/House of the people, écrite par Mme Levasseur-Ouimet pour souligner le 100e anniversaire de la législature albertaine.

Avec la chanson thème des Choralies, Toi, moi, tout un monde et Je te retrouve, « cela faisait beaucoup de moi, j’étais très présente », avance humblement France Levasseur-Ouimet.

Reste qu’elle considère important que les artistes locaux écrivent de la musique qui reflète leur terre natale, mais plus encore, que cette musique soit reconnue par des gens de l’extérieur. « Il y avait plusieurs musiciens capables de porter un jugement sur mon œuvre et je suis contente qu’elle ait été bien reçue. Pour moi, mais surtout pour ma communauté », témoigne l’auteure.

Le président de la Société Choralies Edmonton 2012, Jean Johnson, abonde dans le même sens. « C’était une façon de démontrer notre apport au développement de la société civile albertaine d’un point de vue politique, économique et culturel. Pendant une semaine, nous étions présents de façon évidente et notre présence a reçu une appréciation prononcée. C’est génial! »

Organisation houleuse
Le directeur artistique ne cache pas que l’organisation d’un tel évènement n’a pas été de tout repos. Beaucoup de changements ont dû être apportés lorsqu’il a été établi que le nombre de participants serait moindre que ce qui avait été estimé au départ.

« J’ai eu des moments de clarté et d’autres d’obscurité. Jusqu’au jour avant l’ouverture, je me questionnais à savoir si les gens allaient aimer ce qu’on avait préparé pour eux, mais nous nous étions basés sur un nombre plus que sur une expérience », avoue Laurier Fagnan.

M. Johnson impute cette baisse au cout de la vie plus élevé et au dollar canadien plus haut qu’en 1973, année durant laquelle les Choralies s’étaient déroulées à Edmonton pour la première fois et avaient accueilli plus de 1200 choralistes. « C’est la réalité économique de l’Alberta, nous avons fait ce qui était possible de faire », avance-t-il.

Un nombre plus restreint de choristes aura toutefois permis à ces derniers de vivre une expérience pédagogique plus riche, mais surtout de créer des liens durables entre eux. Une expérience qui a été appréciée des choralistes. « Un participant m’a fait savoir qu’il valait mieux être 200 amis que 1000 inconnus », se console le directeur artistique.     

Pour ce qui est des ateliers, Laurier Fagnan a sélectionné des chefs audacieux, disponibles, mais surtout des gens d’expérience avec un bagage musical étoffé. « Je dois dire que j’ai fait un très bon choix puisque tout le monde était emballé par les chefs », avance M. Fagnan, visiblement heureux de sa sélection. En tout, six ateliers ont été dispensés à environ 230 choralistes.

Chanter en commun à Edmonton
L'une des particularités des Choralies Edmonton 2012 était l’accent mis sur le répertoire des chants communs, qui demandait une certaine préparation. « La présentation des chants communs dans un grand chœur à la fin du concert de clôture a été un moment vraiment spécial pour les gens », souligne le président, Jean Johnson.

M. Fagnan précise que le nombre réduit de participants permettait cette approche quelque peu différente des Choralies à Vaison-la-Romaine, où les chants communs ne sont pas présentés en concert.

Support de la communauté

« Un autre de mes soucis était de faire chanter les choristes devant une salle vide », a soulevé Laurier Fagnan. Ce qu’a démenti la communauté franco-albertaine qui a répondu à l’appel et rempli les églises et le Francis Winspear centre for Music.
M. Fagnan s’est rassuré dès le premier concert. « J’ai senti cette beauté humaine et cette ouverture d’esprit. J’ai senti qu’ils étaient venus vivre quelque chose de beau. Chaque concert était de plus en plus fort et c’était vraiment au-delà de mes espérances » se réjouit Laurier Fagnan.

« Cela a eu un reflet très positif envers la francophonie albertaine, et la Chorale Saint-Jean au niveau national », ajoute Jean Johnson. La Chorale Saint-Jean a d’ailleurs reçu quelques invitations pour chanter à l’extérieur, notamment à Berlin en 2015 et en Ontario la même année afin de souligner le 400e anniversaire de l’arrivée de Samuel de Champlain dans la province.
 

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