Pas de passe-droit pour l’immersion française

Calgary Board of Education (CBE) a annoncé, le 6 juin dernier, que les élèves qui monteront à bord de ses autobus jaunes, dès l’automne 2012, paieront tous le même prix. Les programmes d’immersion française, considérés comme alternatifs devant la loi albertaine, ne font pas l’exception à la règle.

 

 

En avril dernier, CBE avait envisagé d’augmenter les couts reliés au transport des jeunes qui étudient dans des écoles alternatives, ce qui inclut les programmes d’immersion, de langues et multi sensorielles.

Après que la communauté s’est soulevée, l’organisme a décidé d’impliquer les parents dans son processus de prise de décision. À l’heure actuelle, la province finance 80 % des dépenses liées à l’éducation. « Nous voulions que les parents aient leur mot à dire quant aux sommes qui restaient à départager », précise le chef des communications de Calgary Board of Education, Richard Peter.

En fin de compte, CBE a décidé de rendre les couts liés au transport scolaire les mêmes pour tous, sauf pour les élèves de la maternelle qui paieront moins. « Les parents avaient inscrit leurs enfants à la maternelle pensant que les couts de transport seraient de 215 $ par année, alors il fallait respecter notre promesse, affirme M. Peter. À l’automne 2013, ils paieront le même prix que les autres, soit 289 $. »

Étudier dans sa langue maternelle
Ce qui a étonné les parents, lors de ces réunions, c’est  que les programmes d’immersion française n’étaient pas considérés au même titre que les écoles francophones en Alberta.

« Il n’y a jamais été question d’augmenter les couts liés au transport juste pour les écoles d’immersion, explique le porte-parole de CBE. Étant donné que l’immersion française est considérée comme un programme alternatif, elle était dans le même bateau que les autres. »


Si les parents veulent voir cette réalité changer, ils devront donc parler à des membres du parlement albertain. « C’est hors de notre portée. Ce sont les lois qui en ont décidé ainsi », poursuit M. Peter. Pour CBE, les programmes d’immersion sont importants, mais il en demeure qu’aucun privilège ne doit leur être attribué. 

CBE tient à rassurer les parents qui ne pourraient se permettre de payer l’école d’immersion à leurs enfants. « Il faut savoir qu’aucun élève ne sera refusé parce que ses parents ne sont pas en mesure de payer les frais liés à son éducation, souligne Richard Peter. C’est un principe qui a toujours été important pour nous. »   

La décision fait des heureux
L’organisme Canadian Parents for French (CPF) se dit satisfait par cette décision. Selon le directeur général de CPF, Michael Tryon, il était important que les parents puissent s’entendre avec la direction quant aux frais de transport.

« Ce sont les parents qui ont fait la différence en fin de compte. Il y a beaucoup de gens qui se sont mobilisés pour freiner cette hausse et ça a fonctionné », se réjouit-il.
 

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut