Compressions prévues pour l’Après-Feuille de route?

Le ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, James Moore, en a rassuré plus d’un, lors de la  17e Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne, qui se tenait à Edmonton, les 26 et 27 juin derniers. Celui-ci s’est engagé financièrement et politiquement à protéger les langues officielles après 2013.

 

Le ministre Moore a profité de cette même occasion pour souligner que son gouvernement « n’[a] pas touché un seul sou de [ses] investissements dans les langues officielles » depuis le début de la Feuille de route, en 2008.


Le ministre Moore a précisé que des tables rondes ont été organisées dans certaines provinces et qu’elles allaient se poursuivre jusqu’à Noël.

Ces dernières jettent un œil critique sur les réussites et les échecs de la Feuille de route jusqu’à ce jour.

Pour James Moore, « l’engagement des autres gouvernements est essentiel » et « le public aussi, a son mot à dire » quant aux décisions qui sont prises sur la francophonie canadienne.

Le ministre du Développement économique et responsable de la Francophonie du Nouveau-Brunswick, Paul Robichaud, se dit soulagé par l’annonce du gouvernement fédéral.

« Nous voulions nous assurer qu’il n’y ait pas de vide entre la fin de la Feuille de route prévue pour 2013 et la prochaine. Pour nous, [l’annonce de James Moore] est un pas de géant », se réjouit-il.

Échanger pour mieux s’entraider
Durant deux jours, les ministres ont discuté des enjeux actuels de la francophonie comme les médias électroniques, l’accueil des nouveaux arrivants francophones, les services en français et la promotion du fait français au Canada. « Nous [les provinces] avons beaucoup de choses en commun. Cette Conférence a permis aux ministres d’échanger entre eux afin de mieux s’entraider », avoue la ministre de la Culture et responsable du Secrétariat francophone de l’Alberta, Heather Klimchuk.

Celle-ci se dit surprise de constater que les ressources mises à la disposition des immigrants sont nombreuses et bien concrètes.

La Ministre s’est d’ailleurs engagée à trouver « une façon de voir comment [son gouvernement] pourrait améliorer la communication entre les immigrants francophones et les différents organismes francophones. »

Les intervenants gouvernementaux, associatifs et privés pourront poursuivre le dialogue à Gatineau, les 31 octobre au 2 novembre 2012, lors du Forum pancanadien sur  le développement économique de la francophonie canadienne.
 

 

 

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