Vélo dans les prairies : projet remis

 

Faute de temps, les organisateurs de l’événement Vélo-Santé Prairies, qui devait avoir lieu du 23 mai au 4 juin, ont pris la décision de repousser l’activité jusqu’en mai 2012.

Le projet de traversée en vélo et en français des plaines de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba est inspiré d’À vélo pour mon drapeau, une initiative franco-manitobaine qui avait permis l’an passé à 29 cyclistes francophones de parcourir les kilomètres qui séparent Winnipeg d’Ottawa pour promouvoir leur drapeau et le fait français.

 

« Pour la planification de Vélo-Santé Prairies, nous nous sommes basés sur le calendrier d’un projet semblable qui avait eu lieu l’an passé et qui avait bien fonctionné, explique le directeur du Réseau santé albertain (RSA), Luc Therrien, en référence au projet À vélo pour mon drapeau. Par contre, nous voulions accrocher un deuxième volet à l’activité, soit la promotion de la santé, ce qui demande beaucoup plus d’organisation. »

« Les Franco-Manitobains sont partis de Winnipeg vers Ottawa sans s’arrêter, alors que nous, nous voulons vraiment arrêter dans chacune des communautés, les rencontrer, prendre part à des activités pour y promouvoir la santé en français», a détaillé le directeur du Réseau santé en français de la Saskatchewan Roger Gauthier.

Le projet Vélo-Santé Prairies a donc été lancé le 23 février 2011 et devait se matérialiser avec un départ de Canmore le 23 mai, ce qui n’a accordé aux organisateurs que trois mois pour y travailler. « On a surestimé un peu notre capacité », avoue M. Gauthier, un avis partagé par Luc Therrien.

Trois semaines avant la tenue de l’événement, les organisateurs ont en effet été forcés d’admettre qu’ils manquaient de temps pour préparer les activités et soutenir les communautés impliquées.

« Nous aurions pu poursuivre, indique M. Therrien, mais au final, nous n’aurions pas rencontré les critères que nous nous étions fixés. Ça a été une décision difficile à prendre. Continuer en sachant que nous ne serions pas entièrement satisfaits, ou bien remettre à l’an prochain. »

« Il est important qu’on sache que cette décision nous a fait un gros pincement au cœur, renchérit M. Gauthier. Ça rejoignait tellement de gens, les commanditaires, les cyclistes déjà recrutés, les communautés aussi qui ont tout de suite été prêtes à s’impliquer. Mais dans les circonstances, pour bien faire les choses, il faut remettre. »

Un temps plus propice
Une quinzaine de cyclistes avaient été recrutés à ce jour, soit la moitié de l’objectif visé par les organisateurs. D’après Luc Therrien, plusieurs ont trouvé que le 23 mai arrivait trop vite. « Ils doivent organiser leur vie, prendre des congés, bref ils ne pouvaient pas confirmer rapidement leur participation. Par contre, l’an prochain, on aurait certainement le temps de rejoindre plus de participants », croit le directeur du RSA.

« Il y a des communautés qui nous ont dit que si elles l’avaient su d’avance, elles auraient pu l’inscrire dans leur programmation annuelle », enchaîne Roger Gauthier. De plus il y a un avantage certain pour la Saskatchewan à ce que l’activité se tienne l’an prochain, puisque 2012 y a été décrétée l’Année de la francophonie. » Ce dernier souligne qu’en s’inscrivant dans le cadre des festivités cette année, Vélo-Santé Prairies bénéficierait en Saskatchewan d’une plus grande visibilité, autant chez les participants que chez les commanditaires potentiels.

D’après M. Gauthier, il était plus avantageux de remettre l’activité d’au moins un an. « En juin, c’est le temps des examens et nous ne pourrions pas aller dans les écoles. En juillet, tout est fermé parce que tout le monde est en vacances, et ensuite c’est le début des classes. Nous voulons donner aux gens l’envie de célébrer l’activité physique, la santé physique, la santé mentale, le sport. Mai est le temps le plus propice pour créer l’atmosphère estivale et festivale que nous visons. »

De plus, heureusement pour les initiateurs, autant les commanditaires que les communautés canadiennes se sont montrés prêts à poursuivre leur engagement envers Vélo-Santé Prairies. Le projet les avait rapidement conquis et leur enthousiasme dure.

Retour sur la table des négociations
Le 24 mai prochain, les organismes communautaires de l’Alberta toujours intéressés à s’impliquer dans le projet se rencontreront pour discuter de l’avenir de Vélo-Santé Prairies. Ils décideront s’ils poursuivront avec l’idée telle qu’elle était prévue ou s’ils se baseront sur cette dernière pour créer un projet différent. « Et mieux, précise M. Therrien. Nous avons déjà lancé d’autres idées, mais nous ne nous sommes vraiment arrêtés sur aucune autre possibilité jusqu’à maintenant. Le 24 mai, on fera un gros remue-méninges et on prendra une décision. »

Les organisateurs de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba se rencontreront ensuite en juin pour parler de leurs erreurs et trouver des moyens d’y remédier, pour mener le nouveau projet à terme. « Dès septembre, on se retrousse les manches et on se remet au travail », conclut Roger Gauthier.

 

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